‹ Yih-kingChapitre 13 sur 31 · Le tonnerre émeut, agite; il pousse à agir justement · texte numérisé non relu

Le tonnerre émeut, agite; il pousse à agir justement

k. Le tonnerre approchant trouble et interdit *, (avant même l’éclair. COM. II).

3. Le tonnerre allant et venant répand l’effroi; mais on doit tâcher de ne pas abandonner les affaires entreprises. Même dans le danger pressant, on doit garder le milieu.

6. Le tonnerre répand l’effroi et fait partout regarder avec trouble et crainte. S’il atteint et frappe, il causera un grand mal1 2 3. Mais s’il ne frappe ni tel personnage, ni ses voisins, ce ne sera point un mal et fera seulement jaser les habitants d’une même maison.

Quand le tonnerre gronde, que l’orage éclate ?, le sage recherche la cause de ce fait (et tâche de profiter de l’avertissement céleste).

Symbolisme — Le tonnerre répété forme l’hexagramme. Le sage, plein de crainte et de scrupules prudents, observe et corrige.

Koua LII.

Jl Kdn : ferme, tenir droit, bien réglé, arrêter, reposer.

Texte I. — L’homme ferme s’oppose résolument (au ma!) sans tenir compte de lui-même. Devant traverser un endroit, il ne regarde pas qui y est (mais le fait résolument) et ne faillit point.

Com. I. — Kdn signifie s’arrêter, tenir ferme, en bon ordre, agir ou s’arrêter selon l’occasion. Quand l’acte et sa cessation ont lieu en temps

1 Comparez l’expression A .

2 Ou il corrige le mal.

3 Quand le tonnerre gronde, on doit se recueillir. Cp. Siao-Hio, p. 129.

convenable, la conduite est belle et intelligente. « Rester à sa place », cela veut dire que les grands et les petits sont en rapport, mais sans usurpation ni entre-croisement. Celui qui est ferme et attentif à son devoir ne se recherche pas lui-même. Marchant dans son jardin, il ne voit pas même qui s’y trouve.

Symbolisme. — Deux montagnes superposées forment le koua. Ainsi l’homme supérieur pense à ne pas dépasser les bornes de ses fondions.

Texte II. — 1. (On doit) tenir fermes ses pieds; i. e. être toujours d’une ferme droiture. — Ne jamais perdre sa droiture. Com. 11.

2. « Arrêter le mouvement des jambes 1 ». Si, devant s’arrêter, on ne peut aider celui qui marche devant soi, on doit en avoir du déplaisir. — On doit aider et se rendre au cri d’appel. Com. II.

3. Se tenir ferme à sa place et le corps 2 bien tenu (c’est ainsi que l’on doit être).

4. Tenir le corps droit et ferme, c’est une bonne manière. — On doit tenir le corps entier tout droit. Com. II. (Répétition du § 3 pour en avoir six. Tenir le corps droit est un précepte essentiel des rites chinois.)

5. Tenir ses mâchoires de sorte que les paroles sortent de la bouche avec ordre et mesure, cela exempte de repentir. — On sait ainsi conserver le milieu. Com. II.

6. Être tout appliqué à rester ferme dans le bien est une disposition très heureuse. — On peut ainsi être juste et droit jusqu’à la fin. Com. II.

Note. — Tout ceci illustre le sens « tenir droit, bien réglé » et se réfère aux rites du maintien extérieur qui prescrivent de se tenir toujours droit et de ne pas même s’asseoir sur un siège qui n’est pas droit. (Voir Siao-Hio .)

1 Ou les tenir droites et bien posées.

2 Litt. les côtes. Cp. Siao-Hio, p. 128.

HO

Koua LLLI.

z= — M Tsién : avancement, progrès, graduellement, aller pas à pas; se marier, retourner chez ses parents pour les visiter (dit d’une femme).

Texte I. — Se marier, pour une femme, est chose heureuse.

Com. 1. — « Avancer » est aussi obtenir une dignité, acquérir des mérites. Si l'on agit avec justice et droiture, on pourra gouverner parfaitement son Etat et y faire régner la justice. — La dignité du grand exige qu’il garde le milieu. — Si l’on se tient ferme en sa vertu et se montre doux, docile, on n’épuisera pas ses forces et son action. (Moyen de conserver son avancement, sa grandeur.)

Symbolisme. — Bois sur une montagne ligure s’élever (avancer), se tenir droit. Le sage se maintient en sainteté et améliore les mœurs du peuple.

Texte IL — 1. Les oies sauvages vont pas à pas s’approchant de la rive L

— Un jeune homme circonspect n’aura point à se repentir quoi qu’on dise.

2. Ces oies vont pas à pas vers des rochers où elles auront à manger et à hoire; joyeuses et contentes (de leur prudence persévérante), elles y sont tout à l’aise — et n’y ont pas une satisfaction vaine. Com. Il 1 2 3 *.

