‹ Yahyâ ben 'Adî: Un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 34 sur 48 · CHA RISE · texte numérisé non relu

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(5) Yahyà dit ailleurs : « L'effet ne peut être supérieur à la cause, et, dès lors, il serait insensé, d'après les Chrétiens, de prétendre que

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réalisation parfaite ‘par l’activité de ces trois attributs, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir aucun autre attribut, et en supprimer un, par hypothèse, serait supprimer les créatures ou modifier le bon ordre qui y préside (1).

Cela n'empêche pas, d’ailleurs, de reconnaître au Créateur tous les attributs éternels propres à son essence, quel qu’en soit le nombre (2), comme la justice, la elémence, la miséricorde, etc., mais ces attributs peuvent être ramenés aux trois précédents, et n’en paraître qu'une manifestation; au lieu que la bonté, la sagesse, la puissance nous présentent chacune un concept tout différent des deux autres attributs (3).

La Science de Dieu. — Parmi les attributs qui se rattachent à la sagesse de Dieu, celui de la science divine mérite une mention spéciale, à cause de l’importance des questions qui s’y rattachent, et aussi parce que Ben ‘Adî s'est exprimé sur ce point, d’une façon assez explicite. Quand on étudie la pensée d’un écrivain, tout ce qui sert à l’éclairer doit être recueilli précieusement.

On avait posé à notre philosophe cette question à laquelle il répond dans l’un de ses opuscules : « Le Créateur connaît-il les choses particulières ? (4) et, s’il les Dieu n'est pas sage, puissant, bienfaisant, quand telle de ses créatures est sage, puissante, bienfaisante ». A, ff, 90Y—91.

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