‹ Wissembourg au début de l'invasion de 1870Chapitre 29 sur 49 · RÉFLEXIOXS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG · texte numérisé non relu

RÉFLEXIOXS SUR LE COMBAT DE WISSEMBOURG

griefs ! Ce bombardement coîita la vie à une pauvre femme, M"' Schnabel^ et à un casernier en retraite, M. Hambach. Plusieurs personnes furent blessées.

Je ne veux pas quitter ce sujet sans opposer un démenti à deux allégations qui ont été formulées dans certaines relations de la journée du 4 août.

La première, c'est que l'entrée de la porte de Haguenau aurait été livrée aux Allemands par des habitants de Wissembourg, traîtres à la patrie. Il n'en est rien à coup sûr. Aucun Wissembourgeois n'eût été capable de semblable félonie et, parmi les Allemands domiciliés, aucun n'aurait pu approcher de cette porte, en abaisser le pont-levis et la livrer; elle était, en eftet, dans le voisinage d'habitations toutes occupées par de braves gens, qui n'auraient pas toléré cet acte.

Ce qui est probable, c'est que des Allemands ont escaladé le rempart et ouvert le passage à leurs camarades. La porte était en dehors du rayon d'attaque et, par conséquent, moins surveillée, et alternativement seulement, par les troupes de la garnison qui avaient à faire face au front de Bitche-Landau. Ou bien encore, cette porte, qui assurait les communications avec le Geisberg, ne se serait-elle pas trouvée ouverte, par suite d'une négligence bien explicable à ce moment-là, aux environs d'une heure, de telle sorte que l'infanterie prussienne n'ait eu qu'à s'y engager ?

La seconde allégation erronée, c'est que la municipalité de Wissembourg se serait entremise pour amener une capitulation. Qui dit capitulation dit contrat passé avec l'ennemi attaquant une place, à l'effet d'interrompre son attaque

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