‹ Wissembourg:Chapitre 5 sur 39 · MAT1S^CE OD LA MORT · texte numérisé non relu

MAT1S^CE OD LA MORT

nombre, rompre le cordon d'iEveslissemenl. D'ailleurs, la moisson allait s'ouvrir et l'on aurait devant soi les plaines immenses du Palatinat couvertes d'une r abonda nie '.

On conviât d'occuper Pirmasens el tous les postes 1 intermédiaires, depuis cette ville jusqu'aux débouchés 1 des gorges d'Annweiler, afin d'assurer les communicalioDS entre Beauharnais et Houchard. L'armée du Bhio, 1 poussant sa droite à Germerslieim el appuyant sa ' gauche à Anuweiler, emporterait les lignes de la Queich, puis celles de Neusladl et de Spire pour marcher do là sur Worms el Falkenstein. L'armée de la Moselle longerait la Glan, par Waldmolir el Kusel, tournerait ainsi Kaiserslaulern el gagnerait Kreuznacii. Elle laisserait la Lorraine à découvert, mais elle avait donné, dans sa récente expédition d'Arlon, une rude leçon aux Impériaux. SoQ tlaoc gauche serait garanti par un corps qui se dirigerait vers Sainl*Wendel, sous les ordres de Delaage, pour SB raballre ensuite sur Lauterecken. Son flanc droit serait protégé par la division des Vosges qui s'avancerait ] sur Landsiuhl, sous la conduite de Pully, et attaquerait ' de front la position de Kaiserslaulern, loul en se liant â Weidenlhal avec la gauche de Beauharnais, par ud détachement que commanderait René Moreaus. Les deux armées attaqueraient en mémo temps, selon les forces qu'elles auraient en opposition ; celle de la Moselle ne ferait qu'une fausse attaque ; celle du Rhin refoulerait vigoureusement l'adversaire. On userait de prudence et de circonspeclion tant qu'on ne serait pas maître du

■ Aisïslaieul ù 1g confâreace, outre DeBubarasU el Houchard, di reprfBenliiils prés tannée de la MosbUb aingi que Laurent, Loi PÛiepfr el Ruamna (icLire de Monliul, MBJgael, Soubreny et Geatil, Tluillel, A. G.]. '

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défilé de Neustadt. Mais une fois à Neustadt, on se porterait en avant avec audace pour précipiter la retraite des ennemis, ou pour les enfoncer impétueusement s'ils s'arrêtaient sur les hauteurs en arrière de GOUheim '.

Mais les alliés étaient sur leurs gardes. Ils prévoyaient que les armées de secours se mettraient en marche lorsqu'elles pourraient fourrager dans la campagne et ils savaient que Beauharnais viendrait néces* sairement par Ëdenkoben, entre la montagne et le Rhin, et Houchard, soit par Kaiserslautern, soit par Kreuznach. Ils prirent leurs mesures en conséquence. Wurmser s'établit à Ëdenkoben; Brunswick, à Kaiserslautern, dans une de ses positions favorites; Hohenlohe, tout près de lui, au camp de Ramstein. Brunswick et Hohenlohe avaient ensemble un corps de 48,000 hommes qui suffirait, croyaient-ils, à contenir les ^^0,000 Français commandés par Houchard. Si Tarmée de la Moselle refusait de livrer une bataille rangée et, se bornant à manœuvrer, tournait Kaiserslautern et poussait sur Kreuznach par Kusel, Hohenlohe, lâchant Ramstein, se jetterait aussitôt, en deux marches, au-devant de Tagresseur à Lauterecken et à Meisenheim pour lui fermer la route de la Glan*.

II. Enfin, l'armée du Rhin s'ébranla. « Nous allons, s'écriait Beauharnais, revoir cette ville célèbre d'où nos frères nous tendent les bras », et, le 14 juillet, lorsque les troupes acclamaient, au bruit des salves d'artillerie, la Constitution de 1793, il exprimait l'espoir que les dé-

' Projet de marche pour les armées combinées, 13 juillet ; mémoire de Pully ; Schauenburgà Houchard, 12 juin (A, G.). * Massenbech, I, 181,

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Teaseurs de Mayence meltraient bienlOt leurs noms au bas de celte charte immortelle'. Mais rarmée comptait un trop grand nombre de conscrits qui ne s'étaient pas encore, suivant le mol de l'époque, débarrassés de leur timiiiité villageoise: les municipalités avaient envoyé des hommes incapables de servir, les uns estropiés, les autres tombant d'épilepsie, d'autres couverts de plaies incurables'. Même dans sa proclamation, Beauhamais ne dissimulait pas les craintes que lui inspirait l'indiscipline de ses batailloos : il y avaii, disait-il, des traîtres et des iàclies qui semaient daus les rangs la terreur et le désordre; les soldats se croyant vendus, abandonnaient quelquefois leurs positions, et la défection d'un détachement entraînait celle d'une brigade, d'une division ; la déroule deveuait générale, œ Ouvrez les yeux, coqcluail Beauharnais, livrez à la vengeance des lois ceux qui jettent l'épouvante, h

Mais, au lieu d'enlever sou année et de s'avancer rapidement avec la 6ère assurance qu'il devait prendre eu sa supériorité numérique, Beauharnais talonna ; il usa, è la Brunswick, de subtiles et minutieuses précautions; il perdit son temps à refouler les avanl-posles et les petits détachements épars dans les bois. Avec un peu de hâte et de hardiesse, il aurait gagné Diirkheîm le 20 juillet et la hauteur de Grùnsladt dès le lendemain ; le S2, de Mayence, D'Oyré entendait son canon et rompait aussitôt les pourparlers '.

Ce fut le 19 juillet que Beauharnais commença l'at-

; au ■

□ de Beaubtroais, Mon. du J

Zt Balav, a' 163, cl pro< ''it juillet.

- ■ ■ WissEmbour-r, 28 juin [Balaet du 8 juillel) ; cf. i

r au Comité, 15 juillut (A. N. ap 247).

î«iQt-Cyr, I, 67.

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