CHAPITRE X
L'armée du Bhm avait repris le poste si impartaQt de | Nothweiler. Mais, au même instant, l'armée de la Moselle essuyait un cruel revers, et le i4 septembre était pour elle, comme dit uq de ses généraux, une journée de malheur et de désastre.
On se rappelle qu'à la nouvelle du succès de Pejacsevicb, Landremont avait prié Scbauenburg de lui prêter main-fone- ». Il est essentiel, lui mandait-il, que demain matin, avant le jour, le camp de Hornbacli se porte du côté de Pirmaseos; les ennemis sont ici en pointe; si vous poussez sur Pirmasena, moi sur Nothweiler, ils sa verront cernés et nous les cbasserons à noire tour ',
IM WISSKMBOUfte
Schaoenbarg, dodle aux pressantes recomnMndatioDS de LandrexDoot, chargea René Iforeaox de tâler Pinnasens. Iforeaox remplaçait Pully *. Cétait on ancien grenadier du régiment d'Auxerrois-inCanteçie qui avait eombaiiu en Amérique et reçu dans Taflaire de Sainte- Locie on coup de feu à la jambe droite. Il était, en 1789, entrepreneur de bâtiments à Rocroy, sa ville natale, lorsqu'il fat élu lieutenant-colonel du l*' bataillon des volontaires des Ardennes. Comme Hoche et Sémélé, il SYail assisté Tannée précédente au siège de Thionville et mérité les éloges de WimpfTen. Houchard lui reprochait, non sans raison, d'avoir échoué devant Leimen et c fait une école en se mettant dans le cas d*ètre repoossé * > ; mais on le tenait pour un brave sans-culotte, et on l'avait nommé, le 45 mai, général de brigade, puis le 30 juillet, général de divisioD.
Moreaux quitta le camp de Hombach dans la matinée du 4 2 septembre. Il était accompagné des commissaires de l'Assemblée, Ehrmann, Ricbaud et Soubrany, qui désiraieQt voir de près la vaillance de leurs frères d'armes et partager leurs dangers. Il n y eut qu'une insignifiante canonnade. Mais les conventionnels trouvèrent que le corps des Vosges avait courage et bon vouloir, et le len-
' Le Vasseur, président du tribunal révolutionnaire du district de Sarrebourg. avait, après la prise du Ketlericb, dénoncé Pully à son frère, le conventionnel Le Vasseur de la Meurthe {Mon.^ 30 août): Pully, disait-il, voulait livrer Bitcbe et avait émigré. Vainement Pully répondit qu'il n'avait pas émigré (4 sept., Aîon,j du 12). Dénoncé, le 2 septembre aux Jacobins, par Auger qui demandait son arrestation {Journal de la Montagne^ n» 95), il fut suspendu le 5 septembre et le 12, les représentants annonçaient qu'il se rendait, sur-le-champ, au Comité, pour exposer sa conduite. Cf. sur Moreaux le livre de son petit-fils, Léon Moreaux, Le Général René Moreavx et V armée de la Moselle, 179:^-4795. 1886, passim,
' Cf. plus haut, p. 56-^1.
