‹ XIIe Congrès international de géologie [microforme]Chapitre 7 sur 8 · ER A · texte numérisé non relu

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Or, nos Laurentides —+ Pour ne citer qu’un terrain sédimentaire connu — présentent une épaisseur de cinquante mille pieds.

Les géomètres ont mesuré les plissements de l'écorce terrestre qui ont fait surgir les chaines de Montagnes. Ils calculent que si cette écorce était détendue et déplissée de façon à reprendre sa surface primitive, le rayon terrestre serait presque d’un centième plus grand que sa valeur actuelle. Le refroidissement et le desséchement qui ont produit cette contraction requièrent des centaines de millions d’années.

Les physiciens de leur côté, armés d’une science nouvelle, se

croient en mesure de formuler, à leur tour, une opinion en se

basant sur la quantité d’hélium émané par les substances radioactives telles que le radium et l'uranium. ils concluent pareillement à des millions d'années.

Les chimistes enfin ont attaqué le problème par les procédés de leur art. Ils ont analysé l'eau des océans et ils ont constaté que le sel de table y entre dans la proportion de trois par ceni à peu près. Connaissant Ja richesse en ce même sel de des fleuves et le débit de ceux-ci, ils estiment Charrient annuellement à la sel marin. Divisons la masse océaniques par l'apport annuel cs fleuves et nous aurons un quotient qui s’exprimera en iillions d'années.

Ce n’est donc pas sans réflexion que M. di Lapparent a écrit : “On ne peut Pas encore évaluer en nombre d'années l'âge de la ‘terre, mais que ce nombre doive se chiffrer par millions, c'est de quoi il n’est plus permis de douter ”,

Quant à l'age de l'homme, on mettre en discussion. I] v

S eaux que les fleuves mer telle quantité déterminée de totale de sel contenu dans les eaux

s'est abstenu sagement de le a longtemps d'ailleurs que l'on a fait Pitice de l'homme tertiaire, et j'ai été heureux de lire ri ment l'opinion très conservatrice sur ce propos du professeur américain Fred. Wright, Celui-ci affirme que l’homme ne Saurait prétendre à une antiquité plus haute que 12 à 15 mille ans et qu'encore c’est là une marge généreuse, 8.000 ans préhistoriques suffisent à rendre compte de toutes les œuvres

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l’homme. J'ai entendu M. de Lapparent exprimer absolument le même sentiment.

Il restait une immense question qui était sur le programme du XII congrès, mais qui n'a eu que l'honneur du rapport suivant : ** In considération du travail nécessité par la publication de la Monoyraphie sur les ressources houillières mondiales, le comité exprime !: regret d'avoir été dans l’impossibilité d’entreprendre la préparation d'une monographie supplémentaire sur les Fractures de l'écorce terrestre, dont l'idée fut sugyérée à la onzième session du congrès géologique international. Le comité exécutif émet, toutefois, respectueusement le vœu que cette étude soit transmise au comité exécutif du treizième congrès ”, c’est-à-dire au congrès de Bruxelles. L'étude s’étendra à la xenèse et au wisement du pétrole, Entre temps, le monde économique continuera de s'occuper de ce précicux liquide et Surtout de son essence, la gazoline, pendant que les laboratoires Inultiplicront leurs travaux, afin de trouver un succédané à cette dernière, en vue de pourvoir aux besoins des moteurs à combustion interne dont le champ d'application s'étend indéfiniment par l'usage croissant des autos et des merveilleux avions.

M. Gould, d'Oklahoma, à mis l'eau, si je puis dire, a la bouche de plusieurs congressistes en énumérant les richesses pétroliféres de l'Etats de Kansas et d'Oklahoma. La sont des étangs de sable imprégnés de pétrole on en connait 80 — d'une profondeur de 75 à 100 pieds, dont l'étendue varie depuis un mille jusqu’à des centaines de milles. Un toit de calcaire en fait de vrais réservoirs fermés, d’une richesse inouie, que la sonde atteint à 1.000 pieds au-dessous de la surface du sol. L'ensemble des réservoirs a donné, en 1911, soixante millions de barils d'huile : l'étang Glenn, à lui seul, en fournit vingt millions, En regard de ces fleuves de pétrole, es puits canadiens de Pétrolia et d'Oil Springs, avec leur modeste débit de quelques centaines de barils par mois, font petite figure, 1 y a bien aussi les champs de Gaspé dont on parle depuis longt mps et dont l'amirauté anglaise, en prévision de la substitution dans

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