3. Ces oies vont pas à pas vers un monticule sur la terre sèche (elles n’y trouvent rien). Ainsi un époux part pour une expédition dont il ne revient pas. — Il quitte pour toujours sa compagne. Com. IL

Ainsi une épouse a conçu un enfant qu'elle ne pourra élever (faute du soutien de son époux). Il faut arrêter les brigands, causes de ces malheurs 5.

— On doit se protéger l’un l’autre. Com. IL

1 Toute la section roule autour du mot avancer pas à pas, prudemment et patiemment. Chaque paragraphe commence une strophe A la manière du Shili-king. (Cp. p. 17.) Ici la circonspection du jeune homme est comparée à la marche prudente des oies.

- Résultat de la marche prudente et prévoyante.

3 Les oies sont déçues; l’époux et l’épouse également. La dernière phrase est un hors-

d’œuvre, interpolé.

4. Les oies avancent pas à pas vers un arbre. Qui gagnera les grosses branches y sera bien, pourra s’y reposer.

5. Elles s’avancent vers une hauteur 1 qu’elles atteindront difficilement et tardivement. — Ainsi une épouse est trois ans sans enfant, mais à la fin plus d’empêchement; elle obtient l’objet de ses désirs. (Com. II.) (Il faut être patient et ne point .désespérer; patience et longueur de temps font plus que force.)

6. Elles avancent pas à pas vers une hauteur; quand elles y seront, elles pourront donner à leurs ailes toute leur beauté en les déployant. — Plus rien ne trouble quand on a atteint son but. ( Com. IL) ( Patience et succès.)

Koua LIV.

■ &F ffî Kvèi-Mei : marier une jeune sœur, une jeune fille.

Texte I. — On doit corriger le mal ou l’on n’aura aucun avantage. (Phrase mutilée. Voir II, § 1.)

Com. — Marier une jeune sœur est un devoir suprême prescrit par le ciel et la terre (à ses frères). Quand le ciel et la terre sont sans relation, les êtres ne naissent pas. Marier une jeune fille est le principe et la fin de l’homme; c’est un acte qui cause la joie.

Texte IL — 1. Marier une sœur cadette en la donnant comme femme secondaire (c’est la mettre dans la position d’un boiteux qui marche encore2, mais mal). Ainsi cette jeune fille est épouse, mais dans une condition inférieure. Corriger cet abus sera chose excellente. — Cela se fait constamment. Com.

2. Elle est comme un borgne qui voit encore, mais mal (qui ne voit que

1 Au § 3 le monticule figure le lieu inculte et désert; ici c’est la ditficulté de parvenir, le r.etard, la lenteur qui ne doit point faire reculer.

2 C’est un boiteux qui marche, car marcher en boitant...

d’un œil). Il lui sera avantageux de vivre retirée et ferme en sa vertu *, de ne point faillir aux règles du devoir. Com. II.

3. La jeune fille mariée par devoir de soumission est souvent donnée comme femme secondaire. — Cette soumission n’est pas bonne. Com. II.

4. La jeune fille à marier cherche à retarder le moment -. — Modeste, elle n’a pas hâte de suivre un homme. Com. IL — Mais bien qu’elle retarde son mariage, le moment viendra malgré tout. — Malgré tout, cela se fera. Com. II. (App.)

5. Quand l’empereur Ti-Y maria sa sœur, les manches (le vêtement) de la mariée étaient moins richement ornées que celles de sa plus jeune sœur1 2 3. Elle était comme la lune presque pleine (quant à sa vertu, de modestie, de soumission. (App.) C’était de très heureux augure. Telle fut sa noble conduite. — Ainsi elle maintint sa dignité dans la droiture. Com. IL

6. Qu’une femme reçoive une corbeille vide de fruits (entièrement vide, Com.), ou qu’un homme acquière une brebis qui n’a plus de sang, ils n’en retirent pas d’avantage. (Cp. App.)

Note. — La première partie de ce paragraphe fait allusion aux présents de noce; la seconde n’est qu’une comparaison sans rapport direct avec le sujet principal, comme l’ont déjà remarqué les commentateurs.

Symbolisme. — Le tonnerre au-dessus d’un marais forme le koua. L’homme supérieur, pour s’assurer une fin heureuse, pense au malheur.

Koua LV.

Il Fâng : 4. Abondance, richesse, grand nombre d’amis; 2. Avoir en abondance^

multiplier ; o. Grandeur, élévation.

Texte I. — Le prince qui possède la grandeur, l’abondance, doit être sans désir inquiet; il est comme le soleil à midi.

1 Avantageuse est la ferme vertu d’une femme qui vit retirée.

2 Ceci est un précepte.

3 Preuve de sa vertu, de sa modération, etc., ou résultat du décret de son frère. (Voir koua XI, texte II, § S.) La mariée avait perdu sa qualité de princesse royale.

LE Y1H-KIJNG.

Com. I. — Fang est grandeur, prospérité. L’activité intelligente est cause de la grandeur et de la prospérité. Le prince qui l’a obtenue est grand et brillant; il doit répandre son éclat sur le monde, l’éclairer. La lune devient pleine, puis diminue. Le ciel et la terre sont alternativement pleins et vides, croissent et diminuent avec les saisons. A plus forte raison en est-il ainsi de l’homme et des esprits.