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demain, 13 septembre, à trois heures de l'a près -midi, dans une conférence qu'ils eurent avec les généraux, ils déclarèrent qu'on devait profiter de l'excellente disposition des troupes et tenter contre l'adversaire une puissante entreprise oii les soldats de la liberté déploieraient leur impétuosité naturelle. Freytag proposa d'ailer droit à Pirmaseos et les trois représentants l'approuvèrent. Moreaux til quelques objections. Pendant qu'il aborderait Pirmasens, les Prussiens ne pouvaient-ils assaillir Hornbach 1 Mais on lui répondit que le camp de Ilornbach serait renforcé par trois bataillons de Blleakastel, et le camp de Blieskastel, par trois bataillons de Saint- Imbert. Moreauxcéda. 11 fut convenu que les troupes de Hornbach partiraient à minuit et qu'elles prendraient la route de Deux-Ponts à Pirmasens. On comptait sur le succès. Mourgoin, l'agent de Bouchotte, jugeait le projet tout ensemble sage et vigoureux. Soubrany et ses collègues ne cessaient de dire qu'on attaquait ainsi les Prussiens sur leurs derrières, qu'en les étonnerait eu leur opposant à l'improviste des forces considérables, qu'on les délogerait siirement de Pirmasens et par suite du Ketterich désormais intenable. Schauenburg applaudissait à cette résolution et s'empressa d'exécuter les ordres des représentants : il envoya trois bataillous à Saint-Imbert, trois autres à Blieskastel, trois autres au camp de Hornbacli ; il promit de se jeter le lendemain, à la pointe du jour, sur tous les postes qu'il avait devant lui et d'appuyer par ses démonstrations l'attaque de Pirmasens qui lui semblait très militaire, a Vive le mois de septembre, raandait-il à Landremont, déjà l'année dernière il a été l'époque de nos succès I » Le desseia était en effet grand et hardi ; s'il eût réussi, Brunswick, coupé de l'Alsace, subissait un ircégataWa i4.fe=as\.ï'e.'
■ WIBSEXBOIRa.
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mais les Allemands étaient encore supérieurs aux Français, et le combat de Pirmasens allait démontrer une fois de plus cette supériorité de la tactique prussienne sur rinjxpérience des républicains ^
Dans la nuit du 43 au U septembre, 14,000 liommes quittèrent le camp de Hornbach en très bon ordre et s*engagèrent au milieu d'un profond silence sur la route qui mène de Deux-Ponts à Pirmasens. Mais bientôt Moreaux avoua ses inquiétudes : il espérait faire des prisonniers, et les ennemis ne paraissaient pas. Avaientils appris le départ de Tarmée ? Avaient-ils entendu le roulement de l'artillerie répété par Técbo des montagnes ? Evidemment ils étaient sur leurs gardes, et on ne les prendrait pas au dépourvu. Toutefois Tardeur de ses troupes et le courage qu*elles annonçaient, firent oublier à Moreaux ce qu'il nommait un léger malheur. Enfin, à l'aube, l'avanl-garde aperçut quelques patrouilles. Elle voulut les chasser sans bruit; elles avaient du canoa et tirèrent à pleines volées. Brunswick était donc averti et il essaierait de se mettre en mesure. Mais on pouvait le gagner de vitesse. Le général Guillaume qui commandait l'avant-garde, hâta sa marche, et, suivant la chaussée par Staff'elhof et Faehrbach, arriva promptement en vue de Pirmasens.
Le duc de Brunswick allait monter à cheval vers six heures et demie lorsqu'un chasseur, arrivant ventre à terre, l'informa que la tôle des colonnes françaises avait atteint la Briqueterie de l'Ours. Brunswick prévoyait une attaque; la veille, il disait à Massenbach que l'adversaire tenterait probablement de Tassaillir sur ses der-
*■ Moreaux et les représentants au Comité, et à Schauenburg ; Schauenburg aux représentants et à Landremont ; Mourgoin à BoucàoUe, 13 sept. (A. G.); MaBsenbach, Mém.^ 194-195.
