‹ Yih-kingChapitre 6 sur 31 · LX1V · texte numérisé non relu

LX1V

Wei tsi, traversée non achevée

feu

eau courante

On voit l’opposition des deux sens (LXIII et LXIV) dans les formes opposées des deux figures. Le feu qui est naturellement au-dessus, se trouvant en dessous, a donc traversé l’eau « traversée achevée. » A LXIV c’est le contraire. Cette section devait originairement précéder la section LXIII.

En parcourant ce tableau, on constatera aisément que, dans un certain nombre de cas, l’analogie entre la figure et le sens du mot qu’elle représente

LE YlH-KIiNG.

est lointaine et ne se saisit pas facilement; dans l’immense majorité des kouas, cette analogie se présente d’elle-même à l’esprit. 11 est donc difficile de nier les rapports existant entre les termes chinois et les hexagrammes correspondants. Il semble donc certain que l’auteur de ces figures avait ces rapports directement en vue. Cela est d'autant plus probable que les mots identiques à ceux que représentent les huit trigrammes, sont figurés par ces mêmes trigrammes doublés h II sera bon, en parcourant la traduction du Yih, de revoir ce tableau au commencement de chaque section.

Quanta l’origine de cette écriture trigrammatique i.e. au moyen de trois lignes pleines ou coupées, les Chinois l’attribuent à une source surnaturelle. Un dragon sorti du Ho se montra à Fuh-hi, portant sur son dos ces lignes mystérieuses. Pour nous, nous y voyons une transformation des cordelettes nouées qui formèrent le premier mode d’écriture usité en Chine, selon la traduction antique et constante. La coupure remplaça le nœud. M. de Lacouperie préfère les bâtons taillés qui servirent au même usage chez certains peuples.

t Voir dans le tableau, les kouas I, II, XXIX, XXX, LI, LII, LVII, LVIII.

N. B. Beaucoup de mots chinois, homophones aujourd'hui, ont des origines et des sens très différents, comme les divers mots français qui s’écrivent uniformément : « son, ton, salut, etc. ». Plusieurs étaient représentés par un seul et même caractère. De nos jours encore, les Chinois emploient, en certains cas, un caractère pour un autre de prononciation identique. On ne sera donc pas étonné de retrouver cet usage dans le Yih-King, par exemple aux sections II, XXXI et autres encore. *

Koua I.

tt Kién : principe actif, force vitale universelle.

Texte I. — (C’est) l’origine, le progrès, l’affermissement et l’achèvement des êtres L

Texte II. — 1. Le dragon caché, enfoncé dans l’abîme est sans action 1 2. (Voy. App. I.)

2. Mais il apparaît, on le voit dans les champs 3. Les bienfaits font voir l’homme vraiment supérieur. — L’influence de la vertu se répand au loin avantageusement. Com. IL (App. I.)

3. Le sage est ainsi actif et vigilant tout le jour; le soir même il est attentif, veillant et ne se repose pas. S’il survient un danger, une difficulté, il n’en éprouvera aucune suite fâcheuse. (Le sage rétablit toujours la voie de la justice, la foule et refoule sans cesse. Com. IL) (App.)

4. Le dragon se remue (saute) dans l’abîme; c’est bien 4. (Le prince sage exerce son action sur le monde.) — Il se répand au dehors et avance. Com. IL (App.)

5. II s’élève volant dans le ciel. Le principe actif s’élève et produit dans

1 Termes philosophiques indiquant toutes les phases de la vie des êtres. Cp. mon opuscule : Le texte originaire du Yih-King, pp. 11-14.

2 C’est-à-dire le principe producteur, plongé et se dérobant dans le chaos, ne produisait encore rien. Premier état de l’univers. — Ou bien : le prince, le sage enfermé dans sa demeure et ne se produisant nulle part, ne sert pas le monde, l’humanité.

3 Le principe actif commence à agir, il sort des ténèbres primordiales comme le principe universel, le tad des Brahmanes, et se montre par ses actes.