Texte IL — 1. Dans la rencontre des amis, l’égalité de rang est une source de satisfaction b Aller en compagnie est chose excellente. — Si l’on veut surpasser ses égaux, on s’attirera le malheur. (Com. II. App.)

2. En multipliant (fdng, 2e sens) les pavillons, les tentures (autour de

sa lente), on produit une obscurité telle qu’on peut voir la constellation du

Sagittaire en plein jour. Si par là on s’est attiré les soupçons 2, la malveillance, que l’on fasse paraître sa droiture par sa sincérité et l’on s’en trouvera bien. Qu’on énonce ses pensées, ses fins d’une manière qui attire la confiance. (Voir plus loin l’explication.) (Voy. App.)

3. En multipliant ses tentures, on peut (grâce à l’obscurité) voir l’étoile

Mei 3 en plein jour, mais alors on se cassera le bras droit (il arrivera

malheur).

4. On peut ainsi voir, en plein jour, la constellation du Sagittaire; ce sera une occurrence heureuse si on trouve alors un ami. (App.)

5. Promouvoir (les talents, les mérites ou les arts, les créations belles et précieuses) est un sujet de joie et de louange (App.)

6. Elever haut sa maison 4, l’entourer d’abris protecteurs, puis se tenir à la porte, tranquille, silencieux et solitaire, rester ainsi longtemps (trois ans) sans recevoir personne, sans parler à personne, ce n’est pas bien. (On sera isolé, abandonné et sans secours au temps du danger.) — Ces actes prouvent

4 Ou : « Si l’on garde l’égalité de rang , on ne le regrettera pas. » Ceci se rapporte au sens « nombre d’amis ».

2 En ayant l’air de vouloir se cacher.

3 Au Sagittaire, les trois paragraphes reproduisent la même formule comme au Shilling.

4 Com. S’élever orgueilleusement vers le ciel.

LE Y1H-KIJNG

l’orgueil qui veut s’élever au ciel et la volonté de s’isoler des autres hommes, de manquer aux lois de la bonté, de la concorde, etc.

Com. I. — Fâng signifie grandeur, prospérité. Le mouvement, l’acte, dirigés par l’intelligence, le constituent. Le prince qui l’atteint, qui devient grand et illustre, doit être sans désir anxieux; il saura briller sur le monde.

Le soleil, lorsqu’il a atteint le milieu du ciel, décline; la lune devenue pleine, diminue (litt. est mangée). Le ciel et la terre sont tantôt pleins, abondants, tantôt vides, selon les saisons; ils diminuent et cessent d’agir (après avoir grandi et agi puissamment au printemps et en été). — A plus forte raison, il en est ainsi de l’homme, il en est ainsi des esprits.

Symbolisme. — Tonnerre et éclair forment le koua fâng. Le grand et sage tranche les discussions, décide des cas litigieux et fait exécuter les châtiments.

Note. — Le sujet de ce chapitre est d’indiquer les moyens d’assurer la prospérité, la grandeur, fâng. Il est tout à fait dans le goût du Shih-king. Il est adressé aux rois, aux grands, aux ministres. Son but principal est de prémunir contre l’ambition (§ 1) et certaines pratiques par lesquelles les grands voulaient s’élever au-dessus des hommes et se donner du prestige d’une manière peu heureuse en ses résultats. C’est ce que peignent les bannières, pavillons, auvents, etc., dont parlent les §§ 2, 3, 4, 6. Nous y voyons le prince, le ministre se construisant un palais somptueux, élevé, où il se dérobe à la vue des hommes, laissant soupçonner sa sincérité, se rendant inabordable, impopulaire et comme ne reconnaissant aucun égal sur la terre.

Le § o indique un autre moyen de faire prospérer l’état.

Les chars, au Shih-king déjà, sont représentés comme entourés d’écrans faits de bambous tressés, qui peuvent ainsi dérober aux regards les femmes, les grands ou les guerriers qui les montent. (Voir Shih-king, 1, 8. 10, 1, char de la princesse Wen-Kiang; II, 3, 4, 1, princes; III, 8, 7, 2.)

Koua LVI.

— — M Lu : voyageur, hôte, étranger, loger; (App.) bon arrangement.

Texte I. — L’étranger ambulant prospère difficilement. S’il est juste et droit, il aura une heureuse fortune.

Texte 11. — 1. Les étrangers ambulants petits et faibles sont exposés à bien des maux. (Quand le but est bas, les calamités s’ensuivent. Com. II.)

2. L’étranger qui s’est établi quelque part doit y déposer tous ses biens et se procurer des serviteurs jeunes et habiles; il lui arrivera bonheur. (App.)

3. 11 arrive que cet étranger brûle sa maison, qu’il perde ses bons et intelligents serviteurs, sa prospérité est bien en péril. — II brûle sa maison en se ruinant; en fréquentant les gens vulgaires, il perd son habileté, sa rectitude. Com. IL (App.)

k. Il peut s’être établi quelque part, y avoir ses biens et sa hache, mais son cœur 1 n’est point encore à l’aise et en sûreté. (Il n’a point une situation assurée, il doit veiller.)

