SES ŒUVRES — TRADUCTIONS
45" Scolies sur des sujets multiples, i^^ »->^ft (3^^-«->
46" Lettre à Aboû Bekr al-Adamî-l-'Attâr sur ce qu'il considère comme certain dans le livre de La foi des sages, aprrs l'avoir examiné et vérifié. ^'<>>^\ r^\ ^^^ ^-t-^ i3l-uo,
m. Traductions.
1" DE PLATON. — Le Livre des Lois qu'avait déjà traduit l.Ionéin (1).
Le Timée. Yal.iyâ corrige la version qu'en avait déjà donnée Yaliyâ ben Batrîq (2).
(1) Fihrist, p. 246.
(2) Il est difficile de mettre d'accord, sur la traduction de cet ouvrage, les renseignements qui nous sont fournis par les deux contemporains de Yal.iyA, Mas'ofidî et en-Nadîm. Le premier nous dit, JÀvre de l'Avertissement, p. 223 : <■■ Le Timée est un traité sur la métaphysique, en trois livres, adressé à son disciple Timée ; YahyA l'a traduit. Il ne faut pas confondre cet ouvrage avec son Timée médical, dans lequel il décrit le monde physique, traité qu'a commenté Galien et interprété Plonéin ben Ishaq. » Nous lisons, d'autre part, dans le Fihrist, p. 246 : « Le Timée qu'a corrigé Yahyâ ben 'Adî » ; et un peu plus loin, il est question, comme dun nouvel ouvrage, du « Timée en trois livres, qu'ont traduit Ben Batrîq et Honéin, à moins que l.Ionéin ait seulement corrigé la version de Ben Batrîq ».
Le Timée médical dont parle Mas'oûdî est probablement le limée de Locres, thqI xpv/àg y.ôa^uo) xcd ifvaiQi, conservé par Proclus, et mis en tête de son commentaire du Timée de Platon. Le nom a pu être altéré par suite d'une confusion avec les travaux de Galien, qui avait fait, sur le Timée, quatre commentaires que Honéin avait sans doute traduits.
Le travail de Ben 'Adî d'après le Fihrist, p. 246, a porté sur le Timée * qu'avait commenté Plutarque, ^^y^:Lj.\3^3 à~As. -^S^JCj » ; or, Plutarque a écrit un traité Sur la création de l'âme d'après le Timée. C'est donc, semble-t-il, la version que Ben al-Batrîq avait faite du véritable Timée de Platon, qu'a corrigée Yahyâ ben 'Adî.
78 YAIIVA HKX 'ADÎ.
2'* D'ARISTOTE. — Le Traité de la Métaphysique, divisé suivant les lettres de Valpliahet grec. La traduction de cet ouvrage a nécessité le travail de plusieurs collaborateurs ; nous voyons Tshaq ben Honcin traduire dejjuis a jusqu'à ^ ; Yal.iyâ traduit t/, et Eusthate traduit pour alkindî le livre v\l).
Les ('(ifriiories, traduites du Grec en Syriaque par l.Ionéin. Yal.iyâ en donne une traduction arabe, qu'il fait suivre du Commentaire d'Alexandre, et le tout formait un ensemble d'environ aOO pages (2).
Les Tojjifpies, en huit livres. Traduction faite sur la version syriaque d'Ishaq ben Honéin, et Commentaire de ce traité.
Au début de ce commentaire, Yabyâ s'exprimait ainsi : « Alexandre a seulement commenté une partie du L' livre et les livres V, VI, VII et VIII. Ammonius a donné un commentaire des livres I, II, III et IV. Je me suis inspiré des travaux de ces deux écrivains, d'où j'ai fait disparaître certaines fautes, dues aux traducteurs. » L'auteur du Fihrist ajoute que le commentaire de Yabyâ formait un millier de pages (3).
Les Arguments sopldstiques. Traduction faite sur la version syriaque de Théophile (4). Nous avons parlé assez longuement de cette version de Yahyâ, dans la description du manuscrit P de la Bibliothèque Nationale, où elle nous est conservée. Voir page 27.
La Poétique qu'avait déjà, traduite du syriaque en arabe Aboû Bichr Mattà (5).
(1) Fihrist, p. 251; QiftÎ, p. 42 ; H. Kiiai.fÂ, V, p. 51.
