AVA^'Ï LA DÉCLARATION DE GUERRE
Les esprits, en Alsace, étaient préparés de longue date à réveutualité d'une guerre avec la Prusse. L'incertitude que cet événement, attendu surtout depuis les démêlés de 1867 à propos du Luxemhourg, jetait dans les affaires avait fini par incliner Tupinion vers le désir d'une solution. Bien que nous fussions menacés plus directement que tous autres par notre position à la frontière, cette attente n'était mélangée d'aucune appréhension, Nous ne pensions ni à courir les aventures, ni à acquérir de la gloire ; mais à assurer à l'occasion notre repos du lendemain.
Nous étions fort éloignés d'une pensée d'agression : c'est une leçon que nous pensions être entraînés à infliger quand les provocations de la Prusse nous obligeraient à mettre les armes à la main.
La passion des choses militaires s'était fort émoussée depuis plusieurs années, même dans cette belle place de guerre de Strasbourg si favorable à l'éclosion du patriotisme. Personne ne mettait le poing sur la hanche et on était prêt à rire de ceux qui eussent affecté cette attitude malséante.
lîÉClT d'un S.-PR. 1