5. Il tire un faisan et sa flèche s’échappe une fois (manque le but); à la fin, par les louanges qu’il sait mériter, il reçoit accueil et fonction du prince.

6. L’oiseau détruit son nid; l’étranger ambulant rit d’abord, puis pousse de hauts cris, parce qu’il perd son bœuf; ainsi, trop aisément, un changement amène un mal. (App.)

Com. I. — Si le faible acquiert, maintient sa droiture chez les étrangers et reste soumis au fort, il sera stable et attaché à la claire vérité. Ainsi l’étranger nomade, faible au commencement, prospérera et s’affermira s’il est droit et juste.

t Ceci est à la première personne.

Symbolisme. — Le feu au-dessus d’une montagne. Ainsi le grand et sage fait briller sa droiture en appliquant les lois pénales et ne laisse pas durer les différends et les procès.

Note. — Cette section a pour objet les voyageurs qui parcouraient les pays étrangers ou s’y rendaient pour affaires de commerce ou autres, par curiosité, pour fuir un danger ou pour tout autre motif. L’auteur peint la situation de ces étrangers, les dangers qu'ils courent, et signale les moyens qu'ils doivent employer pour éviter les difficultés et les maux inhérents à leur condition. Il ne doit point s’effrayer d’un premier insuccès (§ 5). Les maux qui leur arrivent sont souvent provoqués par leur imprudence (§ 6). Ces deux idées sont exprimées par une figure : le tir infructueux et l'oiseau détruisant lui-même son nid. On est souvent l’instrument de son propre malheur.

Koua LVII.

m Sim : doux, condescendant; choisir; tenir fermement.

Texte I. — Avec un faible développement même, par la douceur, la condescendance, on pourra réussir dans ses entreprises et se montrer véritablement grand.

Com. I. — On doit redoubler de bonté quand on réitère ses ordres. Si la fermeté et la bonté restent dans le juste milieu, ce qu’on projette se fera. Le faible doit céder au fort: ainsi commence le progrès, ainsi l'on réussit et se montre grand.

Texte II. — 1. Pour avancer et reculer (à propos, pour agir avec fermeté ou condescendance), il faut aussi la ferme droiture d’un homme d’armes (et pas seulement la douceur). Dans la perplexité, cette fermeté fera régler sa volonté avec prudence (Com. 11). (Voir l’explication plus loin.) (App.)

2. Quand la longanimité a été poussée trop loin *, il sera bien de consulter les devins, quant à l’objet de la perplexité, et l’on ne commettra pas de faute. (Cela résultera de ce qu’on gardera le juste milieu. Com. II.)

3. Une condescendance trop hâtée peut causer des regrets. (La force de la volonté s’émousse. Com. II.) Ou : une douceur constante sans rigueur. (App.)

4. Quand on est sans crainte ni regret, on va à la chasse prendre du gibier pour le triple usage réglé (i. e. offrandes du sacrifice, nourriture des hôtes, entretien de la cuisine. Com.) — On acquiert ainsi des mérites. Com. II. Ceci se rapporte à sün mets.

5. Pour que la fortune soit heureuse, tout regret dissipé, que rien ne soit sans avantage et qu’un commencement malheureux ail une fin excellente, il faut, en tout changement, réfléchir trois jours avant et trois jours après "1 2. Alors tout ira bien. (Ainsi faut-il délibérer sur les actes de condescendance et de fermeté.) (App.)

6. Quand la condescendance, la bonté va trop loin, on perd ses biens et ses moyens de défense (sa hache) et la prospérité tourne en désastre. (La droiture en méchanceté. Com. II.) (App.)

Note. — Le § 1 explique le troisième sens : tenir ferme. — Le § 4 indique les effets de la bonté ferme; elle produit la tranquillité. — Le § 5 insiste sur le sens « choisir » et sur les conditions de la bonté prudente.

Le tout est une instruction relative à cette vertu. Le § 4 indique les heureuses conséquences de sa pratique.

Symbolisme. — Deux fois le vent forme le koua sün. Ainsi le grand et sage sait réitérer ses ordres pour mener à bonne fin ses affaires.

1 Litt. Quand elle est dessous le lit. Com. = Kvoh yu sim. Quand la supériorité s’épuise. Com. II. C’est-à-dire quand on s’abaisse trop.

2 Tout ceci, d’après un commentaire. D’après d'autres, les quatre premiers membres de la phrase sont des pronostics décousus et accumulés ici au hasard. La fin veut dire : trois jours avant le jour Kang et trois après, c’est-à-dire Ting et Kvai.

us

LE Y1H-KIÎNG.

Koua LVin.

~ ^ Tût : satisfaction , réjouir (les autres).

Texte ï. — Cela conduit à toute prospérité.

Com. I. — Tûi est joie. Quand on donne la joie au monde, on obéit au ciel, on seconde les désirs des hommes. Quand on cherche avant tout à faire le bonheur du peuple, le peuple oublie ses maux; excité par là à entreprendre les choses difficiles, il oublie jusqu’aux dangers de mort. Par cette satisfaction, le peuple est fortement animé (à remplir son devoir).

