‹ Wissembourg au début de l'invasion de 1870Chapitre 38 sur 49 · HISTOIRE D UNE REQUISITION · texte numérisé non relu

HISTOIRE D UNE REQUISITION

et que Wissembourg était occupé par des Bavarois, on m'assura que des ordres allaient être transmis télégraphiquement pour surseoir à toute mesure jusqu'à nouvel ordre.

Il ne fut plus jamais question, depuis lors, de cette réquisition.

Une heure après, nous quittions notre ami, M. Thomas, et reprenions, mon collègue et moi, la route de Saverne, où nous arrivâmes sans encoml)re dans la soirée. Qu'allait-on faire de nous après notre refus de concours ? Notre désir commun était ({u'on prit au plus tôt une mesure quelconque qui mît fin à notre internement.

Je rentrai à AVissembourg le 17 août, à 9 heures du matin, avec une voiture fort avariée et les reins brisés par quarante heures ininterrompues de voyage. Mon soldat prussien, qui était le plus doux et le plus humble des hommes, m'assura que si je lui donnais un certificat attestant que je n'avais pas eu à me plaindre de lui, cela pourrait lui être utile. Je le délivrai bien volontiers au « Musketier Gregor Gross- « baier, du 4' régiment d'infanterie, 7' compagnie ».

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