riRUASBN'S 1S
rières, et le major lui répondait qu'un général rcpuhli cain était iDcapable d'une si audacieuse peusée. Le duc ne fut donc pas élouné, et toujours calme, froid, pleîu de présence d'esprit au fort du dauger, il pourvut sur-lechamp aux dispositions les plus urgentes. Le régiment des dragons de Tschiersky et le régiment des cuirassiers de Borstell, formant dis escadrons, se jetèrent sur la chaussée entre le Sieinbacli et le Blùmesthal; ils devaient arrêter l'agresseur aussi longtemps que possible et donner à l'infanterie prussienne te temps d'accourir de toutes paris et de se ranger eu arrière, sur la Husterliôbe. Des batteries d'artillerie volante allèrent au galop s'établir eu divers endroits, les unes pour faire face à l'ennemi, les autres pour le prendre en écharpe. La batlerje du lieutenant Hahn, une des batteries da Valmy, s'installa sur la roule en avant de la cavalerie. Les deux batteries de Wundersil?, et de Potoizky garuireut la HusLerhulie. Deux canons de la batterie Potolzky, appuyés par un bataillou de grenadiers que le duc conduisit en personne, se placèrent au Ruppertswald à droite de la chaussée. Plus haut, sur la lisière du bois qui longeait le SLeinhach, ae postèrent un canon et un obusierde la batterie de Wundersiiz : ces deux pièces qui flanquaient la gauche de l'assaillant, lui causèrent un grand mal, et, dit un officier, le génèrent beaucoup ^ pour l'arraugemeut de ses colonnes. 1
Il était neuf heures, et l'avant-garde française, commandée par Guillaume, entrait à Fuehrbach. Le général avait fait battre la charge à trois kilomètres du camp prussien et ses soldats, épuisés, respiraient à peine. Ils s'arrêtèrent pundant que le capitaine Debelle metlait ea batterie ses six pièces d'artillerie légère el engageait une vivo canonnade. Peu a peu aïrâa. Vat>M«.vSft *»■
fCi ' WISSRMBOUBa
pÊirtt «OmpoiAe de vingt-deus pièces de position; le léDénlMniaeourt qui la commandait, la ât jouer aussitôt, •tt dtUtnt prta do deux heures, un feu des plus violents Htm dta Atàx côtés ; maiâ. écrit un voloutaire, a ce feu qal pEodniMit uu bruil épouvantable, n'eut d'autre «Ibt que d'étourdir, et quelques hommes seuls furent ttUBU. >
Cqwndût Horeauz tenait conseil de guerre dans une teDM. OolUlume, Freylag, Lequoy, les représentants SiKibmiy. Rlchaud, Ehrroann assistaient a la délibération. Momuz déclara qu'on devait, comme dans la Journée du 41 septembre, opérer une simple reconnais- Moeo; oa comptait surprendre les ennemis, mais ils •T^Olt eu leloisir tlese préparer et tiraient de toutes pkrts; il éUit impossible de les culbuter môme par un choc énergique. Les conventloDoels, et sarloùt le fougueux Soubrauy, se récrièrent. Ils c opposèrent, rapporte un témoin, à ces sages représeniations les plus fortes et les plus justes, la plus vive résistance et crurent qu'il était aussi facile de monter sur les retranchements que dans la tribune aux harangues >>. Suivant eux, l'occasion était belle et il fallait la saisir ; l'armée montrait une ardente et patriotique impatience ; elle forcerait la position à la baïonnette ; bref, ils prenaient tout sur eux, et, au nom de la patrie, ils ordonnaient l'attaque. Moreaux n'hésita plus.
Tandis que les Français se disposaient à livrer bataille, Brunswick, entendant au loin une canonnade, s'imaginait qu'ils dirigeaient leur principal effort sur Ilohenlohe, à Deux-Ponts, et qu'ils se borneraient à faire une démonstration contre Pirmasens. II avait mandé ses généraux sur la HusterhOhe et leur communiquait ses iastractions : U &\\.«VX, wi^is la çrotection de
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son arlillerie, assaillir les républicsius avec la p'.us grande vigueur; ou leur attaque était réelle, et il les refoulerait, grâce à son canon el à la bravoure prussienne; ou elle était fausse el il donneraii de l'air Hobeololie. Mais, pendaut qu'il annonce sa résolution, le feu des carmagnoles se tait tout à coup. Brunswick s'étonne de ce silence soudain, braque sa lorgnette si la chaussée et voit l'artillerie française se porter vers la roule el les lèles de colonnes déboucher de Faehrbacli à pas précipités. locontinenl, il fait avancer les batteries de Pototzky el de Wundersilz ; il leur joint les canons des balaillons; il appelle la batterie volante de Haliu à son aile gauche. Pretique toule l'ortillerie prussienne est ainsi rangée sur une seule ligne et prèle à saluer les assaillants par une grêle de boulets. La cavalerie s'écorie ; les cuirassiers de Uorstel!, passant dans les intervalles de l'infanterie, se postent derrière le régiment Henri ; les dragons de Tschiersky se forment, à gauche, en échiquier.