4 Le principe actif agissant en tous sens, atteignant tout.

LE YIH-KUNG.

le ciel. (App.) — -Ainsi le grand homme s’élève à la hauteur de sa mission et de ses œuvres. Com. II.

6. S’il devient trop fort et dominant, il y aura lieu de le regretter. — Trop de bonne fortune ne peut durer si l’on n’est prudent et modéré en tout. Com. II. Le principe actif doit céder au principe réceptif à certains moments ou bien les êtres ne se produiront pas. (App.) Cp. p. 30.

7. AToir de nombreux dragons sans tête c’est bonheur. — Lorsque le grand, le fort, sait être doux et complaisant, c’est un dragon sans tète; c’est là une condition de succès et de bonheur. La hauteur, l’ohstination, l’arrogance, représentées par la tête, sont des sources de grands maux. (Com.) Les propriétés du ciel ne doivent pas toujours prédominer (Com. II) (et étouffer toute influence de la terre ou de l'homme. La prospérité du monde dépend de la combinaison des forces de ces trois puissances). Ceci est une interpolation.

Com. I. — Grand est vraiment le principe originaire, le K’ien ! Toutes choses en proviennent. Il est l’origine du ciel et le comprend tout entier. Les nuages s’y produisent et la pluie s’en répand, tous les différents êtres en tirent leurs formes. Pour expliquer l’origine et la fin de tout, on emploie six lignes en six positions convenables (les kouas). Par leur moyen, comme par un char attelé de six dragons, on parcourt le ciel (on en sonde les mystères). L’action régulière du K’ien est de former et de transformer les. êtres. Chacun a sa nature et son emploi fixés; ainsi il maintient l'union et l’harmonie suprêmes. Ainsi toute chose progresse, reçoit ses bienfaits et se perfectionne.

Les chefs s’élèvent au-dessus de tous et, de la sorte, les états ont paix et prospérité. Le ciel se meut et agit avec grande puissance. Ainsi le grand, le sage exerce son activité sans jamais se reposer complètement.

Explication de l’hexagramme; symbolisme. — Ciel en action, puissance suprême. Le sage met toute sa force en action et ne se repose jamais.

Note. — Il n’est pas besoin de faire remarquer que le texte et les commentaires voient unanimement en ceci des idées philosophiques, ontologiques

Ai

ou morales, et nullement des pronostics à tirer, soit de lignes différentes, soit même d’une figure complète *.

Le dragon est, ou bien le principe actif originaire, producteur, d’abord invisible, renfermé en lui-même et sans action extérieure comme le lad brahmanique (1), puis sortant de lui-même et formant successivement tous les êtres (2, A), s’élevant jusqu’à produire le ciel (5), lequel, bien que supérieur à tout, n’absorbe point en lui toute l’activité (6).

Pour d’autres c’est le sage, le grand qui ne fait rien d'utile s’il reste renfermé en sa demeure, mais qui peut être le salut du monde s’il agit avec sagesse et zèle prudent, sans abuser de sa puissance, de sa supériorité.

Ces deux idées semblent mêlées; le § 3 ne se rapporte évidemment qu’à la seconde. Il peut n’être, du reste, qu’une phrase ajoutée à un premier texte.

Koua II.

= = il|l Kwün : a. Principe passif, réceptif. 1. Terre étendue et portant; 2. Femme, femelle; 5. Soumission, complaisance; 4. Support, appui. — b. Kwun, fermer, lier. — c. Kwun, vêtement impérial1 2.

Texte I. — Kwün : Terre recevant l’action du principe actif et portant, produisant; femelle portant et produisant, concourant à la série des quatre actes de la vie des êtres. (Cp. koua I, p. 39, n. 1 ’.) Le grand, en ce qu’il fait, ne doit point prévenir l’action des forces naturelles; s’il le fait, il échouera ; s’il agit après et la suit, il réussira. S’il met son propre avantage au-dessus

1 Que ces mots aient bien ce sens et ne soient pas des expressions augurales, c’est ce que prouve, outre les textes philosophiques donnés dans ma première étude , le commentaire même ou l’aile III du Yih-king, qui porte ceci :

Le Yuën est le commencement, la naissance des êtres; hâng en est le développement; H en est le fleurissement arrivant aux fruits ; tchâng est la formation complète du fruit. Shili tchi shlng.

