‹ Yankees et Canadiens [microforme]Chapitre 39 sur 70 · AE SAR ES. LUS · texte numérisé non relu

AE SAR ES. LUS

SERCN ER DRE

aussi pédantes et aussi entichées de science qu'on l'affirine.

Les monuments historiques ne sont pas rares dans celte ville. Il v a d'abord l'anueil Iall, vaste salle où se tint l'assemblée populaire qui précéda la guerre de l'nidépendance américaine. Dans un autre quartier se trouve Banker’s ITill, colline peu élevée où se livra la première bataille entre les colons anglais et la mélropole. Enfin 1l est à remarquer que le quartier des résidences, entièrement distinct de celui du commerce, offre des hôtels de loutes formes qui sont construits avec beaucoup d'élégance et de goût. Ce soin de lhabilation s'explique par Pamour lout particulier des Bosloniens pour leur home. À la différence des autres Américains, qui sont nomades, qui se déplacent si facilement, les Bostoniens se plaisent chez eux et cherchent à rendre icur habitation aussi agréable que possible.

Je n'eus pas le temps d'étudier la ville en détail, ear je reçus lhospitalité au grand séminaire situé aux portes de Boston, à Brighton. Ce séminaire, splendidement construit au milieu d’une vaste propriété qui anpartient à archevêque, est dirigé par les Sulpiciens. J'oi dit ailleurs ce que sont leurs confrères de Montréal. Ceux de Boston ent la rième piété, la même politesse exquise et le même cinpressement auprès de leurs hôtes; mais en plus il faut leur reconnaître Je ne sais quelle liberté d'esprit et d'allures qui évidemment est encore plus caractéristique aux États-Unis qu'au Canada. D'ailicurs le supéricur du séminaire de Boston est Américain d'origine; c’est dire qu'aucune hardiesse ne lui fait peur, et que pour lui Pidéal du prêtre n'exclut

BOSTON ET L'UNIVERSITÉ D'HARVARD is

en aucune facon la passion de la liberté et l'amour de tous les progrès !.

Grâce à un très obligeant Sulpicien qui voulut bien se faire mon guide, je pus visiter l’université d'Iarvard qui est dans le voisinage, à Cambridge. C'est en quelque sorte la métropole des universités américaines : elle à été fondée en 1636.

En France, quand il s'agit de créer quelque grand établissement scientifique, on à recours à un architecte qui est chargé de tout l’ensemble du travail : mais, comme on lui mesure parcimonieusement le terrain, el qu'en toute chose nous sommes férus de centralisa- Uon, lartiste se tire d'embarras en construisant quelque énorme bâlisse semblable à une caserne, et où sont entassés; pêle-mêle, les services administratifs, les salles de cours et de conférences, les laboratoires el les bibliothèques.

À Harvard, rien de pareil : qu'on se représente une immense propriété de plusieurs milliers d'hectares, dessinée en parc anglais, où les pelouses allernent avec les bois, el sur toute celle vaste surface, qu'on jette au hasard sans régularité aucune, mais avec une variété qui n'est pas sans charme, trente où quarante constructions de forme et de style très divers et allectées chacune à une destination spéciale, et Fon aura une idée assez exacte de cette belle Université. I faut ajouter qu'en dehors de ces bâtiments qui sont des palais, il y a, en bordure sur le territoire de FUni-

! Ce prêtre éminent, M. Rex, est mort il y a deux ans. Sa disparition a été une grande perte pour la compagnie de Saint-Sulpice, -- Le supérieur actuel est M. Hogan, ee prêtre si distingué qu'ont connu et appréeié tant de prètres parisiens, lorsqu'il était professeur au séminaire de KSaimt- Sulpice, à Paris.

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