Moreaux avait, à l'ahri de fermes entourées de vergers, distribué ses troupes en trois colonnes. Guillaums commande la colonne de droite; Freylag, celle du centre; Lequoy, celle de gauche. L'artillerie du parc et les pièces de 4 attachées ans bataillons remplissenl les intervalles entre les colonnes. Les représentants du peuple vont de rangs en rangs; ils enllamment les courages ; ils disent que l'instant est venu de chasser les esclaves des lyrans, et se placent chaiiun en lëte d'une colonne, i côlé des généraux. La charge bat. Les colonnes s'Ô^j branlent aux cris de Vive la Nation,'. Vive la Républiguel J £a£ /a /^rannifi/ Elles semblent avoir des ailes; lorsque Moreaux ordonne de les déployer el de les mettre en bataille, elles ont parcouru la moitvé 4% \a, '^\'&\a.viiw. «J.
WlSSBUBOUHa
■ Direbent aona ua feu terrible a
i plus Traoche
INIfà 11 eanlerie se mesurait avec les dragons de ■ÏKblmk^r, EUa apparlenail à la colonne cie gaucbe et ■ lèeoftipOHit da 9* t^gimeot de chasseurs et du ti" réglneat de ângona. Elle s'élance au galop, devaoce la CMonne de droite, qu'elle traverse dans les intervalles éeep^toni, elptrle Bliimesilial et le Schacliberg ar- " live comme le foudre sur les escadrons de Tschiersky .fol se portaient sur deux lignes à sa renronlre ; elle les Hifonee, elles les pousse les uns sur les auires, elle culkote un Mcadron dea cuirassiers de Borstell qui teulc de taa d^ager, elle les cloue au mur de la ville. ' La colonne de droite suit au pas de course la cavalerie victorieuse. Elle comprend la compagnie franche de Guillaume, que commande le fils du général, deux compagnies de grenadiers du &■ d'inranterie, le i* bataillon des volontaires de la Haute-Saône et le 30° régiment de ligne. La compagnie franche de Guillaume et les deux compagnies de grenadiers s'avancent jusqu'aux palissades de la ville qui n'est gardée que par deux cents hommes ; elles toucheut i, la porte Neuve ; elles pénètrent dans les jardins; elles vont s'emparer de Pirmasens. Soudain le jeune Guillaume se retourne : « Général, dit-il à son père, l'armée se retire et votre colonne vous abandonne ! a
Moreaux et ses lieutenants, ne connaissant guère le terrain, n'avaient pas prévu que les colonnes manqueraient d'espace pour se développer '. Trois bataillons,
■ 1 Je deraia croire, ^crit Schsuenbnrg [i la CouTtution, p. S) qne Moreaux avait une coDDaisBsnce eiacte da la posiUon du aDuemis, àe leurs forces et qu'il ferait toutes les dispoiilioas nécasaiires, pour allaqner arec succès. > Li^itnÀ &\V &e iiAia« \ > Ca ns lont pas loa
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chargés d'emporter le Sleinbach, reculent sous le feu des tirailleurs prussiens et des deux canons que Brunswick avail postés à la lisière du bois. Ils se rejettent sur la colonne de gauche, celle-ci sur la colonne du centre, celle du centre sur celle de droite, et toutes les colonnea dans le ravin du Blùraesthal. Aucune ne voulait fuir ; aucune ne croyait faire un faux mouvement ni causer du désordre; toutes suivaient la même pente et dans le ravia même les tambours battaient encore la charge. Mais eu un clin d'œil, en un tour de main, comme dit Moreaui, malgré les cris et les ordres réitérés du général en chef, malgré les jurons de Freytag, les bataillons et les compagnies se choquèrent, se mêlèrent, se confondirent. Les canons, les caissous tombùrenl au fond du ravin en. écrasant les soldats. On entendit les clameurs habituelles : JVoBS sommes Irakis I et Sauve gui peut ! I Brunswick profite du désarroi des colonnes françaises I pour les accabler par le feu de la mousquelerie et de la mitraille : il fait venir sur la gauche les deux bataillons de son régiment avec leurs canons ainsi que les batteries de Hahn et de Wundtirsilz; il établit à la Nouvelle- Briqueterie l'artillerie de la brigade du prince de Bade, accourue en toute hâte du Ketterich, Ganonnés de front par Brunswick et sur leur flanc droit par la prince da Bade, les républicains ne pensent plus qu'à s'échapper; l'ennemi, dit l'un d'eux, semblait multiplier son artillerie; on en trouvait partout.
