‹ Xavāṣṣ-i-ĀyātChapitre 13 sur 47 · RS · texte numérisé non relu

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14 Nr. 4. ARTHUR CHRISTENSEN :

de Jupiter ou de Vénus (f. 28 b), le premier jeudi du mois de Rajab (f. 14a), un jeudi du mois (syrien) de Känün I (£. 66 a). Samedi est prescrit pour un sortilège malfaisant (f. 20a). Des constellations sont indiquées: au lever de Vénus (f. 12a), à l’apparition du Taureau, la lune étant dans le signe de Taureau (f. 14 a), au moment où le Taureau apparaît, Vénus étant dans son apogée! (f. 75 b). Le nowruüuz, le jour de l’an à l’équinoxe de printemps, qui a gardé sa place fixe dans l’année, est un temps propice ?: le jour de l’an avant le lever du soleil (f. 70 b), la nuit du jour de l'an (f. 32 a).

Si une opération magique doit être répété, le nombre des répétitions est généralement 3 ou 7.° Une sourate doit être récité 3 fois (f. 10b, f. 11b), un procédé magique répété 3 fois (f. 24a), pendant 3 jours (f. 28b) ou 3 nuits consécutifs (f, 68 b); une formule ou un verset est à répéter 7 jours consécutifs (f. 70 a). Mais on trouve aussi les nombres 5.(f. 10 b), 10 (f. 10 b), 30 (£. 17 b), 40 (f. 11 a), 41 (f 11b), 70 (f. 10 b), 132 (f. 9 b), 100 ou 1000 (f. 70 a). “ On prend 224 grains blancs de vesce et récite des versets sur eux (f. 76 b).

Des prescriptions sur l'endroit où il faut exécuter l’opération magique sont plus rares. Pour opérer, au moyen d’un

verset; la guérison d’un homme qui a mal aux jointures

1.11 s’agit d’avoir succès en amour; la même constellation cherchée pour le même effét, DOUTTÉ p. 254.

? À comparer DOUTTÉ p. 547.

3 Pour l'emploi de ces chiffres dans la foi populaire et la tradition populaire, voir USENER, Dreiheit (Rhein. Museum Bd. 58): J. MEINHOLD, Sabbat u. Woche im A.T., Gôtt. 1905, p. 13 sqq.; Cox, An Introduction to Folklore, p. 22; PRADEL, Griech. u. südital. Gebete p. 66—67; DouTTÉ 1:€,.p: 160,

4 Voir DOUTTÉ p.188. Pour le nombre 41, comparez DOUTTÉ pp. 95 et 189.

Xaväss i-ayat. Notices et extraits d’un manuscrit persan. 19

ou aux yeux, ou qui a été frappé par un djinn, il faut le transporter à un carrefour * (£. 68 b).

Les versets sont récités ou écrits. On lit des versets sur un malade. Pour protéger les moutons contre le loup, on lit des versets, puis on souffle * une fois sur le troupeau (f. 62 a). On lit des versets sur un gobelet d’eau (£. 68 b) ou sur un breuvage ou une médecine composée d’'ingrédients divers (f. 26 b). Parfois il est prescrit que celui qui récite les versets doit avoir le visage tourné dans la direction de la qibla (f. 17 b). Celui qui, après avoir éternué ”, récite le premier chapitre du Coran (la Fatiha) et frappe des mains, puis lève les mains vers son visage, sera gardé contre le mal aux yeux, le mal de tête etc. (£. 11, a-b).

Mais le plus souvent on écrit les versets. C'est avant tout dans les lettres écrites que repose la vertu magique , La connaissance de la valeur secrète des lettres de l'alphabet et surtout des lettres isolées qui se trouvent à l'entrée de certaines sourates du Coran s’est développée en une science, la simia ou science des lettres et des mots, sur laquelle repose la doctrine des talismans 5, Chez la secte des hüruüfis et même chez les bäbis-bahäis de nos jours, des spéculations de cette nature jouent un rôle important. La vertu magique des lettres est traitée f, 12 sqq. de notre texte.

Il y a des prescriptions minutieuses sur la façon dont il faut écrire les versets dans les cas différents, le fluide qu'il faut employer comme encre et la matière sur laquelle

1 Le carrefour est consideré, dans la foi populaire des musulmans, comme un endroit hanté par les djinns (DOUTTÉ p. 64).

2 A comparer DOoUTTÉ p. 103.

3 Sur l’éternuement dans la foi populaire, voir par exemple — outre DourrTé p. 367 — Cox, An Introduction to Folklore p. 7.

4 DouTTÉ p. 151.

5 M. Dourté a donné, pp. 172 sqq. de l'ouvrage cité, un exposé bref

et lucide de cette matière abstruse,

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16 Nr. 4, ARTHUR CHRISTENSEN:

il faut écrire, Comme encre on se sert très ordinairement de musc et de safran ou d’eau de rose 1 (f. 11 b, f. 18 a et plus souvent), parfois d'huile de rose (f. 12 a). Dans quelques cas on peut employer tout simplement de l'encre noire (£f. 21 b, f. 62b). Plus rarement, c’est avec le suc de pommes et de raisins (f. 47 a) ou avec un extrait de poi-

reaux (f. 63 a) qu'il faut écrire.

Les matières sur lesquelles on écrit sont très variées: du papier (f. 17 b et plus souvent), un morceau de soie (f. 28 b) un morceau de soie blanche (f. 20 b), un chiffon du collet d'un vêtement de toile (f. 61 a), du linge neuf pris du collet d'un vêtement (f. 21 a), un morceau du vêtement d’une femme qui n’est pas nubile (f. 18 a), de la peau de gazelle (f. 19 b et plus souvent) ou de faon (f. 28 b), une cruche de terre cuite (f:18b), un plat en terre cuite verte (f. 19 a), un morceau de terre cuite (£f. 20 a, f. 30 b), une écuelle (f. 14b), une écuelle en bois d’olivier (f. 47 a), une écuelle ou un verre blanc et neuf (f. 28b), un vase d'argent (f. 63 a), d’or (f.11b), ou de cuivre (f. 20 a, f. 62 a), un verre à boire (f. 11 b et plus souvent), une feuille d'argent (f. 12 a) ou de fer (f. 18 a), une bague d'argent (f. 14 a), d’or (f. 30 b), de cuivre (£ 75b) ou de fer (f. 31b), un morceau de pâté sucré à manger (f. 20 a), la peau d’une citrouille (f. 62 b), un miroir d'acier fourbi (f. 138 a), un vieux peigne de femme (f. 74b), un vieil os de chameau (£. 40 b, sortilège malfaisant). On écrit les versets sur les armes (f. 29 b), et entre les deux sourcils d’un malade (f. 31a); on les

écrit dans le creux de la main droite avec le sang d’une

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