D'après Tchou-hi, yuén et hàng sont l’expansion extérieure; li et tclidng, l’affermissement et le perfectionnement intérieurs.

2 Les phrases 4 et 5 semblent se rapporter à ces mots, qui ont le même son que kwun, principe passif réceptif. Voir p. 38, note.

de tout, il pourra acquérir des amis d’un côté, mais il les perdra de l’autre. S’il cherche la paix, la concorde de toutes les puissances, il réussira et sera heureux.

Texte II. — 1. Quand on marche sur le verglas c’est que la forte gelée arrive à son point extrême. (Cette phrase est une expression consacrée, peignant l’arrivée de l’hiver et le commencement des gelées. D’après la cosmologie chinoise, c’est le moment où le principe passif, réceptif, entre en action, commence à dominer et produit le fort hiver qui est son triomphe '. Il va ainsi du "verglas à la glace. La forte gelée commençant par un fin verglas est aussi le type du principe producteur terrestre qui commence par l’atome pour produire les plus grands corps. Nous avons donc en cette phrase la plus forte expression du principe Kwün, objet de la section.) (App.)

— Com. II. Lorsque le principe passif commence la période de froid, suivant son cours naturel il en vient aux fortes gelées.

2. Droite, carrée, vaste 1 2 (la terre), d’elle-même et sans travail, procure toujours des biens à l’homme. (App.) — Com. II. La voie de la terre est brillante, produit de grandes choses.

3. Celui qui maintient les lois (du ciel et de la terre) peut espérer le succès. — Com. IL 11 brillera à l’occasion.

— Quand on s’applique au service du prince, si on ne le fait pas parfaitement, on devra le quitter 3. — Savoir se conduire est glorieux et grand (Com. II).

— Bien qu’on ne le fasse pas d’abord parfaitement, on pourra réussir à la fin (Com.)

Note. — Ceci se rapporte au sens : soumission, docilité.

1 « Marcher sur le verglas » termes consacrés. Voy. Li-ki , cliap. Ts'i-Y, init. ; ils signifient aussi marcher avec prudence (Cf. W. Williams, p. 520) Iw-ï lï shuàng. (Cp. Introduction, fin et l’Encyclopédie Ku tze Kionij lin, fol. 1.)

2 Forme que les anciens Chinois attribuaient à la terre, un vaste rectangle solide. D’autres commentaires y voient les qualités du serviteur du prince. (Cp. Introduction, p. 31, 2.)

3 Ceci illustre les sens 3 et 4 du mot. Com. Kiai tze, etc. « Si on ne fait pas parfaitement, on doit cesser. » Tout ceci est interpolé.

4. (Sens kwun, fermé1 2). Sac lié, fermé, ne peut être loué ou blâmé (quant à son contenu). — Com. II. La prudence évite toute injure, tout dommage. — (Ce sac fermé est la terre, dont le contenu est inconnu et caché. C’est aussi l’image de la prudence nécessaire à celui qui sert le prince.) (App.)

5. Kwun, vêtement impérial -. Ou : « vêtement de dessous jaune. » Figure de la terre qui est jaune et sous le ciel. — - Com. II. La beauté, le bel arrangement est en elle — et se montre au dehors (Com. ). — Le texte ajoute : honneur, bonheur suprême. (App.)

6. Le dragon combat dans l’espace; son sang est noirâtre et jaunâtre. (Reprise du koua précédent : le principe actif lutte dans l’immensité pour produire; il produit le ciel qui est noirâtre et la terre qui est jaunâtre, selon la terminologie chinoise). (App.)

(Celte phrase finale s’applique à la fois aux deux premiers kouas).

7. Le nombre six est un nombre heureux; s’en servir assure le succès. (Phrase interpolée, expliquant l’usage des six lignes de chaque figure.)