reprJâentBnU qui onl dirigé la maiche et ordooné ctiaquo mouTement. Unis B-t-on jamais iliaque ud comp considérable d'un seul cdtfi, comme on le lit ea cette circoDSIaace ? Mais jamais en préEfuce de VeDDemi a-t-OD Cuit marcher tout un corps d'armée comme en pnyceasion et entre deiti niaotaf^nes escarpéas 1 Mais a-t-an jamais ordonné un dÉplacemenl d'armée en présence de l'ennemi d«M.^4.\l-^l&I- , Ion letieiré où un aeul balaillon n'tût çi\ se ■oieW.iB en 'ï»'«Si*.'\ ■•
Kemôi rarmée entière m ditpMM el •'^^«q^lto : la cavalerie qui touchait de Tépée la muraillf AsPiraitteiis, rinfaoterie de Guillauaie» la colràiie deFresftag et ceUe de Lequoy • A une heure de raprès-midi le eorps dea, Yoegea n^eat plus qu*un troupeau de ftayards* Oa m •peut, raconte un des yaincua» c d^indre la tefreur qui *a*empare de tous: ces mèinea hommes qui, uiM heurt auparavant, auraient franchi tmia lea cAwtaelea et affronté jnille morts, on les voyait maintenant épouvantés par Jour omhre, par le vol d'un oiaeau »* • . Guillaume couvrit tant hien que mal ta retmUe* Mmsé à Tépaule par un éclat d*obus, il ne pouvait afalder de son bras droit, et on dut le hisser sur un chevaL Sw fils, frappé de trois coups de sabre, s*affaissait. sens eon. naissance au pied d*un arbre et les Prussiens le capturaient. Pourtant, avec quatre compagnies de volontaires que commandait le chef de bataillon Guillot et quelque cavalerie que le capitaine Geoffroy du 9^ chasseurs et le capitaine Perrin du U<^ dragons parvinrent à rallier, le 4)rave Guillaume sauva Tambulance et Tartillerie lé* gère *.
1 Paul Guillaume, ûU de paysan, était né le 4 mai 1744, à Courcelles-Cbaussy (Moselle). Après avoir ffervi dans le corps des mineurs de 1761 a 1764, il entra au régiment de Toul-artillerie et y resta huit ans. En 1772, il se reniait en Prusse où il obtenait le grade de capitaine et devenait examinateur des élèves de Partillerie et du génie. De retour en France (1782], il fut nommé professeur au corps de la gendarmerie; il enseignait la tactique et les évolutions. En 17S8, on rappela à Paris pour la rédaction des nouvelles manœuvres. A près la réforme de la gendarmerie^ il se retira dans la Moselle, à Vaudoncourt, près de Boulay. Procureur de la commune, commandant de ia garde nationale, électeur du département, commissaire chargé d*estimer les biens nationaux et de surveiller les municipalités dans leur travail sur les contributions foncières et mobilières, il demanda du service après la déclaration de guerre et fut nommé par Lupkaer capitaine- corn mandaul Oie \«l ^i«m\^t^ ^m^^^n.ie franche de
PIKM&SBNS
Mais la déroulB élail complète, et, disent les représen. tsnis, affreuse, désespérsDte. Malgré les dlCticullcs d'ua sol coupé de ravies et de fondrières, les dragons da Tscliiersky, les cuirassiers de Borstell, les hussards de Wolfradt, qui s'étaient mis aux trousses des l'ugitifs, firent près de deux mille prisonniers. Le reste des républicains, harassé, mourant de faim et de soir, regagna le camp de Hornbach dans la soirée. Le drapeau du 30" régimeut y arriva sans autre escorte que trois officiers et un fourrier. La confusion était si grande qu'on dormit pôle-mÉIe, ofi l'on voulut, et qu'on ne cherf^ha son bataillon que le lendemain. Beaucoup ne rentrèrent que trois ou quatre jours après le désastre; ils avaient poussé jusqu'à Bilche, à Sarregueraines, à Phalsbourg