Texte 11. — 1. Établir la concorde, satisfaire tout le monde, est une source de prospérité. Cela étouffe les défiances et les velléités de résistance. Com. II.

2. La sincérité, la droiture, satisfait tout le monde et prévient les regrets (en établissant la confiance dans les intentions. Com. II).

3. Une satisfaction briguée, forcée, est chose mauvaise. — Le mal consiste en ce que la confiance est donnée à un indigne. Com. II. (App.)

I. Se préoccuper de satisfaire de manière à perdre le calme, est proche de la peine, (quand on peut avoir la joie, la paix intérieure. Com. II). Al. Chercher à rendre la joie à qui n’a pas la paix du cœur, c’est aider un malade à recouvrer la santé.

5. Se confier en ce qui est nuisible est chose bien dangereuse. (App.)

6. Faire arriver à un état de satisfaction, de joie (c’est le sens du mot en question), est le but de cette section.

JSole. — Tout ceci peut n’être également qu’une liste d'expressions dans lesquelles entre le mot lui, et qui ne forment aucune phrase complète.

Symbolisme. — Eau stagnante sur eau stagnante forme la figure. Le grand et sage favorise l’amitié et encourage la pratique de la vertu.

Koua LIX.

^ Hvoàn : extension, exposition, développement, abondance débordante;

dispersion, dissipation.

Texte I. — « Abondance débordante. » Le prince qui fréquente le temple de ses ancêtres traversera heureusement les difficultés; il parviendra à une prospérité ferme.

Com. I. — La puissance lui viendra sans diminuer. — Fréquentant le temple des ancêtres, il observera le milieu fixe. — Les hommes condescendants et bons auront leurs places convenables au dehors et le grand fera régner l’harmonie (ou les donnera convenablement).

1. On doit remédier (à cette dispersion, Com.), en délivrer un état. Si l’on use de toute force 1 pour cela, on réussira (à rétablir l’ordre et l’obéissance. Com. II). — Explication du second sens. — On doit user surtout de sages enseignements et exhortations (Tcheou-Yih). (App.)

2. Si, dans cet état dangereux, on se retire précipitamment dans l’obscurité, on n’aura pas à s’en repentir. (On arrivera au but de son désir, le rétablissement de l’ordre et l’union. Com. II). Ou : dans l’état de discorde, il faut se retirer dans l’obscurité. (App.)

3. Si l’on fait alors abstraction de soi-même (et s’occupe du dehors, Com. II), on ne le regrettera pas.

k. Disperser la multitude, les associations, disperser heureusement ce qui est uni et coalisé comme un monticule, c’est ce qu’un homme vulgaire ne saurait même projeter. (App.)

Note. — Le sens paraît être diviser, empêcher les coalitions mauvaises pour réunir dans l’ordre et l’unité politique et sociale. Ou bien : disperser les petits et réunir les grands pour le gouvernement. (Com.)

1 Litt. d’une force de cheval. Si l’on use, en aidant, d’une force de cheval , ce sera bien. Ou plus simplement ; Hwan = aider de toutes ses forces; usant d’une grande force pour développer.

5. Répandre ( hwân ) la sueur avec des cris (de crainte et souffrance); répandre, distribuer (les biens accumulés dans) les magasins royaux, et cela sans regret, pour remédier aux maux des troubles et de la misère, qui en est la conséquence.

Note. — Ces deux phrases peuvent être indépendantes et exprimer simplement des emplois divers du mot hwân; ou bien on peut construire ainsi : Quand la peine et la crainte pénètrent le peuple au point de lui faire pousser des cris et comme transpirer fortement, il faut alors l'aider au moyen des provisions accumulées dans les magasins publics.

6. Répandre ( hwân ) son sang pour repousser des envahisseurs et se mettre en avant pour cela, sans regret. (C’est ce qu’il faut faire.) — (Répandre son sang pour éloigner les malheurs. Com. 11.) (App.)

Note. — On interprète les derniers termes du siang I comme désignant les lignes coupées, et shang, la ligne pleine. Mais peut-on bien regarder cela comme simplement probable même? Qu’est-ce que cela signifie : « La deuxième ligne pleine vient et ne souffre pas d’extinction; elle s’unit dans l’action commune aux lignes coupées? » etc. C’est bien le cas de dire « c’est tellement cherché loin qu’on n’y voit quoi que ce soit ».

Symbolisme. — Le vent soufflant au-dessus de l’eau forme le koua de hwan, disperser. Les anciens rois faisaient le sacrifice à Shang-Ti et élevaient des temples ancestraux.

Koua LX.

: : B Tsieh : règle, loi, mesure.

Texte I. — Les lois dures ne peuvent donner la prospérité.

Com. ï. — Les lois trop sévères, dures, ne peuvent se consolider et subsister. La fermeté et la bonté doivent se partager également.

