II. Traductions
1° DE PLATON. — Le Livre des Lois qu'avait déjà traduit Honéin (1).
Le Timée. Yahyâ corrige la version qu'en avait déjà donnée Yahyâ ben Batriq (2).
(1) Fihrist, p. 246.
(2) Il est difficile de mettre d'accord, sur la traduction de cet ouvrage, les renseignements qui nous sont fournis par les deux contemporains de Yahyâ, Mas‘oûdi et en-Nadim. Le premier nous dit, Livre de l’Avertissement, p. 228 : « Le Timée est un traité sur la métaphysique, en trois livres, adressé à son disciple Timée; Yahyà la traduit, Il ne faut pas confondre cet ouvrage avec son Zrmée médical, dans lequel il décrit le monde physique, traité qu'a commenté Galien et interprété Honéin ben Ishaq.» Nous lisons, d'autre part, dans le Führist, p. 246 : « Le Timée qu'a corrigé Yahyà ben Adi»; et un peu plus loin, il est question, comme d'un nouvel ouvrage, du «'Timée en trois livres, qu'ont traduit Ben Batrîiq et Honéin, à moins que Honéin ait seulement corrigé la version de Ben Batriq ».
Le Timée médical dont parle Mas‘oûdi est probablement le Zimée de Locres, neo wuyäs xoouw x qüÜovos, conservé par Proclus, et mis en tête de son commentaire du Zimée de Platon. Le nom a pu être altéré par suite d’une confusion avec les travaux de Galien, qui avait fait, sur le Tümée, quatre commentaires que Honéin avait sans doute traduits.
Le travail de Ben ‘Adi d'après le Fihrist, p. 246, a porté sur le Timée < qu'avait commenté Plutarque, ju&;bolè ak Rs >»; Or, Plutarque a écrit un traité Sur la création de l'âme d'après le Timée. C'est donc, semble-t-il, la version que Ben al-Batrîq avait faite du véritable Timée de Platon, qu'a corrigée Yahyà ben ‘Adi.
18 YAHYÂÀ BEN ‘ADI.
2° D'ARISTOTE. — Le Traité de la Métaphysique, divisé suivant les lettres de l'alphabet grec. La traduction de cet ouvrage a nécessité le travail de plusieurs collaborateurs; nous voyons Ishaq ben Honéin traduire depuis « jusqu'à uw; Yahyâ traduit «, et Eusthate traduit pour al- Kindi le livre V (1).
Les Catégories, traduites du Grec en Syriaque par Honéin. Yahyâ en donne une traduction arabe, qu’il fait suivre du Commentaire d'Alexandre, et le tout formait un ensemble d'environ 500 pages (2).
Les Topiques, en huit livres. Trad aeton faite sur la version syriaque d’Ishaq ben Ionéin, et Commentaire de ce traité.
Au début de ce commentaire, Yahyà s’exprimait ainsi : « Alexandre a seulement commenté une partie du I* livre et les livres V, VI, VII et VIII. Ammonius a donné un commentaire des livres J, II, III et IV. Je me suis inspiré des travaux de ces deux écrivains, d’où j'ai fait disparaître certaines fautes, dues aux traducteurs. » L'auteur du Fihrist ajoute que le commentaire de Yahyâ formait un millier de pages (3).
Les Arguments sophistiques. Traduction faite sur la ver sion syriaque de Théophile (4). Nous avons parlé assez longuement de cette version de Yahyâ, dans la description du manuscrit P de la Bibliothèque Nationale, où elle nous est conservée. Voir page 27.
La Poétique qu'avait déjà traduite du syriaque en arabe Aboû Bichr Mattà (5).
(1) Tihrist. p. 251; Quert, p. 42 ; H. Kwazri, V, p. 51.
(2) Fihrist, p.248 ; Qrrri, p. 45.
(3) Fihrist, p.249 ; Qrrri, pp. 36,37 ; H. KuarrÂ, II, p. 96; V, p. 69 : Osaïer'A, 1, p. 235.
(4) Fihrist, p. 249 ; Qrert, p. 37 ; H. Kuazri, III, p. 97; V, p. 97. — Il s'agit bien du Zraité d'Aristote et non du Commentaire d'Alexandre, comme le pense G. Grar, Jahkid, p. 2.
(5) F'ührist, p. 250 ; Qrrrt, p.38: M. Kuarri, I, p. 486; IT, p. 94.