Com. I. — Suprême est le principe passif de la terre, tous les êtres en reçoivent leur naissance, mais il est complètement soumis au principe actif du ciel. La terre en son amplitude porte toutes choses ; sa vertu est sans limite comme (celle du ciel). Contenant immense, son éclat est grand. Tous les êtres s’y développent ensemble. L’animal femelle (la jument) a la nature de la terre; elle la parcourt sans terme ni fin. Douceur et soumission (qui sont ses qualités) procurent le bonheur ; le sage doit les pratiquer. Le bien résultant de la fermeté paisible et durable correspond â l'immense vertu de la terre. (La jument est passive et active comme la terre qui reçoit et produit.)

Symbolisme. - Le double trigramme de la terre, la terre partout, indique la vertu caractéristique de celle-ci : supporter, entretenir tout. Le sage, s’y conformant, entretient et soutient tous les êtres par sa vaste vertu.

1 Kwun, lier, fermer. Ceci est un proverbe où est employé le mot k’ivun, fermer.

2 La couleur impériale est jaune : hoang. — On voit que les derniers rédacteurs ont réuni ici des choses disparates, les unes à cause des différents sens de k’wun, terre; les autres à l’occasion des différents mots qui se prononcent k’wun. Cp. p. 31, 1. 19.

Note. — Dans cette section, texte II, nous avons des exemples ou cas d'application des divers sens du mot kwun, principe passif en son expression suprême (1); forme de la terre (2); qualités de la terre (3); kwun, fermer, lier (4); kwun, vêtement impérial (5); ou bien : emblème de la terre et de ses secrets (4); figure de la terre (3) ; production delà terre (6). D’après le Tso tchouen du Tchun tsicou , an Xll de Tchao, § 8, le vêtement jaune désignerait la vertu nécessaire pour obtenir les hautes charges et leurs insignes, les costumes brillants!!

Koua III.

lii T’un et tchun : A. I. Bourgeon, pousse; 2. Croissance, activité; 5. Grandir,

avancer; B. Difficultés, arrêté dans son avancement, échec *.

Texte I. — C’est le commencement se développant, mais non affermi, achevé; arrêté au contraire. Par l’activité, le succès s’établit heureusement en tout ce qu’on peut faire.

Texte II. — 1. Pour s’établir solidement - il faut se maintenir en fermeté et droiture. (Pour maintenir le royaume) il est bon de constituer des chefs féodaux (2) (sens B). Bien qu’on ait des difficultés, la volonté doit toujours s’attacher au devoir. Si, bien qu’élevé, on condescend aux besoins des petits, on s’attachera fortement le peuple. Com. II. (App.)

2". Tchun est comme « arrêté par les difficultés, » comme un cavalier dont le cheval veut reculer (ou : un cheval monté qui veut...) (App.)

6. L’avancement, arrêté comme un cheval monté qui recule, fait répandre des larmes amères et abondantes. (App.)

1 Com. Yih-Mng Iwei , etc. f° 17. Vie commençant; bourgeon non développé; difficulté non extrême.

2 Litt., arranger, disposer d'une manière durable. Ou bien : « Quand on avance, grandit avec difficulté. » Le Com. II le prend en ce sens. Il s’agit d’une affaire que l’on commence, d’un état naissant. Tun se rapporte à tout cela. — Com. pvân hvan , avancer avec difficulté.

2'’. C’est comme la jeune fille que veut épouser un brigand ravisseur, elle doit rester inébranlable el attendre (plutôt) dix ans. (Malgré cela), elle pourra alors se marier et être mère.

(II est ici question de difficultés. — Un équipage solide, l’enfantement après dix ans indique le retour à la prospérité, à l’avancement. Com. II.)

4. Si elle est demandée en mariage selon les rites, qu’elle y aille et ce sera bien. Cela lui sera avantageux. — Il en est de même de l’équipage arrêté qui reprend sa course. (Com.) (Suite du § 2, séparée pour faire nombre.)