La sévérité doit tenir le juste milieu, ou sa force dépérit. La satisfaction fait affronter les périls. On doit administrer selon les règles et procéder avec modération et justice. Le ciel et la terre suivant leurs lois, les quatre saisons parfont leur cours. Si l’on observe en tout la mesure, on ne perdra pas les ressources publiques, on ne nuira pas au peuple.

Texte II. — 4. Tel ne sort pas de la porte extérieure de son habitation et n’en a point de regret. (App.)

(Dès qu’il voit tout ce qui se passe chez lui, il peut tout y bien gouverner.) Quand on sait qu’il y a lieu de ne pas sortir ou bien empêchement. Com. IL

2. Mais s’il ne passe pas la porte intérieure de la maison J, il éprouvera les mauvais effets de celte conduite. (Ne voyant que partiellement ce qui se passe chez lui, il pourra lui arriver des désagréments.) (App.)

(Il manquera le point de temps extrême pour faire le nécessaire selon les circonstances. Com. H.)

3. Qui n’observe pas les lois s’en repentira suffisamment par la suite et se lamentera sans que personne ait besoin de le blâmer. (Ou bien : s’en repentira si amèrement que personne n’aura le courage de le blâmer.)

4. Les lois observées pacifiquement donnent la prospérité (et perpétuent le règne de la justice. Com. II.)

5. Appliquer doucement les lois est une condition de prospérité. En procédant ainsi, on se rendra illustre; — car on remplit alors ses fonctions parfaitement. Com. IL

6. Les lois dures ont des conséquences très fâcheuses pour la prospérité. Le repentir (causé par leur violation) s’effacera. (App.) Leur force et valeur s’épuiseront. Com. II. (Quand le peuple sent que les lois sont cruelles, il les viole sans scrupule ni repentir.)

Noie. — Cette section indique la mesure à garder et pour la conduite de sa famille et pour l’exercice de l’autorité. Elle recommande surtout la douceur et la modération et indique les conséquences d’une dureté excessive, comme celles de la violation des lois.

1 Porte du quartier intérieur, du quartier des femmes.

Symbolisme. — L’eau au-dessus d’un marais forme le koua de tsieh, règle, mesure. Le grand et sage règle tout avec modération et apprécie les actes de vertu.

Koua LXI.

4* Tchông : juste milieu, vertu, droiture, sincérité, absence d’égoïsme, fidélité

digne de confiance (fou).

Texte I. — La droite sincérité inspire confiance et émeut jusqu’aux porcs et aux poissons 1, c’est une source de bonheur; elle fera traverser les difficultés et mènera à une prospérité assurée.

Texte IL — 1. Une circonspection ferme est heureuse; une conduite différente n’amènera pas de sujet de joie. (Si ces dispositions changent. Com. II.) (App.) Il faut une paix intérieure vigilante, autrement pas de joie.

2. La grue appelle du lieu de sa retraite et ses petits lui répondent dans un même sentiment. (De même le sentiment de la concorde fait dire :) j’ai une coupe d’excellent vin, je veux la vider avec vous (d’un désir qui a sa racine au centre du cœur. Com. II). Cela représente la concorde, deux oiseaux se répondant, deux hommes idem. (App.)

3. Si l’on reçoit un rival (un égal), tantôt on est excité (on bat le tambour), tantôt on est comme abattu ; tantôt on pleure, tantôt on rit (selon que l’on a à craindre ou non, qu’on triomphe ou non, et, en ce cas, le juste milieu ne peut plus être observé). On ne garde plus une attitude convenable à sa position. Com. IL Ayant perdu le tchông , on n’est plus maître de soi ni de ses mouvements.

4. La lune qui approche de sa plénitude (est au tchông ). (App.) Un

t Porcs et poissons : La Siao-hio contient une histoire édifiante où nous voyons un enfant pieux casser la glace au plus fort de l’hiver pour attraper un poisson et le servir à sa mère. Deux carpes sortent du trou et se mettent d’elles-mêmes sous sa main. (Voy. liv.VI, § 28, de ma traduction.)

cheval 1 qui quitte ses compagnons (pour être employé ù de plus nobles usages) n’a point de regret (et observe ainsi le milieu). (App.)

Note. — Image de celui qui, avançant en dignité, s’approche davantage du prince, et de celui qui rompt avec ses égaux pour monter en rang et en dignité. (Com.)

o. Un attachement sincère et fidèle est sans repentir.

6. Si le faisan rouge voulait s’élever dans le ciel, l’issue de cette tentative serait funeste. — Comment pourrait-il réussir? Com. II. (Image de l’ambition excessive qui ne peut qu’échouer). (App.)

Cette section indique les différentes vertus qu’implique le Ichôny ou juste milieu : circonspection ferme (1), esprit de concorde (2), attachement sincère (5), son maintien dans l’avancement (4); et les défauts qui lui sont contraires : ambition ou cupidité (6), trouble causé par la rencontre d’un ennemi (3).

Com. I. — Juste milieu et sincérité. Douceur à l’intérieur, fermeté gardant le juste milieu; satisfaisant tout le monde, condescendant, fidèle et droit, on améliorera le pays; la confiance s’étendra jusqu’aux porcs et aux poissons, on traversera les difficultés comme un fleuve que l’on passe monté sur un vaste vaisseau de bois.