rarmds de la Mcselle. Ce fut lui qui forma cette compa^^nie, qui la routoit les >;alans et le prix de la taiion àte uairormes. 11 heeisIb ai Giè^-e de Tbiacville et, sous les ordres de Kriep, détruisit les nia^a-
SB compagnie, aux avant-postes de l'armée de la Moselle, bous Fré- Ceville et sous l'iilly, il attira sur lui l'alteDlioa des rcpréseolBOti Soubrany, Ehimonn et Riclioud, qui le nommèrent chef de briRadf (16 juillet 1193), lui donnèreol le corn ma d dément en second de l'avant, garde al, le .1 septembre, relevèrent bu grade de "énéral de brigod<
> Cr. sur la bataille de Plrmaeens, Vu Volonlairt de iJSt, p. 132- 137j LéOD More^aui, Heiii Moreaua, 17-55; toute li carres pond in ci <lu 13, du 14 et du 13 sept.; le rapport de Duvignau ; la relation de Ouillaume [leproduile i peu près dat.s es brochure Paul Gfilliiuma & la Convention nalionaU) et sa leUre bu Comité, 13 octobre; la lellre de Moreaui à Scbaucnburp:, 17 sept.; celle des représeotantg Soubrany, Bicbaud, Ebrinann au Comité, t!l fepl. (A. G.) ; cclla da Boucbolte à la Coaveation [Idon. du 23 cepl.J ; L'Obstrvattar impartial, p. 10; Gesck. der Kriegt in Enropa, I, 216-220; Grawert, Avsfuhrtitkt Bitehreibunij der Schliuhl non PirmattKi. Les Prussiens n'avaient que 7 oCGciers el 161 soldats morts ou blessés. Le corps des Vosges evsït 226 blessés el perdait 1 ,7SS hommes luéa ou priaonniers, 301 chevaux, 19 canons, 29 caisson)^. ElaîeuL çcé»iutA i Va. \ï&\'^\'\«. -. " inf.; *• Haule-Saône; S" bBl.dala VWpo\i\\i\iif, coWïç. ^^a-ûdo» ^
WlSSBUBOnilO
Pnr bonheur, Scliauenburg avec fait une erficace àéwonstration contre Holienlohe. Le prîQce désirait suivre les Français sur Pirmasensavec cinq bataillons et quioze •scadroQS. Mais, dès la poinle du jour, tous ses postes étaientaltaqués. Le colonel Radot, du 14° dragons, jeta des boulets sur Deux-Pouts. Un détacbement, parli de Blieskastel, inquiéta les avant-posles de Birnbacb. Uu autre détacbement plus considérable, venu de Rohrbach, assaillit à Limbach le général KÔhler. Deux colonnes du camp de Salnl-Imberi eagagëreni, l'une à Spieseo, une longua «aDoanaile, l'autre, à fiidstock, un vif combat de cavalerie contre les troupes de Kalkreuth. Aussi Hobenlohe De put-il troubler ai couper la retraite de Moreaux '.
Guilliume; 2' da rObMmtoir* ; 3* da LaoTrat 9*
▼•I; 11- dri)iOD*; 1" iiir. : 1" Meuie; 24* inf.; 6* Haute-Safloa;
^' Manche; 2* Moielle ; i- Sattie - iDrérteure ; daBcbemaot du 1" Yonne eiUohé i l'arlillerie ; 96* inf.; 3* Menthe ; 9' Meurthe; ^• csvel.; 102* inf.; chtBseure dea Bont-Tireure (A. G.).
> Cr. lei lettres des géoiram à 1i date (A. Q.] et SehaumiKrg à l« Convtnliûn, 5.