‹ Yih-kingChapitre 21 sur 31 · Nouvelle gradation ; en renversant on se blesse · texte numérisé non relu

Nouvelle gradation ; en renversant on se blesse

b. Ce sont les botes du souverain, traités avec générosité par lui; ses officiers, qui trouvent, près de lui, protection et faveur.

6. Au temps de ruine, les petits soutiennent le grand vraiment sage; ainsi il s’en fait un char. Les petits renversent eux-mêmes leur maison; ce qui n’est pas détruit complètement peut renaître; tel est le fruit qui n'est pas mangé.

Kola XXIV. — I. Se renouveler dans le bien et ne plus encourir de regrets est un grand bien, gage de bonheur. La voie du sage pour se perfectionner est d’éloigner et corriger le mal.

2. Tout ceci montre comment doit être l’homme parfait. — Si l’on rétablit le bien eu soi, on n’aura plus de repentir. Obéir aux supérieurs est la voie du sage. — Modéré, docile, respectueux, sincère, généreux en rétablissant le bien, on sera sans repentir. — Méditant la perfection, suivant la voie du milieu, on se perfectionnera. Si l’on s’égare dans le rétablissement de la bonne nature et commet des fautes, on s'attirera les châtiments du ciel, les calamités extérieures; ainsi l’on ne pourra avoir une fin heureuse.

Kola XXV. — Quand on se met à agir et qu'on le fait sans commettre de faute ni de méchanceté, on prospérera, réussira, et l’on trouvera son avantage dans sa vertu. Sinon, on essuiera des revers et l’on ne réussira en rien.

2. Le sens est : l’homme intègre récoltera sans semer, sans effort; tout lui réussira. — Ou king : ceci peint la juste espérance du cœur de l'homme docile, droit et juste, fidèle à son devoir.

5. Rbur l’homme intègre, une maladie (une faute accidentelle) n’a pas besoin de médicament; sans anxiété, sans trouble, il se corrige et le mal a ainsi son remède.

fi. D’après les commentaires, le mal est l’épuisement (?).

Kola XXVI. — La formation de l’homme demande qu’on suive la droite voie. Pour se soutenir, il est bon qu’il trouve entretien et émolument à la cour. On peut ainsi mettre en bon ordre tout l’empire et régler les choses difficiles et dangereuses. La famille ne suffit pas à nourrir les hommes.

1. Celui qui sait apprécier le danger sait s’arrêter et ne le brave pas; l'homme vulgaire s’obstine et s'\ précipite; c’est qu'il manque de la grande formation du cœur ( la tc/iu).

2 Celui qui a pris la voie du milieu sait s’arrêter comme on arrête un char sans essieu.

5. Comparaison montrant l'utilité de l’éducation, de la formation. Un bon cheval sait avancer à travers toutes les difficultés; il va droit et ne dévie pas, si l’on entretient bien ses forces; si l’on s'exerce, on réussira certainement.

4. Il faut l'accoutumer au joug tout jeune. A la dignité d’un grand fonctionnaire on doit être formé. Si, au commencement, en sa jeunesse, on se tient dans le mal, quand les forces viendront on changera en malheur la félicité de la vertu.

5. Celui qui sait couper la racine du mal et punir sincèrement, réellement le mal, est comme celui qui arrache ses défenses au porc, il assure le bonheur du monde. Ainsi il l’entretient grandement (ta lehit ).

Koua XXV’II. — Entretenir selon la rectitude, c’est bien et heureux; on doit examiner la manière dont on le fait, par quel moyen et qui l’on entretient. Si l’on fait tout cela correctement, alors on réussira.

1. I désigne les coins de la bouche; les remuer, c’est manger et désirer manger.

Abandonner la tortue spirituelle, c’est abandonner la pureté, la vertu, et chercher les

plaisirs, les avantages temporels par tous moyens.

2. Tcheou Yih : regarder en bas pour son entretien, c’est faire des choses basses, contraires au droit. Le chercher en haut, chez le grand, c’est s’exposer à commettre des fautes (pour gagner la faveur).

3. C’est celui qui cherche son entretien contrairement à l’honnêteté et à la vertu. Dix ans équivalent à « toujours, jusqu’à la fin ».

4. Le sage doit entretenir, nourrir le peuple ; c'est la vertu du grand qui répand l’éclat sur le monde entier. Étant en un rang élevé, abaisser ses dons d’entretien jusqu’au peuple est chose excellente.

6. Le principe actif est ce dont le monde tire son entretien et chose redoutable. Une vigilance, une crainte constante du danger, est chose salutaire qui maintient dans le bien.

Koua XXVIII. — 1. II s’agit d’un excès de précaution, de crainte qui n’est point blâmable. C’est lorsqu’on doit poser un objet à terre, au lieu de se contenter de nettoyer, gratter celle-ci, y mettre du mao blanc.

4. Il en est du fonctionnaire comme de la poutre, le fort doit s’appuyer sur le faible pour maintenir sa position; mais s’il excède en complaisance, cela lui tournera mal.

o. C’est une inégalité, un défaut; l’un ne pourra aider l’autre.

6. Si les forces défaillissent dans une entreprise, il peut arriver malheur, mais ce ne sera pas un sujet de blâme. (Emploi du mot kioh dans le sens de traverser.)

Koua XXIX. — 1. Le cœur sincère et droit pourra s’affermir, réussir et, dans ses entreprises, il saura échapper au danger et acquérir joie et éclat.

Yan, lieu creux et dangereux dans la terre.

2. Celui qui est en danger et ne sait point en sortir, s’il reste ferme et garde le milieu, avec un peu d’effort, y réussira.

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