PARC DE
XVIIIe SIÈCLE. — INSTITUTIONS. — 4"
Fig. 231. — Plan du parc de Monceau exécuté en 1778, sur les dessins de Carmontelle , pour le duc d’Orléans.
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du Palais-Royal, avant et après la représentation de l’Opéra, et les femmes, qui pouvaient s’y rendre le soir, venaient s’asseoir dans la grande allée des vieux marronniers, à l’ombre desquels se rassemblait la bonne compagnie, lorsque les galeries n’étaient pas encore construites autour de ce jardin rempli de grands arbres ; les nouvellistes et liseurs de gazettes avaient leur quartier général sous l’arbre de Cracovie, surnommé ainsi à cause des fausses nouvelles politiques qui naissaient sous ses rameaux séculaires. L’incendie de l’Opéra (1781) et la transformation du jardin, par suite de la construction des galeries, sans diminuer le nombre des promeneurs, changèrent complètement le caractère et l’aspect de la promenade. (Voir la planche coloriée, p. 359.)
Dès lors la foule avait pris le chemin des anciens boulevards du Nord, qui étaient métamorphosés en promenade de jour et de nuit, après avoir été si longtemps tristes, déserts et abandonnés. « L’ancien boulevard, écrivait Dulaure en 1786, dans sa Nouvelle description des curiosités de Paris , rassemble tous les agréments que peut produire l’industrie pour désennuyer les oisifs et délasser les gens occupés : spectacles de toute espèce charmants et variés, hôtels magnifiques, maisons délicieuses, jardins séduisants ; il n’est pas jusqu’aux cafés et aux boutiques de traiteurs, qui, par leur musique, leurs guirlandes de fleurs et leurs bosquets ombragés, n’y donnent un air de féerie et d’enchantement. Les après-midi des dimanches et des jeudis sont le rendezvous des plus jolies femmes de Paris; deux longues files de voitures, plus brillantes les unes que les autres, y forment un coup d’oeil toujours nouveau. » Le boulevard du Temple, où l’on avait entassé quatre ou cinq théâtres populaires et beaucoup de spectacles de curiosité, était encore plus vivant et plus animé. Mais, parmi tous les promeneurs qui venaient chaque soir s’y amuser à bon marché, la petite bourgeoisie et le petit commerce se montraient toujours mêlés à la population ouvrière, qui regardait ce boulevard comme lui appartenant, et qui le préférait aux foires Saint-Germain et Saint-Laurent. Ces deux foires rivales réunissaient aussi un grand nombre de spectacles variés et tout ce qui était capable d’attirer les curieux; mais, quoiqu’elles fussent toujours ouvertes comme bazar, elles n’avaient l’une et l’autre,
La promenade aux remparts de Paris, d’après Augustin de Saint-Aubin.
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comme toutes les foires, qu’une époque brillante, qui ne se prolongeait pas plus de trois mois tous les ans, la foire Saint-Germain à la fin de l’hiver, la foire Saint-Laurent au commencement de l’été. La vogue de la foire Saint-Germain semblait, d’ailleurs, n’avoir pas survécu à l’incen-
Fig. 232. — Parade de la Foire ; fac-similé, d'après Gillot.
die qui avait détruit, en 1763, les vieux bâtiments en bois appropriés à son usage depuis le seizième siècle. La reconstruction des nouvelles galeries, plus élégantes et plus commodes que les anciennes, avait pourtant ajouté à l’attrait des boutiques et des spectacles de la foire une salle de danse, le Waux-hall d’hiver, qui fut quelque temps à la mode. La foire Saint-Laurent, située dans le haut du faubourg de ce nom , était plus vaste et mieux décoré que la foire Saint-Germain ; mais elle n’avait pas de Waux-hall, et sa Redoute chinoise, qui en tenait lieu, n’offrait aux promeneurs que des escarpolettes, des jeux de bague et quantité d’autres jeux étrangers. Au centre meme du nouveau Paris,, sur la place Vendôme, que fermaient alors d’un côté l’église et le couvent des Capucines, une autre foire, la foire Saint-Ovide (voir page 373) était venue s’établir au mois d’août 1764; elle y reparut tous les ans, à la môme époque, jusqu’à ce qu’elle fût transportée, par ordre de
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police, à la place Louis XV, où elle ne subsista pas longtemps, malgré la mode, qui l’avait d’abord accueillie sous le nom de foire au pain
Fig. 235. Fig. 230.
Fig. 233 à, 230. — Exercices d’ Acrobates.
d'épices. C’était là qu’on allait voir les exercices du sieur Nicolet , qui, avant de créer son théâtre des grands danseurs du roi , n’offrait au public que des tours de force et d’adresse, assez extraordinaire pourtant, puisqu’ils donnèrent lieu au proverbe : De plus en plus fort ,
comme chez Nicolet.