Le milieu ferme donne l’avancement et l’achèvement, et fait correspondre aux vues du ciel.

Com. II. — Le vent au-dessus d’un marais forme le koua tchông fu. Le sage, en examinant soigneusement les causes judiciaires, restreint les peines capitales.

Note. — Ceci ne peut encore être qu’un cas de droiture ferme.

1 La figure du cheval est fréquemment employée. La monnaie du cheval = les honoraires du médecin. Le cheval conducteur est le précepteur du prince.

LE Y1H-KIING.

Koua LXII.

— — >J> Siaàkouoh : (petit, peu, ou des petits), avancement, manquement, défaut, avancer, dépasser, passer à côté, transgresser.

Texte I. — Petit avancement. En toute la série de ses actes, le petit peut faire de petites choses, mais point de grandes. C’est comme le bruit fait par le passage d’uu oiseau, il ne peut pas grandir, mais seulement diminuer, baisser (1er sens).

Com. I. — Si en avançant le petit agit selon les circonstances et qu'il garde le juste milieu, les petites affaires qu’il fera réussiront. Le fort qui perd sa dignité et ne garde pas le milieu ne peut plus, par cela même, rien faire de grand. 11 est représenté ici sous la figure de l’oiseau volant; le bruit de son vol ne peut s’élever, mais uniquement diminuer. — Le grand résiste, le petit cède.

Symbolisme. — Cet hexagramme représente le tonnerre au-dessus d’une montagne. Kouoh est manquement. — Le sage, dans ses actions ordinaires, manque par respect insuffisant. — En cas de deuil, on manque quant aux vêtements; dans les dépenses journalières, on manque par rapport à l’économie.

Tex te IL — 1. L’ oiseau qui vole trop haut aura malheur.

2. Si l’on veut laisser de côté et dépasser son grand-père, on rencontrera sa grand’mère; celui qui veut éviter le prince (ne point aller à lui) rencontrera son ministre. — Ceiui-ci ne peut être laissé de côté. Com. II. (App.)

Note. — Ces deux proverbes veulent dire que, quand on veut éviter indûment une chose que l’on redoute, on en rencontre une autre toute semblable ou pire. C’est éviter Charybde pour tomber en Scy lia.

3. Que l’on ne manque pas des précautions nécessaires pour se garder, ou il se trouvera quelqu'un pour vous attaquer et nuire. (App.)

4. Sans avoir commis de faute ni excédé, manqué en rien, il peut survenir des dangers, des rencontres à craindre; que I on soit toujours en garde, car autrement on ne peut avoir une prospérité toujours constante. — A la tin elle ne pourra durer. Com. II.

5. Malgré d’épais nuages il ne pleut pas de nos contrées de l’ouest; (manque d’eau, sécheresse) '. (Situation trop élevée. Com. II.) Le prince tire et atteint les animaux dans leur caverne. (Manque d’habileté; ce prince ne tire qu’au gîte) a. Cela indique les hommes incapables de grandes choses. (App.)

6. Ne rencontrer personne qui nous dépasse, comme l’oiseau volant qui laisse tout en dessous, cela peut s’appeler un mal, une chose funeste. — On devient orgueilleux, opiniâtre. Com. II. (App.)

A ote. — Tout en ceci se rapporte aux notions d’excès, défaut, manquement, à leur nature, leur fréquence, leurs suites.

Koua LXIH 3.

lit Tchi Izi : traversée achevée, achèvement, succès, moyen d’achever,

compléter.

Texte I. — Traversée accomplie; premier succès; mais le succès suivant peut être faible, car, après un commencement heureux, il peut survenir trouble et danger.

1 Image de celui qui, possédant les biens, les faveurs à distribuer, n’en fait point part au peuple. ( Tcheou-Yih p. t. n. k.)

2 Ou : manque de sentiments généreux ; conduite peu honorable. Ces deux phrases sont proverbiales.

3 Les commentaires montrent parfaitement que les deux dernières sections n’en font qu’une seule, partagée arbitrairement. Les idées de « traversée s’opérant, achevée ou interrompue » s’y entremêlent constamment. Ainsi la Paraphrase, comme le Tcheou-Yih, voit au T. II , 1 , un char dont la roue s’est détachée et ne peut plus aller ; un jeune renard arrêté par le poids de sa queue mouillée; et l’on ne peut dire qu’ils ont tort. Il en est de même du § 2.

LE YIH-KirSG.

Note. — Le second texte développe ces différentes idées : traversée finie, heureuse expédition, affaire heureusement terminée; obstacle, dangers; moyens de réussir, précautions à prendre.

Texte 11. — 1. Traversée achevée comme celle de quelqu’un qui, ayant fini son voyage, reprend les roues de son char, ou d’un renard qui, tout en traversant une rivière, a mouillé sa queue complètement.

2. Voyage fini (interrompu), comme d’une femme qui, ayant perdu le voile de son char *, ne peut le chercher, mais le retrouve seulement après quelques (sept) jours 1 2. — Elle agit ainsi parce qu’elle suit la voie de la sagesse. Com. II. (App.)

