‹ Yahyâ ben 'Adî: Un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 45 sur 48 · CAT · texte numérisé non relu

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(4) H, ff. 84—34. Petits traités, pp: 83—85.

Périer. 14

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tous les théologiens doivent revenir pour rendre raison de leur foi.

Yahyâ reprend ailleurs cette méthode, et il le fait en des termes où la force de la pensée sait s'allier à une remarquable concision. Cet écrivain ordinairement diffus, quand il, discute avec un adversaire, n’était pas incapable de faire mieux. Ne nous donne-t-il pas dans les pages suivantes la substance d’un traité complet d’apologie ?

«Si celui qui nous interroge ne croit pas au Créateur, il faut, tout d’abord, lui démontrer l’existence de Dieu, la mission confiée aux Apôtres, la vérité des faits rapportés dans les livres révélés, parmi lesquels l'Évangile jouit de la plus certaine authenticité. On ne peut alléguer, en effet, à son sujet, aucune des raisons qui feraient supposer la supercherie. La voie la plus directe et la plus concise pour faire cette démonstration est ce que nous allons dire» (1).

« L'erreur et la vérité sont acceptées des hommes pour des raisons différentes. On embrasse l’erreur pour fuir la mort, l’abjection, la pauvreté, les fatigues, les préceptes difficiles; pour obtenir la puissance ou les richesses; parce que l’on aime sa tranquillité et son repos, ou encore parce que l'erreur est habilement présentée et que ceux à qui on lexpose sont trop ignorants pour s’en défendre ».

« Aucune de ces raisons n’a pu intervenir dans la diffusion de l'Évangile. Notre-Seigneur ordonne de subir les humiliations : « Si l’on vous frappe sur la joue droite, tendez la joue gauche» (2); il prêche le mépris des richesses : « Vends ce que tu possèdes et donnes-en le prix aux, pauvres» (3). La patience dans les épreuves est l’un de ses préceptes: « Quand ils vous chasseront d'une ville, allez dans une ? aulre (4) ; si l’on vous insulle pendant une mn faites

(1) H, £. 40. Petits traités, p. 104.

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