‹ Wissembourg au début de l'invasion de 1870Chapitre 26 sur 49 · KÉFLEXIONS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG · texte numérisé non relu

KÉFLEXIONS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG

veinent en ligne. C'est merveille que cette petite phalange ait mis hors de combat, par son sang-froid au feu, plus d'hommes qu'elle n'en perdait elle-même ' ; on combattait un contre sept !

A ces divers points de vue, le combat de Wissembourg doit compter au premier rang parmi les actions d'éclat qui ont illustré notre infortunée et magnifique armée du Rhin.

Ce qui est remarquable aussi et ce qui est une preuve de la marche pleine de prudence que cette résistance étonnante avait inspirée à l'armée allemande, c'est que notre retraite ait pu se faire dans un ordre parfait et que les Allemands, alors que le dernier effort était brisé à 2 heures de l'aprèsmidi, c'est-à-dire, dans cette saison, au milieu du jour, n'aient pas tenté la poursuite et aient perdu le contact de leur ennemi défait. Où donc était cette cavalerie qui s'était montrée si entraînée et si audacieuse dans le service d'exploration ?

Je n'essayerai point de faire, après d'autres qui l'ont fait excellemment et avec l'autorité d'une compétence qui me manque, le récit des diverses phases du combat. Je n'y toucherai discrètement que sur deux points restés encore obscurs, malgré les enquêtes entreprises, un peu tardivement, sur l'affaire de Wissembourg.

Pourquoi le brave bataillon du 74'" qui occupait la ville et

1. Voici l'état des pertes : Allemands : 91 officiers et 1,460 soldats; Français : 1,100 officiers et soldats tués ou blessés, 900 prisonniers faits, par moitié à peu près, dans Wissembourg et au château du Geisberg.

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