5. Dans le développement de la sève (sens 1, 2) des bourgeons, si elle se répand modérément, la croissance sera heureuse; si elle se répand trop, la croissance sera empêchée. (Com.) II en est ainsi si elle se répand avant d’être suffisamment riche et forte. Com. II. Al. « obstacle au développement : s’il est petit, l’issue peut être heureuse; s’il est grand, fin malheureuse. » Com. (App.)

3. Lorsque le gibier poursuivi s’enfonce inopinément dans une forêt profonde, le sage aime mieux l’abandonner que de s’exposer au danger. S’il l’y poursuit, il aura lieu de s’en repentir. (App.) Il sera réduit à l’extrémité. Com. II.

Noie. — Cette section se rapporte presque tout entière à tchun « difficultés entravant l’avancement, la réussite » ; 1, 2, 3, 4, 6 s’y réfèrent; § o semble se rapporter aux deux mots : l’un et tchun. L’ordre originaire des phrases a été troublé ici : § 6 doit suivre 2", et 4, 26... § 6 ne semble être qu’une interpolation destinée à compléter le nombre 6. Le § 4 semble être dans le même cas. Le § 3 indique la conduite à tenir dans une difficulté imprévue.

Symbolisme. — Le tonnerre sous les nuages ', entravé par eux, figure les difficultés. Le sage arrange les choses selon les exigences de celles-ci. Com. IL

Com. I. — (Les deux premiers kouas ont représenté séparément les deux principes.) Ici commencent leur mélange et les difficultés. C’est l’activité dans

1 Ici et dans tous les symbolismes suivants, il s’agit du sens des trigrammes. Voir p. 39 ss

ces difficultés qui mène au grand succès. Quand le ciel envoie (un temps de) troubles et de ténèbres, il est bon d’établir des chefs féodaux et de ne point se livrer à la sécurité et au repos. (Ceci semble ajouté par Wuh-Wang ou Tcbeou-Kong pour justifier leur conduite. Wuh-Wang créa plus de cent fiefs).

Koua IV.

~ ■ ' M Meng : Intelligence non encore développée; être non encore formé (App.).

Texte I. — Pour le développement (de l’intelligence) ce n’est point au maître (à venir à nous), il n’en a pas besoin, mais au disciple inexpérimenté à aller au maître. — Quand quelqu’un consulte le sort, le devin lui en dit une première fois l’oracle ; si à une deuxième ou troisième fois on n’est pas écouté ’, on ne l’annonce plus, on n’enseigne plus. (Interpolation.)

Com. 1. — L’ignorant progresse quand on le fait avancer en temps opportun..., l’entretenir et rendre bon est l’office du sage.

Texte IL — d. Pour dissiper l’ignorance il faut user des châtiments (pour maintenir les règles en vigueur. Com. II.) Il faut user d’avertissements et de punitions pour écarter toute cause de regret.

2. Il est bien de se préoccuper de l’ignorant et de soutenir la jeune fille. Ainsi ils pourront triompher de leur ignorance. (L’enfant fait durer la famille; il faut en avoir soin. Com. II. Le fort et le faible doivent s’entr’aider.)

3. N’épousez pas une fille si elle ne considère que l’or, si elle ne se possède pas elle-même 1 2; cela ne serait pas heureux. (Ce ne serait point agir convenablement. Com. IL) C’est-à-dire une fille ayant la qualité dont il s’agit n’est pas à épouser.

1 « On est méprisé, » ou bien : « On ennuie, » si on lasse l’ignorant. Com. I. — On le fait une première fois parce qu’on peut croire à la sincérité du consultant. Com. I.

2 Ou bien : En épousant... ne considérez pas l’or, la fortune, etc.

k. L’ignorance pauvre et abandonnée est chose funeste. (L’abandon, l’isolement tient éloignée la possession de la vérité \ Com. IL)

5. L’ignorant, tout jeune encore, peut arriver à bien 1 2 (être instruit). (Le bien de son état est la docilité, la douceur. Com. IL)

6. Si l’on châtie l’ignorant en le formant, on ne doit point lui faire du tort 3, mais au contraire l’en préserver.

Symbolisme. — Trigramme supérieur : montagne; inférieur : précipice; fermeté devant le danger. Com. 1.

