HORNBACH
cette « mâle démarche « que !a Pologne était l'objet essentiel de ses préoccupations ; il sauverait la o considération politique j> de la Prusse ; il imposerait à ses adversaires secrets et les ferait réfléchir.
Frédéric-Guillaume hésitait. Ses iustincts de guerrier et de monarque se révoltaient contre ce brusque départ. Il haïssait la Révolution et désirait l'écraser. S'éloigner du Rhin, n'était-ce pas compromettre sa réputation mililaire? Ne l'accuserait-ou pas de déserter la cause des souverains? Mansleîn et Lncchesini l'emportèrent. Dès le 19 septembre, Frédéric-Guillaume annongail sa résolution à Brunswick; il devait, mandait-il au duc, assurer ses propres frontières et il courait en Pologne. Dix jours plus lard il partait. « Quand votre maison brûle, disait-il à l'Autrichien Wartensleben, il faut l'éteindre avant toute autre. » Il ajoutait qu'il ne pouvait plus longtemps sacrifier le principal à l'accessoire. Pourquoi l'Autriche ne signait-elle pas la convention de Pétersbourg? Pourquoi prescrivait-elle à son envoyé de Grodno uti rôle passif et silencieux? Pourquoi ne pressait-elle point la conclusion des afTaires de Pologne par l'expression puissante de sa volonté ' ?
Les t affaires de Pologne » ont ainsi préservé d'une catastrophe certaine les armées françaises. C'est à cause des " affaires de Pologne » que les Prussiens ne donnèrent aux Autrichiens qu'une mince et dérisoire assistance. L'alliance des deux monarchies était rompue ou peu s'en fallait. « Tout travaille contre elle, écrivait Lehrbacli, et l'on met tout en œuvre pour nuire à la cour impériale. L'armée prussienne est lasse, elle sou
I Zeissberg, I, 293-294, 304, olc. ; Hâuseer, I, 5U ; Hsrnuan, Diplam. Con-itp. 429; Sybel, 11, 380; Sorel, i'Siifcps ef lttS^vol.,lU, 49S, Cl. les réûeiioQB curieusi^s du Mon. du 23 octobre.
'1H WISSKUBODRO
]rin aivta la paix, et l'oa ealend dire parloul : le roi a MHI âédommagemeiii en Polo^ue el l'Autriche a recouvré IM Pays-Bas ; que la France soit République s'il lui
■platt'l •
Branvwick comprenait ce qu'une' telle Taçoa de Taire ta goam avait de louche et d'embarrassant. Il se plaignit
' W Kd al iDi remoutra les dangers de sa situation', il anJt laseniiment de sa dignilê et ne voulait passe déshoDorer, ni porter tout lodieux d'un désastre*. Soa davoir était de donner sa démission ; mais faible et in- Wpabla da prendre un parti vigoureux, il garda le com- DundamaDtet ne Tut que rinstrument de Maostein.
-' Uanilein, dit un contemporain, avait emmené le roi loin da aM troupes el l'enfermait comme dans une cage da fer. Ce fut Manstein qui dirigea les opérations prus- Bfennes sur les confins de la Lorraine et de l'Alsace. Bruns'wick demaDdait les lastructions, iioii du roi, mais de Maostein, et Mansteia lui répondait de Baws, de Czenslochau et autres lieux sarmales. Vainement le duc protestait qu'on devrait faire davantage en faveur des Autricbieas et au moins entreprendre de courtes expéditions à leur proGt. Vainement il insinuait qu'il pourrait agir encore et tenter quelque chose, qu'il saurait passer la Sarre et vaincre l'adversaire *.
La Diète de Grodno capitulait. La Prusse recevait sa part de la Pologne. Pourquoi se cbamailler encore sur la Sarre et le Rhin? Après tout, l'honoeur était sauf; on avait prie Saint-Imbert, Blleskastel, IIornbacb;oa
' ZeisBberR, I, 279,
• Cr. sa lettre du 6 janvier 1794 lu roi (UaiBenbach, I, iil).
» MasBeobacb, I, 202 ; Valeatiai, 46; Wifiaer, 131, 153, 134 (• fin
ebreres leÎBlaa...., fcurze EipsàiiioneD.,. , noeh etwas UDteiDch-
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