KÉFLEXIONS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG
qui, SOUS riiéroïque impulsion du commandant Liaud, avait deux fois rejeté les Allemands hors delaportedeHaguenau, n'a-t-il pas été prévenu à temps d'avoir à rallier sa division, afin d'éviter ainsi la fatalité de sa prise par Tennemi? Y a-t-il eu, à 10 heures et demie, au moment où la force principale de Tarmée allemande entrait en ligne, de Thésitation ou de la confusion dans la transmission des ordres? Ceux (|Lii furent transmis avaient-ils un caractère impératif ou consultatif? La position derrière les remparts étaitelle trop belle — car on infligeait de là des pertes cruelles à Tinfanterie et à l'artillerie bavaroises ! — pour être abandonnée facilement, et la résolution de battre en retraite futelle prise trop tard et alors qu'était déjà fermée Tissue delà porte de Haguenau vers le Geisberg?
La question néanmoins n'a qu'une importance relative. Dans le feu de cette action énorme, engagée au milieu delà surprise, il n'est pas probable que la transmission des ordres ait pu être faite avec toute la fermeté et la précision requises; il a pu et du s'y mêler (quelque confusion. Ce qui reste, c'est la conduite admirable de la garnison de Wissembourg. Quand elle fut obligée de mettre bas les armes, son commandant étant blessé, elle avait épuisé tous les moyens de défense et était enveloppée par une masse d'ennemis victorieux, contre laquelle toute résistance était devenue matériellement impossible.
Un autre point est à relever : l'ignorance où le général Ducrot est resté du combat qui se livrait à douze kilomètres de lui. En effet, dans la matinée du 4, il se trouvait, avec sa division, à Lembach ; mais, par suite de la configuration
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