‹ Yahyâ ben 'Adî: Un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 22 sur 48 · SES ŒUVRES — TRADUCTIONS · texte numérisé non relu

SES ŒUVRES — TRADUCTIONS

L' Éthique (1).

3° DE COMMENTATEURS D’ARISTOTE. — Le Commentaire d'Alexandre sur l’Auscultation physique. Yahyà corrige la version qu'Aboû Raouh es-Sàbî avait donnée du le livre, et il traduit le 2ème et le 3ème sur la version syriaque de Honéin. Il fait, pour lui-même, une copie du commentaire du 1° livre dans la traduction d'Ibrâhim ben es Silt (2).

Le Livre de la génération et de la corruption : Le Commentaire d'Alexandre sur ce traité d’Aristote avait été traduit par Aboû Bichr Mattâ; Yahyà corrige cette traduction (3).

Le Commentaire d'Alexandre sur le Livre des Météores. Yahya traduit ce commentaire sur une version syriaque (4).

Les Commentaires de Théophraste sur la Métaphysique(S), le Livre des Météores (6), l'Éthique (7). Le Fihrist ne nous dit pas que la traduction de ce commentaire sur la Métaphysique ait été faite sur une version syriaque, et comme il ne signale pas d’autres versions que celle de Ben ‘Ad, nous sommes en droit de conclure ane notre philosophe a travaillé directement sur le grec. Aurait-il pu, du reste, corriger les versions déjà existantes des 7opiques ou De la génération et de la corruption, S'il n'avait été à même de les confronter avec le texte original ?

Le Traité du ciel et du monde, en quatre livres. Yayhâ traduit et corrige le Commentaire de Thémistius sur ce traité (8).

(1) H. Kuazri, III, p. 98. |

(2) Fahrist, p. 250 ; Qrert, p. 88; H. KrazrÂ, III, p. 619.

(3) Fihrist, p. 251 ; ZawzÂni, fol. 26.

(4) Fihrist, p. 251; Qeri, p. 41.

(5) Fihrist, p. 252; Qrerr, p. 107; Amoû-L-Faras, p. 94; ZawzAnt, fol. 48.

(6) Agoû-c-Faras, p. 98.

(7) ABoû-L-Faras, p. 98.

(8) Ihrist, p. 250 ; Qurrt, pp. 40, 228.

80 YAHYÂÀ BEN ‘ADI.

4° Yahyâ ben ‘Adî a encore traduit le Livre de l'agriculture grecque, &xes N SV CS, de Qostous, fils d’Askoûrâskîna, en douze livres. Cet ouvrage avait été, une première fois, traduit en arabe par Sergius, fils d'Hélie. Plus tard, Qostà ben Loûqà, Eusthate et Yahyà entreprirent un travail semblable, mais sans faire oublier la traduction de Sergius, qui resta considérée comme la plus exacte et la plus correcte (1).

Nous apercevons maintenant, combien a été importante l’œuvre de Ben ‘Adi, puisqu'elle comprenait une cinquantaine de traités originaux, embrassant toutes les branches de la philosophie, et une vingtaine de traductions d’auteurs grecs. Et de tout cela, il ne nous reste guère que des titres, juste de quoi faire une sèche énumération. Yahyà ne serait plus pour nous qu’un nom, si nous ne possédions ses traités chrétiens. Avant de les étudier au point de vue dogmatique, nous allons essayer d'y glaner la doctrine philosophique de leur auteur.

Ge Risri Vp192;

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