Mais la danse était toujours le plaisir favori des Parisiens, et les gens
Foire Saint-Ovide. — Place Louis-le-Grand,
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du peuple ne pouvaient danser que dans les guinguettes, les courtilles et les lieux publics. Ils ne s’en faisaient pas faute, et toutes les danses usitées dans les provinces se naturalisaient à Paris, grâce à l’entrain et à la belle humeur des danseurs, qui se chargeaient de les apprendre à leurs danseuses. Les bourrées d’Auvergne, les pas de basque, les branles du Poitou, les gigues de Picardie, rivalisaient d’adresse et de force, sinon de grâce et d’élégance, dans toutes les assemblées de gens de métier et d’artisans. Dans les classes élevées ou riches, les bals d’apparat n’avaient lieu qu’en hiver et meme, généralement, à l’époque du carnaval; la danse y était grave et cérémonieuse : on ne se permettait de danser réellement qu’ après avoir maintenu les droits du menuet, qui semblait être l’expression la plus raffinée de la danse polie. Chez les bourgeois, le menuet ne se produisait que de loin en loin et seulement pour ouvrir le bal. Les bals bourgeois étaient d’ordinaire des réunions de jeunes filles et de jeunes garçons, qui se rassemblaient alternativement dans leurs familles, vers trois heures de l’après-midi, pour danser au son du violon : « On y faisait, dit Bury dans son Essai sur T éducation française, une espèce de petit bal, où chacun déployait ses grâces dans ce qu’on appelait les belles danses, et ensuite quelques contredanses sages... Cela durait jusqu’à huit heures, que le maître de la maison donnait un souper honnête, sans luxe ni superfluité. Les pères, les mères et les demoiselles étaient seuls à table. Il y en avait une autre pour les garçons, dont une partie voltigeait autour de la grande table pour servir les dames. Enfin tout s’y passait avec la plus grande décence. » La jeunesse bourgeoise ne se contenta pas de ces bals de société, qui n’avaient lieu qu’en carnaval; elle aspira bientôt à paraître dans les bals publics, où l’on dansait du moins en toute saison, l’été dans les salles de verdure et à ciel ouvert, l’hiver dans des salles bien closes et splendidement éclairées. Les Waux-hall étaient une importation anglaise qui ne pouvait qu’être favorablement accueillie à Paris, où l’on avait toujours aimé la danse. Un habile artificier italien, nommé Torre, qui avait établi, sur l’emplacement actuel de la rue de Lancry, un spectacle physique où l’on représentait des pantomimes accompagnées de feux d’artifice, réussit mieux dans son entreprise,
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quand il eut transformé son théâtre en salle de bal (1768). C’était le Waux-hall de Torre, qui devint plus tard le Waux-hall d’été, mais les superbes fêtes de nuit qu’on y donnait ne servirent qu’à en éloigner le public dansant. Un autre Waux-hall, plus grandiose et plus magnifique encore, avait été créé, à l’extrémité occidentale des Champs-Elysées, sous le nom de Colisée (1770) : une vaste rotonde, qui n’avait pas moins de 78 pieds de diamètre sur 80 de hauteur, était destinée à la danse; mais la danse de famille, la danse bourgeoise, s;y trouvait moins à l’aise que dans la vieille salle du Waux-hall d’hiver, à la foire Saint- Germain, et les danseurs ne tardèrent pas à déserter les fêtes tumultueuses du Colisée, où les entrepreneurs avaient dépensé en pure perle plus de deux millions.
En 1780, le Colisée, qu’on n’avait pas comparé sans raison aux plus merveilleuses créations de la féerie, tombait en ruine et n’attirait plus personne. Tel fut le sort de laplupart des lieux de réunion publique appelés Waux-hall, redoutes, jardins et cirques, que l’on voyait s’ouvrir et se fermer bientôt sur différents points de Paris. Ces établissements avaient exigé de grands frais d’installation, et les dépenses d’entretien étaient si considérables, que la recette d’une ou deux fêtes par semaine était insuffisante pour combler le déficit. Aussi bien, le caractère parisien, si capricieux et si changeant, se refusait à l’habitude d’un même plaisir : une fois la curiosité satisfaite, on n’y revenait plus et on l’oubliait.
