PREMIERES ENTREPRISES DES ALLEMANDS
Toutefois, la quiétude relative de noire situation ne se prolongea pas longtemps. Nous avions à peine eu le temps de nous réjouir, comme d'un présage de victoire certaine, du trouble profond que la déclaration de guerre avait jeté dans le Palatinat et dans le pays de Bade, au point que rémigration s'y dessinait déjà et que la population s'occupait à cacher ou à envoyer au loin ses objets précieux, que déjà des incursions de cavalerie allemande se produisaient de tous côtés. Leur point de départ était dans les environs de Lauterl)Ourg et leur direction vers Seltz et vers l'Ouest.
Les Allemands ne craignaient donc pas de violer notre sol ; quelle audace !
Ces pointes de cavalerie avaient pour double but d'interrompre nos communications télégraphiques, dont les fils étaient coupés, et d'intimider les populations qui, du reste, n'étaient pas molestées. L'excitation que ces clievauchées répandaient dans le pays retentissait à Wissem1)ourg, et je ne manquai })as de la signaler à (|ui de droit. Maison n'y apportait aucun remède. Les fils télégraphiques étaient bien rétablis avec rapidité et décision, grâce à l'énergie de la di-