En haut : montagne; en bas : source jaillissant. Le sage agit avec fermeté courageuse et développe la vertu 4. Com. II.

Koua V.

- W Su : Arrèl forcé, empêchement, obstacle, danger. Résistance anx forces

nuisibles.

Texte I. — L’homme droit et ferme aura un succès brillant, s’affermira, se complétera heureusement; il saura traverser les difficultés. (Litt. : Le grand fleuve; moyen de briser les obstacles, etc.)

Texte II 3. — 1. Obstacle, danger dans un pays désert, éloigné. Avec de l’adresse, de la persévérance et de la fermeté, on en sortira sans dommage. — (Le sage) ne veut pas briser violemment les difficultés; il suit les principes sans faillir. (Com. IL)

2. Obstacle, danger dans un récif, sur un banc de sable, une île qui obstrue la voie; avec un peu de peine on peut en sortir. (, Siao yeu yuen indique généralement les méchants propos.)

1 Seul on ne peut y arriver.

2 Plutôt : le jeune homme est ignorant, non encore formé.

3 Agir en voleur. Le châtiment doit produire du bien et non faire un tort quelconque.

4 On voit que l’accord entre les deux commentaires n’est point parfait.

3 Tous ces paragraphes donnent des cas d’emploi du mot su, danger, difficulté; des dangers de différentes natures en gradation ascendante. — Le 6e montre une difficulté et la manière de s’y conduire. (App.)

3. Arrêt, danger dans les terrains marécageux, fondrières. Si des voleurs , surviennent, ils saisiront (les gens ainsi arrêtés). Danger extérieur; avec prudence et circonspection on ne périra pas.

4. Danger, dans le sang, en sortant d’une caverne (d’être tué par des brigands).

5. Danger en des festins; issue heureuse si l’on est modéré. ( Ngân-i taitchï .) Les banquets seront d’heureux effet si l’on y garde le milieu. (Com. Il, Medium lenuere beati; nécessité de la modération dans les plaisirs.)

6. Danger que court celui qui est entré dans une caverne. S’il survient des hommes inattendus, trois même, et qu’on les traite avec respect, le bonheur s’ensuivra. (Com. II. Bien que la situation ne convienne pas, il n’y aura pas grande faute.)

Note. — Ce paragraphe est interpolé: la première phrase équivaut à § 4. La seconde, «s’il survient, etc. », est du symbolisme postérieur, inspiré par la vue des trois lignes pleines du trigramme inférieur. Ce sont là les trois hôtes.

Symbolisme. — Com. I. Su est : droiture en face du péril, fermeté inébranlable ne se laissant ni abattre, ni surprendre, et dont la justice ne s’affaiblit, ne s’épuise jamais. Celui qui occupe par sa dignité la place du ciel doit maintenir la justice, la fidélité au devoir; il pourra alors triompher des difficultés, quelque chose qu’il entreprenne. (Ap.)

Com. II. — Su est formé du trigramme « nuage » au-dessus du trigramme « ciel ». Ce sont les nuages s’élevant dans le ciel; ainsi le sage goûte joie et plaisir.

Koua VI.

£~ Sony : Recours au prince, procès, affaires publiques. (App.)

Texte I. — L’homme droit les empêchera; même en y procédant avec crainte et prudence, si le milieu en est heureux, la fin en sera funeste. On pourra aborder les grands, mais on ne traversera pas les grandes difficultés.

Com. ï. — Un procès ne doit pas être poussé jusqu’à sa fin; on ne triomphera pas des difficultés et l’on tombera dans un abîme. Le sage met au-dessus de tout le juste milieu et la droiture (et non le triomphe).

Symbolisme. — I. Force au-dessus, péril au-dessous (pour le petit qui plaide) représentent le procès. — II. Le ciel (au-dessus), l’eau (au-dessous) forment le koua (d’où danger). Le sage, entreprenant une affaire, délibère mûrement sur son commencement (avant de commencer). (App.)

