‹ Xavāṣṣ-i-ĀyātChapitre 18 sur 47 · PR CT TS · texte numérisé non relu

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22 Nr: 4. ARTHUR CHRISTENSEN:

nom de la personne avec un certain verset sur un Caillou pris dans la route par où il est arrivé ou celle par où il veut partir, et on jette le caïllou dans un puits (f. 37 a).

Si l’on met un morceau de papier qui contient un certain verset et les noms de la personne à qui l’on veut nuire et celui de sa mère dans le bec d’un oiseau de l'espèce qu’on appelle muüëgir, et si l'on met celui-ci en liberté après lui avoir cousu le bec, la personne deviendra muette ? (f.:34 b).

Les cadavres et les tombeaux, en un mot tout ce qui rappelle la mort, est d’un emploi constant quand il s’agit de sortilèges malfaisants. On écrit un verset sur la peau d'un cheval mort (f. 30 b) ou sur un morceau d'un drap mortuaire (f. 16b). On se sert de terre prise dans un vieux tombeau ? (f. 17 a). On mêle sept espèces de terre, la terre des tombeaux d’un musulman, d’un juif, d’un chrétien, d’un zoroastrien et d’un tyran, la terre d’un palais ruiné et celle d'un waqf (f. 79 a). Le papier ou le chiffon contenant les noms et les versets ou la figure formée dans le but de l’envoûtement doit être enterré sous un vieux mur ou un four (f. 17 a) ou bien sous le seuil de la maison de l’ennemi en question, où il sera foulé aux pieds des passants (£f. 16 b, f. 20 b). Parfois on enveloppe la figure dans un chiffon détaché du linceul d’un mort et on l’enterre dans un vieux sépulcre (£. 33 a). On répand aux côtes du palais d’un tyran la poussière d’un morceau de terre cuite broyé sur lequel un verset a été écrit (p. 65 a).

Pour avoir succès à la chasse, on dessine, sur un Côté d'une coquille fourbie, les figures des animaux qu'on veut chasser, et on inscrit un certain verset sur l’autre côté ? if 119)

1 A comparer DOUTTÉ p. 285. — ? DOUTTÉ p. 225, 289 sq., 302 sq. ë Sur les coquillages, voir DOUTTÉ p. 82.

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Xaväss-i-ayat. Notices et extraits d’un manuscrit persan. 23

Le nœud est partout un élément commun des opérations magiques !. En connection d'un procédé qui a pour but de chasser l'amour du cœur d’un homme, il est question (f 33 a) d'un »nœud d'homme«. La magie des Arabes distingue le »nœud d’homme« du »nœud de femme, mais je n'ai pas pu savoir en quoi consiste la différence.

>armi les animaux qui jouent un rôle dans les opérations magiques, le coq paraît être le plus important.* S'il s'agit de trouver des choses égarées ou cachées, on emploie un coq blanc (f 21a) ou un coq blanc à deux crêtes (£. 19 D).

Ainsi notre livre a des remèdes contre tous les maux et des expédients dans toutes les situations de la vie. Gué-

risons des maladies — on trouve des spécimens intéres-

1 Voir Cox, An Introduction to Folklore p.22, 198; DOUTTÉ p. 87 sqq., 288 sqq.

2 Le coq est un animal cher au sorciers (DOUTTÉ p. 52). Salomon, selon la légende islamique, a choisi le coq et la huppe comme ses compagnons habituels (WEIL, Biblische Legenden der Muselmänner, p. 228). — Le livre pehlvi Bundahi$sn (19. 33) raconte, sur l’autorité des livres saints, que le coq a été créé avec le chien pour combattre l'influence des démons et des sorciers. D’après Mirxond, Gayomard, le premier roi légendaire des Iraniens, ayant vu une fois un coq mettre en fuite un serpent qui voulait enlever une poule, ordonna à ses fils de prendre soin du coq. On dit, ajoute l’auteur, qu’un démon ne peut pas entrer dans une maison où se trouve un coq, et si un coq vient à l'endroit où demeure un démon et y glorifie le créateur par sa voix, ce démon s’enfuira aussitôt.

D'autre part, le chant d’un coq à une heure indue est d’un mauvais

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augure, et la raison en est qu'un coq chanta immédiatement avant la

mort de Gayomard. — Les étendards de la Perse ancienne ont porté LH souvent l’image d’un coq (voir l’article de M. SARRE sur les drapeaux de l'ancien orient, dans la revue »KlioQ III (1903) p. 348 sqq. — Chez les (|

peuples du nord de l'Europe, le coq, comme l’annonciateur de l'aurore

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qui chasse les démons et les mauvais esprits, a été pendant longtemps un oiseau sacré (O. SCHRADER, Reallexikon di. indogerm. Altertumskunde, Strassb. 1901, p. 324). Sur le coq dans la foi populaire des peuples scandinaves. voir GUDMUND ScHÜTTE, Offerpladser i Overlevering 0g Stedminder (Studier fra Sprog- og Oldtidsforskning n° 112) p. 30 sqq.

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