Les Parisiens étaient, d’ailleurs, économes dans leurs divertissements; ils avaient toujours la main sur leur bourse, mais ce n’était pas pour y puiser sans regret; ils n’avaient à dépenser que trente ou quarante sous, pour entrer dans unjardin public, assister à une foule de spectacles, admirer des illuminations, voir des feux d’artifice et se mettre àladanse gratis, aux sons d’une excellente musique. Là où un Anglais aurait payé une guinée sans sourciller, le Parisien ne se décidait pas sans peine à sacrifier quelques pièces de monnaie. Ce qu’il préférait par-dessus tout, c’étaient les plaisirs qui ne lui coûtaient rien, c’étaient les fêtes publiques, c’étaient les spectacles qu’on lui offrait gratuitement. Pour en jouir, pour en avoir sa part, il ne regardait ni à la fatigue ni au temps perdu ; il bravait
Les grands carrosses de la cour en 1782, d’après Moreau.
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la pluie, le vent, la poussière ; il allait à pied, par tous les temps, aux extrémités de la ville; il restait debout pendant des heures entières pour attendre un feu d’artifice, une illumination, unconcert de musique ou tout autre genre de spectacle. Ce n’est pas tout; il s’engouffrait avec sa femme et ses enfants dans la foule la plus compacte, et il ne craignait pas d’y être étouffé, trop heureux lorsque, revenant chez lui, harassé, épuisé , affamé, il pouvait se dire à lui-même et répéter aux autres : « Nous y étions, nous avons vu! » Voir avait été, à toutes les époques, la seule préoccupation de la badauderie parisienne. En effet, il ne manquait pas d’occasions oh la curiosité des habitants de Paris était mise en éveil et trouvait à se satisfaire à peu de frais, sans parler des fêtes publiques, qui n’étaient jamais aussi fréquentes que le peuple l’eût souhaité et qui pourtant , en dehors des circonstances extraordinaires qui se présentaient de loin en loin, revenaient périodiquement tous les ans pour le feu de la Saint- Jean et pour la fête du roi. On avait bien aussi les processions solennelles des églises et des couvents , le jour de la Fête- Dieu, les jours de la descente de la chasse de sainte Geneviève pour obtenir de la pluie dans les grandes sécheresses, le jour de la fête du voeu de Louis XIII, etc. Ces processions, qui défilaient dans les rues tendues de vieilles tapisseries à personnages, étaient intéressantes, en raison du cortège officiel qui les suivait en grand costume ; rien n’égalait aussi la magnificence de la pompe ecclésiastique. Il y avait là matière à conversation pendant plus de huit jours, car chacun tenait à raconter au plus grand nombre de personnes possible ce qu’il avait vu à la procession, et surtout à dire qu’il s’y trouvait.
Tout était ainsi spectacle pour les bons Parisiens , qui n’épargnaient ni leur temps ni leurs pas, lorsqu’il s’agissait d’assister à quelque cérémonie dont leur capitale était le théâtre. Il y avait toujours foule, et foule empressée , pour voir passer dans les rues, tantôt le parlement en robes rouges se rendant à un lit de justice du roi, tantôt le cortège du bœuf gras, en carnaval, allant saluer messieurs delà grand’chambre au palais ; les gens du peuple, ainsi que les bourgeois, n’avaient garde de faire défaut à l’entrée solennelle d’un archevêque ou d’un ambassadeur, aux funérailles d’un personnage de distinction , à l’inauguration d’une
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église, à l’érection d’une statue monumentale. Plus d’une fois, pendant le dix-huitième siècle, toute la population fut en l’air pour être témoin d’une invention singulière : un jour, c’était un homme qui devait traverser la Seine à pied sec, et qui y parvenait tant bien que mal à l’aide d’un appareil attaché à ses chaussures; un autre jour, c’était le comte de Baqueville qui avait annoncé qu’il s’élancerait d’une fenêtre de sa maison, au coin de la rue des Saints-Pères, et qu’il irait, en volant, se poser sur un balcon du vieux Louvre : expérience qui réussit assez mal, car le nouvel Icare ne fit que la moitié de ce trajet aérien et tomba sur un bateau, où il se cassa la cuisse. La multitude fut sans pitié et l’insulta par des huées. Le sourcier Bleton reçut un meilleur accueil quand il voulut, à l’aide d’une baguette de coudrier, découvrir des sources vives dans divers endroits de Paris et notamment au Luxembourg, où l’affluence des curieux était si énorme, qu’il faillit être étouffé au moment où il indiquait la présence de l’eau jaillissante dans la partie la plus aride de ce jardin public.