Texte II. — 1. Si l’on se désiste (d’un procès) entrepris1, bien qu’il y ait quelque bruit (à ce sujet), le résultat final sera heureux. — Si le procès ne se poursuit pas malgré les pourparlers, l’affaire s’éclaircira. Com. IL

2. Si celui qui se désiste d’un procès (ou l’abandonne) retourne chez lui et cache l’affaire aux gens de son endroit, il n’en aura pas de désagréments. — Si le petit conteste contre le grand, les maux viendront comme pris à la main. Com. II.

4. Celui qui succombe dans un procès doit s’amender, retourner à la justice et reprendre son calme; alors il s’affermira heureusement.

5. D’un procès le commencement (seul) est heureux. Il conduit aux querelles, haines, etc. (App.)

6. Bien qu’on réussisse dans les affaires publiques 2 et qu’on obtienne à la Cour une distinction honorifique, celle-ci pourra être enlevée jusqu’à trois fois 3 4. — Com. Le succès final n’est jamais assuré. (App.)

3. a) Si l’on entretient en soi les vertus des anciens, on prospérera; la fin sera heureuse.

6) S’appliquer aux affaires du prince ne suffit pas pour faire l’homme parfait 4 (3e sens). Com. IL L’un et l’autre sont choses heureuses (a et b).

1 Song est, d’après Tchou-hi, un procès entamé, mais non encore décidé, réglé complètement.

2 Ou : qu’on l’emporte en un procès.

3 Ou : avant le 3e jour terminé. Cette marque de distinction est une large ceinture, insigne de dignité.

4 Ou : ne permet pas la perfection de ces vertus. — Com. 3 a) semble interpolé.

Note. — Il serait superflu de faire ici, de nouveau, la remarque qu’il s’agit non d’une recherche divinatoire, mais d’une leçon donnée pour éloigner des contentions et des procès. Le premier commentateur l’avait parfaitement compris, comme le démontrent ses explications, telles que celles-ci : « les contentions ne doivent pas être poussées à l’extrême. »

Le docteur Legge le reconnaît également puisqu’il dit : « They are, general protests against ail contentions and strife. » (Voy. p. 71 de sa traduction.)

Koua VII.

Cïlî Sze : chef; irouprs, aimée; peuple, foule.

Texte I. — Le chef expérimenté (âgé) est heureux et ne commet pas de fautes.

Com. 1. — Sze est « le peuple. » La droiture ferme rend bon. Par elle on peut rendre le peuple bon ; par elle on peut exercer le pouvoir souverain. Agissant ainsi, le fort atteint son but, et s’exposant même au péril dans des expéditions guerrières, il pourra ravager (conquérir) le monde. Le peuple le suit et il réussit. Comment en aurait-il du regret?

Symbolisme. — « Eau sous terre, eau au milieu de la terre. » Se conformant à cette image, le grand entretient le peuple (comme l’eau entretient les produits de la terre) et forme l’éducation de la foule *.

Texte II. — 1. Si une armée fait la campagne selon les règles (la justice et Part militaire), tout lui réussira (2e sens). Ou bien ; que l’armée se mette en campagne selon les règles..., ou il lui arrivera malheur. (App.)

"i En tout ceci nous voyons appliquées les différentes acceptions du mot sze, mêlées et sans ordre précis.

Sinon, il arrivera malheur. Com. Si elle viole les règles de la justice et de l’art militaire, elle aura un sort malheureux.

2. Si le roi est au milieu de ses troupes, tout ira bien et il ne se commettra pas de faute. Le chef doit répéter ses ordres jusqu’à trois fois, pour s’assurer d’être bien compris.

3. Qu’une armée ail plusieurs chefs 1 c’est une chose funeste. Les assistants du chef doivent le suivre et lui obéir sans commettre de faute. — Un commentaire 2 explique ceci autrement : l’armée (en présence des difficultés qui s’opposent à sa marche) doit céder et s’arrêter pour éviter toute faute.

