‹ Yayâ ben Adî, un philosophe arabe chrétien du Xe siècleChapitre 22 sur 25 · PLACE DE YAHYA BEN ADI · texte numérisé non relu

PLACE DE YAHYA BEN ADI

Quelques lignes du célèbre historien Mas'oûdî (2), tirées de son livre de V Avertissement, nous font connaître la haute estime dont jouissait, même auprès des Musulmans, le philosophe chrétien dont nous terminons l'étude. «Je ne connais aujourd'hui personne d'aussi savant qu'al-Farâbî, si ce n'est un chrétien habitant Bagdad, connu sous le nom d'Aboû Zakariyâ fils d'Adî, dont l'enseignement, les vues et la méthode font renaître le système de Mohammed fils de Zakariyâ er-Râzî (H), et ce système est celui des Pythagoriciens sur la philosophie première » (4).

Un autre contemporain, on pourrait dire un ami de YahyA, l'auteur du Kitâh-al-Fihrist, Mohammed en-Nadîm dont Ben Abî Osaïbi'a et Aboû-1-Faraj reproduiront plus

(2) Auteur des Prairies d'or et du Livre de l'Avertissement et de la Révision; né au début du 10'' siècle, luort en 956. (^uand il composa le Livre de V Avertissement, al-Farabi était déjà mort à Damas, en 951; Yal.iyâ ben 'Adî âgé de soixante ans environ était dans toute sa gloire. Voir plus haut, p. 58.

(3) Moliammed ben Zakariyâ Aboû Bekr er-Razî. D'abord joueur de luth, il étudia ensuite la philosophie avec plus d'ardeur que d'orthodoxie et professa, au dire dos historiens, les opinions les plus condamnables. C'est surtout comme médecin qu'il est resté fameux; il dirigea l'hôpital de Raï, puis de Bagdad, devint aveugle durant ses dernières années et mourut vers 320/932. I^e Fihrist, Ben al- Qiftî, Ben Abî Osaïbi'a nous donnent une longue liste de ses commentaires philosophiques, de ses traités de médecine et d'histoire naturelle.

(4) lÂvre de l'Avertissement et de la Bévision; traduction jtar Carka DE Vaux, p. 171.

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