‹ Yankees et Canadiens [microforme]Chapitre 17 sur 70 · D EAST · texte numérisé non relu

D EAST

L’Exposiltion de Chicago comprenait certaines seclions qui ne figuraient pas dans celle de Paris, par exemple ie palais des transports, où lon avait groupé tous les moyens de locomotion dont se sont servis les hommes depuis l’origine du monde, en commensant par le char le plus primitif et en finissant par les wagons Pullmann ou Wagner; le palais des pêcheries, qui était tout indiqué sur les bords d’un grand lac comme Île Michigan; enfin le palais des femmes, admirable édifice, où lout ce qui fait partie du domaine exclusif de la lemme, depuis les affaires du ménage, de la toilette et de la couture jusqu'aux œuvres de charité les plus étonnantes, se trouvait représenté, siècle par siècle el pour ainsi dire élape par élape, dans une marche ascendante due surtout aux progrès du christianisme.

Le palais des beaux-arts, baigné par son étang semicirculure, élait l'un des endroits les plus retirés et les plus charmants de F'Exposilion. On n'y entendait ni le silllet des bateaux à vapeur, ni la cloche de cuivre des locomotives, et, dans le calme qui est si favorable au recucillement, on pouvait promener ses regards à Lravers des salles admirablement éclairées et contempler à loisir les belles œuvres qui étaient exposées.

L'aménagement intérieur de ces galeries était parfait : les toiles étaient placées sur deux rangs ct suffisamment espacées pour que Pœil pût aller sans fatigue d’un Lableau à l'autre. Ici encore il est permis de rappeler, sans chauvinisme aucun, le triomphe de la section française, D'un commun accord le verdict général nous a octroyé la première place, tant pour la peinture que pour la sculpture et l'architecture.

En somme, il est profondément regrc'table qu’un

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