AVANT LA DECLAIÎATIOX DE GUERRE. O
tion bien enracinée que notre frontière était sûrement gardée par les places invincibles de Metz et de Strasbourg ?
Piiis^ notre armée était fort belle et nous paraissait parfaitement capable de se mesurer avec toute autre. Cette confiance patriotique nous inspirait la générosité militaire et rien n'était plus rare que la pensée d'une guerre au couteau.
Aussi^ quand, le 6 juillet, éclata l'incident Hohenzollern, et qu'on sentit que Theure était proche où l'on en. viendrait aux mains, n'y eut-il en Alsace aucun effarement. La lutte serait courte, pensait-on ; aucune appréhension sur Tincertitude de l'issue finale ne se manifesta; la cohésion patriotique des populations était intime, d'une extrémité à l'autre du pays.