‹ Yahyâ ben 'Adî: Un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 15 sur 48 · TRAITÉS CHRÉTIENS D'APOLOGIE · texte numérisé non relu

TRAITÉS CHRÉTIENS D'APOLOGIE

Telle est la raison, pour laquelle les traités de Yahyà consacrés à la défense du Christianisme furent préservés de l’oubli et de la destruction. Ils conservaient toujours une utilité immédiate, et leur lecture présentait, d’ailleurs, moins de difficulté que les œuvres purement philosophiques du même auteur.

Il en a été de ces dernières comme de presque toute la littérature arabe de lamême époque. Elle était immense, comme nous le prouve le Fihrist de Mohammed en-Nadîm ; mais elle n’a pas survécu aux grandes catastrophes qui frappèrent les bibliothèques de Bagdad, (destruction par les Mongols, au XIIT° sièele, et par Tamerlan, au XV°), et il ne nous en reste que des débris (1).

IL Traités chrétiens d'apologie.

a) Grands Traités. (2)

1° Trailé de la Trinité.

2° Traité de l’Incarnation ou de l’Union.

Nous n'avons pas à en donner ici une analyse même sommaire, puisque chacun d'eux fera, dans la suite, l’objet d’un chapitre spécial. Notons seulement qu’il s’agit bien de deux traités distincts, quoique les manuscrits les réunissent sous un même titre, qui diffère, d’ailleurs, avec les manuscrits eux-mêmes, comme nous l'avons signalé dans la Bibliographie, (pp. 13 et 14).

C’est une réfutation des objections d’Aboû ‘Îsâ-LOuarrâq dirigées contre les croyances des trois confessions chrétiennes, Jacobites, Nestoriens et Melchites. Chaque objection est rapportée textuellement et suivie de la réponse de Ben ‘Adi, de telle sorte que les deux traités nous donnent l’apparence d’un véritable dialogue.

(1) Cf. Huarr, Littérature arabe, p. 186. — Histoire des Arabes, TT Sp 856:

(2) Manuscrits A. B. C. D. E. F. G.

68 YAHY À BEN ‘ADI.

b) Opuscules apologétiques.

1° Traité de l'Unité de Dieu telle que l’entendent les Chrétiens. H, fol. 2*—21, — J, fol.2—10". — K, fol. 54—63".

2° Traité pour démontrer que les Chrétiens ont raison de croire que le Créateur est une substance unique douée de trois attributs. H, fol. 21—23. — J, fol. 24"—28. — K, fol. 71"—73",

3° Traité pour expliquer comment les Chrétiens comparent le Fils à l’intelligent, non à l'intelligible, le Saint- Esprit, à l’intelligible, non à l'intelligent (1). H, fol. 23—23" J, fol. 28°—29. — K, fol. 73'—74.

4° Réponse de Yahyà ben ‘Adî à plusieurs questions qu'on lui à posées sur les trois Personnes et l'unité de Dieu. H, fol. 23°—26". — J, fol. 51—55". — K, fol. 87

D° Traité pour démontrer comment il est permis d’affirmer du Créateur, qu’il est une substance unique douée de trois propriétés que les Chrétiens appellent Personnes. H, fol. 26*—80. — J, fol. 19*—24*, — K, fol. G8"—71".

6° Réponse à une questions soulevée devant ‘Ali ben ‘isû ben al-Jarrâh (2), au sujet de la Trinité et de l'Unité (de Dieu). H, fol. 80*—31. — J, fol. 11—12. — K, fol. 63" —64.

1° Traité sur le mode de l’Incarnation. H, fol. 31"—34", J, fol. 29—33", — K, fol. 74—77.

8° Réponse à l’objection de ceux qui prétendent que l'union du Verbe avec la nature humaine est impossible

(1) Ce titre est ainsi traduit dans le Catalogue de la B. N., p. 41: « Discours sur l’assimilation que font les Chrétiens entre le Fils et l’Intelligeni et entre l'Esprit et l’objet de l'intelligence tout en niant que le Fils soit l'objet de l’intelligence et que l'Esprit soit l'intelligent». L'auteur du FA) peu satisfait de sa traduction, donne . en note le ae arabe : cxY| EN) ie “a LE: À

(2) Vizir des khalifes ent et Mouttaqi. es de see

tissement, pp. 483—484, 503. Son fils était un élève de Yahyà; voir plus haut, p. 59.

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