(2) Filirisf, p. 248 ; (^Ffî, p. 45.
(3) Fihrist, p. 249 ; Qiftî, pp. 3G, 37 ; H. KhamA, ]1I, p. 96 : V, p. 69 ; O.^aïbi'a, I, p. 235.
(4) Fihrist, p. 249 ; Qiftî, p. 37 ; H. Khau-A, III, p. 97 ; V, p. 97. — Il s'agit bien du Traité cVAristofe et non dn Commentaire d'Alexandre, comme le pense G. Gkaf, Jahin, p. 2.
(5) Fihrist, p. 250: (,»iftî, p. 38: II. Kiiai.fÂ, I, p. 486; III, p. 94.
SIvS ŒUVRIvS — TRADUCTIONS. 79
30 DE COxMMENTATEURS D'ARISTOTE. — Le Commctitaire d'Alexandre sur l'AnsciiUation physique. Yaljyri corrige la version qu'AboCi RaouU es-Sâbî avait donnée du P' livre, et il traduit le 2'^"i° et le S*^""^ sur la version syriaque de llonéin. Il fait, pour lui-même, une copie du commentaire du 1'^'" livre dans la traduction d'ibrâhîm ben es-Silt (;2).
Le Livre de la génération et de la corruption : Le Commentaire d'Alexandre sur ce traité d'Aristote avait été traduit par Aboû Bichr Mattâ ; Yal.iyri corrige cette traduction (3).
Le Commentaire d'Alexandre sur le Livre des Météores. Yal.iya traduit ce commentaire sur une version syriaque (4).
Les Commentaires de Théophraste sur la 3Iétaphysique{b)., le Livre des Météores {Q), VLJtJiique {!). Le Fihrist ne nous dit pas que la traduction de ce commentaire sur la Métaphysique ait été faite sur une version syriaque, et comme il ne signale pas d'autres versions que celle de Ben 'Adî, nous 8ommes en droit de conclure que notre philosophe a travaillé directement sur le grec. Aurait-il pu, du reste, corriger les versions déjà existantes des Topiques ou De la génération et de la corruption, s'il n'avait été à même de les confronter avec le texte original ?
Le Traité du ciel et du monde, en quatre livres. Yayl.iâ traduit et corrige le Connnentaire de Thémistius sur ce traité (8).
(1) H. Khalfà, III, p. 98.
(2) Fihrist, p. 250; Qiftî, p. 38; H. Kiialfâ, III, p. 619.
(3) Fihrist, p. 251 ; ZawzânÎ, fol. 26.
(4) Fihrist, p. 251 ; Qiftî, p. 41.
(5) Fihrist, p. 252 : Qiftt, p. 107 ; Aboi-l-Faraj, p. 94 : Zawzânî, fol. 48.
(6) Aboî-l-Faraj, p. 93.
(7) Aboû-l-Faiîaj, p. 93.
(8) Fihrist, p. 250 ; Qiftî, pp. 40, 223.
••^O VAHYÂ BEN 'Al)\.
4" Yal.iyâ ben 'Adî a encore traduit le Livre de Vagriculture grecque, <^-^»j-^\ ^^^JJJl V'^^^5 de Qostous, fils d'Askoûrâskîna, en douze livres. Cet ouvrage avait été, une première fois, traduit en arabe par Sergius, fils d'Hélie. Plus tard, Qostâ ben Loûqâ, Eustbate et Yal.iyâ entreprirent un travail semblable, mais sans faire oublier la traduction de Sergius, qui resta considérée comme la plus exacte et la plus correcte (1).
Nous apercevons maintenant, combien a été importante l'œuvre de Ben "^Adî, puisqu'elle comprenait une cinquantaine de traités originaux, embrassant toutes les branches de la philosophie, et une vingtaine de traductions d'auteurs grecs. Et de tout cela, il ne nous reste guère que des titres. Juste de quoi faire une sèche énumération. Yahyâ ne serait plus pour nous qu'un nom, si nous ne possédions ses traités chrétiens. Avant de les étudier au point de vue dogmatique, nous allons essayer d'y glaner la doctrine philosophique de leur auteur.
(1) H. KhalfA, V, p. 1.3-2.