‹ Wissembourg au début de l'invasion de 1870Chapitre 28 sur 49 · RÉFLEXIONS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG · texte numérisé non relu

RÉFLEXIONS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG

des terrains l)oisés et de la direction du vent, il n'entendit rien du comljat d'artillerie formidable qui marqua cette

journée.

En outre^ il ne recevait aucun avis des mouvements delà division Douay, dont il avait cependant la direction supérieure.

Cette question encore est sans intérêt pratique en ce qui touche rissiie du combat. Le général Ducrot, malgré son énergie et son habileté, aurait été impuissant, même en se joignant au général Douay , à opposer une barrière suffisante contre le Hot de la IIP armée.

Au point de vue du droit des gens, dont les Allemands afiectent d'affirmer les règles et d'observer les prescriptions, il faut remarquer que Wissembourg a été l'objet d'un bombardement dirigé, sans sommation préalable, sur une ville, forteresse déclassée et non munie d'artillerie, sur l'agglomération des maisons occupées par la population civile. Quand les obus bavarois commencèrent, à 8 heures du matin, à semer la destruction, les troupes n'étaient pas sur les remparts qui, du reste, ne servaient pas d'objectif.

11 parait, — l'affirmation en a été faite péremptoirement, — que des ordres avaient été donnés pour un léger bombardement, « eine Icichte BesclUessung », devant constituer sans doute l'exécution des menaces de représailles qui m'avaient été notifiées le 27 juillet.

N'est-il pas inqualifiable qu'on se soit cru en droit de réaliser ainsi, après un délai de huit jours, une mesure aussi cruelle, après qu'on avait accepté — verbalement, il est vrai, — le bien-fondé des explications opposées à tous les

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