3. Expédition achevée. — Kao-lsong 3 attaqua la région des démons et, en trois ans, acheva son triomphe. Un prince vulgaire n’eût pu le faire. — Il eut beaucoup de peine. Com. II.

K. Lorsque les bords, les franges d’un habit se mouillent, il faut être sur ses gardes jusqu’au bout de la traversée. (Ou bien : lorsqu’en bateau on est obligé d’employer les bords de ses habits pour boucher les trous, etc.) — Il y a lieu de craindre alors. Com. II. (Moyen d’arriver au terme, précautions à prendre.)

o. Tel voisin de gauche (est) sacrifie un bœuf, mais il n atteint pas le mérite de son voisin de droite (ouest), qui fait un sacrifice très inférieur. — C’est la droiture d’intention (et non l’œuvre matérielle) qui fait obtenir le bonheur, condition de la réussite, d'un achèvement heureux. — Ainsi arrive grand bonheur. Com. II.

6. Celui qui, en traversant (un fleuve), se mouille la tête, est en danger (si la tête même entre dans l’eau). — Cette situation est dangereuse, on ne peut en prévoir l’issue. Com. 11.

1 Ken tchi pl , tenture qui entourait le char et cachait la personne qui le montait. Sans ce voile une femme vertueuse ne peut voyager. Son voyage est donc fini jusqu’à ce qu'elle le retrouve et elle ne peut aller à découvert pour le chercher.

2 Ou en acquiert un autre.

3 Empereur de la dynastie Shang; régnait vers 1300 et resta cinquante- neuf ans sur le trône. Les démons dont il s'agit sont les aborigènes insoumis et déprédateurs.

Noie. — Ceci est une phrase proverbiale ; indique les obstacles et les précautions à prendre en une traversée, une affaire.

Com. I. — Tch'i tzi = traversée accomplie, réussite, progrès. Les petites affaires réussissent aisément. On réussit facilement quand petits et grands, forts et faibles, sont droits et justes et chacun en sa place et son rang. Un bon commencement peut avoir des suites funestes quand la sagesse des personnes s’épuise.

Symbolisme. — L’eau par-dessus le feu forme le koua. Le sage, par sa prévoyance et sa crainte prudente, se garde contre les dangers et reste en paix.

Note. — Cette section semble n’en faire qu’une avec la suivante, leurs diverses parties se correspondent et s’entre-croisenl, en sorte que l’une ou l’autre serait mieux placée dans la section où elle n’est pas. Le § 6, par exemple, semble appartenir à la section suivante.

Koua LXIV.

- ~ & * Wéi-lzi : traversée non achevée, œuvre non achevée, succès interrompu,

compromis. — Succès non complet; chose non achevée, non menée à bonne fin.

Texte I. — Succès compromis, œuvre non achevée; c’est comme un jeune renard mis en péril en traversant un fleuve. Son derrière s’enfonce dans l’eau par le poids de sa queue; il ne réussit pas (à échapper à ce péril).

— L’heureux commencement ne continue pas. (Com. 1) '.

Symbolisme. — L’eau par-dessous le feu forme le koua. Le sage use de la plus grande circonspection et attention pour distinguer les hommes et les choses et la position qu’ils doivent occuper.

1 Ce commentaire ajoute : Bien que n’étant pas en leur place, les lignes pleines et coupées se correspondent. Ce qui ne répond pas du tout à l’explication ni même à la figure où la ligne \ (en dessous) correspond à la ligne 4 qui est pleine.

Texte II. — 4. La queue s’enfonçant dans l’eau constitue un danger. — On ne sait pas comment cela finira Com. II. (Cp. LXIII, L) Suite de l’imprudence et de la présomption. (App.)

2. Enlever sa roue (de son char) après le voyage, cela veut dire avoir achevé, réussi.

3. Quand tout n’est pas encore en ordre (2e sens), on doit corriger les défauts (des hommes et des choses) et alors on triomphera des difficultés. (Moyen d’achever la traversée, l’œuvre.) II y a vice quand chacun n’est pas en son rang et en sa place. Com. IL

i. Une fin heureuse, ne laissant aucun regret (telle est celle de Kao- Tsong); se levant, il attaqua et vainquit le pays des démons, en trois ans. Il eut sa récompense dans son immense puissance et domaine. — La conclusion est heureuse quand le but est atteint, la volonté satisfaite. Com. II. (Cp. LX III, 3.)

5. L’achèvement est heureux et sans regret quand l’éclat du sage (sa vertu) est pur et solide. — Il réussit quand son vif éclat se répand au loin. Com. IL

6. Celui qui, sans aucun souci, se plonge la tête dans le vin et les spiritueux, perdra la droiture et la bonne fortune (se réfère à LXIII, 6). 11 méconnaît la modération. Com. IL (App.)

Note. — Tout ceci traite du succès achevé, de ses moyens, de ses obstacles et de la manière de les vaincre. Le § U ajoute un exemple.

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