Toutes les fois qu’il fallait payer pour un spectacle quelconque, les spectateurs payants étaient toujours moins nombreux que ceux qui ne payaient pas. On ne peut se faire une idée de la quantité de monde qu’attirèrent les joutes sur la rivière, que la police avait autorisées en 1768 et qui se renouvelèrent avec moins d’éclat les années suivantes. Les entrepreneurs avaient établi le long de la Seine, du côté de la Râpée , des tribunes où les assistants étaient assis, moyennant une faible rétribution; mais plus de cent mille personnes qui n’avaient rien à payer s’emparèrent de tous les bords du fleuve, pour apercevoir un coin de la scène aquatique oùfiguraient des bateliers costumés en dieux marins. Ces jeux 'plèiens n’eurent pourtant pas une longue et brillante existence. Les combats d’animaux obtinrent plus de succès dans le bas peuple : lapoliceles avait d’abord défendus ; elle les permit ou les toléra ensuite (1781), et l’on vit des femmes d’un certain rang se mêler à la foule qui accourait hors de la barrière Saint-Martin, pour voir un âne ou un taureau attaqué et mis à mort par des chiens de bouchers. Les courses de chevaux offraient un spectacle moins hideux et plus distingué :1e peuple les laissa exclusivement à ceux qui essayaient de les introduire en France,
La Revue des gardes suisses et françaises passée par le Roi à la plaine des Sablons, d’après Moreau.
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à l’imitation des Anglais. Il s’était dérangé pourtant de ses travaux et de ses occupations pour les premières courses de chevaux, qui n’étaient que des paris entre grands seigneurs : en 1726 , le comte de Saillans avait parié contre le marquis de Courtanvaux qu’il irait à cheval , en trente minutes, de la grille de Versailles à la grille des Invalides 5 en 1753, un Anglais avait parié contre le duc d’Orléans qu’il ferait, en deux heures, le trajet de Fontainebleau à la barrière d’Enfer, en changeant trois fois de cheval. Les courses de chevaux ne furent réellement inaugurées à Paris qu’en 1775, au moyen d’une souscription des seigneurs de la cour, qui auraient le droit de faire courir, à condition que les chevaux seraient d’origine française. Les Parisiens montrèrent assez d’indifférence pour ces courses, qui avaient lieu à Vincennes ; ils cessèrent même de les suivre avec intérêt, lorsqu’elles furent transportées dans la plaine des Sablons etqu’elles servirent de prétexte à des paris considérables. On y perdait beaucoup d’argent, et les dames de la cour, qui trouvaient là une occasion de se donner elles-mêmes en spectacle dans tout l’éclat de leurs toilettes, mirent en vogue ce genre de plaisir, essentiellement anglais et sans aucun attrait pour les bourgeois et le peuple de Paris , qui préféraient à la plus belle course de chevaux une revue des gardes françaises et suisses, passée tous les ans par le roi dans cette même plaine des Sablons. (Voy. la planche ci-contre.)
En revanche, le peuple et les bourgeois furent les admirateurs les plus passionnés de l’invention des aérostats , qui éveillèrent de si audacieuses espérances, à l’époque de leur découverte. Le bruit s’était répandu rapidement, dans tout Paris, qu’on avait trouvé un procédé pour faire des voyages dans les airs au moyen d’une machine à feu. Tout le monde parlait de la nouvelle découverte de Montgolfier, mais sans la connaître, et ce qu’on en disait n’était qu’un tissu de contes ridicules. On se préoccupait déjà d’aller dans la lune. Les premières expériences s’étaient faites dans la ville d’Annonay, en Vivarais ; elles se répétèrent à Paris, devant un plus grand nombre de témoins, au mois d’août 1782. L’aérostat de taffetas, rempli d’air inflammable, monta dans les airs à une grande élévation, et beaucoup de personnes purent le voir passer au-dessus de la ville. MM. Montgolfier préparaient
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alors, dans la fabrique de papiers peints de Réveillon, au foubourg Saint- Antoine, une machine en toile et en papier, ayant 70 pieds de hauteur sur 44 pieds de diamètre ; mais la pluie et le vent la détruisirent. Une nouvelle machine fut fabriquée à la hâte pour l’expérience qui devait se faire à Versailles, le 19 septembre suivant, en présence
Fig. 237. — L’ingénieur Charles, professeur de physique, inventeur de l’application du gaz hydrogène au gonflement des ballons; d’après une estampe populaire (pièce rare).
du roi et de la reine. Cette machine, en toile de coton peinte, n’avait pas moins de 45 pieds de haut sur 41 de diamètre ; elle fut remplie de gaz carbonique au moyen d’un feu de paille, qui suffit pour la gonfler ; elle s’éleva rapidement, emportant avec elle une cage qui renfermait un mouton, un coq et un canard ; mais elle ne resta que dix minutes en l’air. Le succès de l’expérience sembla décisif, et vingt