4. Si l’armée se trouve dans un pays à gros gibier, elle fera bien de le chasser et de le prendre (pour subvenir à sa subsistance) 3. Ou bien : elle fera bien de prendre les ordres du chef pour ne pas faire de ravages inutiles. (App.)

5. Si le roi ne commande pas en personne, le fils aîné doit conduire l’armée; si ce sont les fils cadets qui commandent, comme ils sont plusieurs, il y aura (division), faute et insuccès 4.

6. Un grand prince qui a obtenu le mandat céleste crée heureusement un puissant état et donne la stabilité à sa dynastie. Un homme ordinaire ne sait pas y réussir (ne doit pas être employé).

Note. — Nous ne pouvons ici que renouveler la remarque faite à la fin de la section précédente. 11 n’est pas un seul mot qui fasse la moindre allusion aux pronostics. Tout, au contraire, en exclut l’idée. Aussi Legge dit très justement : « La conduite des opérations militaires est exposée dans l’hexagramme sze. »

C’est bien cela et nullement ce qu’il y a dans la Traduction elle-même.

t Chefs. Litt. corps de char. Expression usuelle. Cp. « quartier de l’est » = maître de maison.

2 Yih pi tchi neng Kiai.

3 Ou pour s’exercer à mener la campagne. La chasse a toujours été considérée en Chine comme un exercice préparatoire à la guerre.

* La même pensée se retrouve dans le S’ing-li ts'ing-i dernier traité.

LE YIH-KIJNG.

Koua Vin.

EE ~ it Pi : union, harmonie, rapprochement, aide.

Texte I. — Union, chose excellente, commencement heureux que l’on doit porter à sa perfection, sans faillir. Si l’on n’obtient pas la paix, la concorde, il en adviendra ultérieurement de grands maux.

Com. I. — Pi est « concorde, secours; le petit suivant le grand avec soumission. » Si le puissant étant à sa place, la concorde n’en résulte pas, la loi morale dépérira.

Symbolisme. — C’est l’eau par-dessus la terre figurant la concorde. C’est l’eau qui pénètre la terre et s’y unit sans laisser aucun intervalle. Animés de cet esprit, les anciens rois consolidaient leurs états et s’attachaient les princes.

Texte II. — 1. A l’homme sincère on s’unit aisément. L’homme droit et ami de la concorde doit être plein de cet esprit comme un vase de terre rempli (de vin ou de fruits). Il lui en viendra toujours de nouveaux avantages.

2. Si l’amour de la concorde provient du cœur, elle s’établira heureusement. — Com. II. Elle ne faillira pas de soi-même.

3. S’unir à quelqu’un qui ne le mérite pas est une source de maux. — Il en résultera du dommage. Com. II.

4. Être uni à celui qui nous est supérieur est chose heureuse. Com. S’unir aux sages; suivre les grands est bien.

o. (Modèle d’une union parfaite). Le roi chasse en trois saisons; chaque fois il permet que le gibier en vue lui échappe 1 et le peuple ne l’avertit pas (de sa fuite du parc) parce qu’il sait que le roi le fait exprès par bonté. — Cela prouve que le roi a instruit et formé ce peuple parfaitement. Com. II.

1 Le gibier étant concentré en un parc fermé, on ouvre un côté pour qu’un certain nombre d’animaux puissent échapper aux flèches; le peuple, sachant cela, les laisse fuir.

6. S’unir à ceux qui ne reconnaissent pas leur chef, ne lui sont pas soumis (ou s’unir sans reconnaître un chef), est chose mauvaise. — Il ne peut en naître rien de bon. Com. II.

Note. — Cette section est toute consacrée à des maximes relatives à la concorde , comme Legge le reconnaît sans hésiter.

Koua IX.

W Siao Ichu : pelit entretien; éducation, correction; arrêt.

Texte I. — L’entretien, l’éducation est comme un gros nuage venant sans pluie des contrées occidentales et contribuant au développement des êtres.

Com. I. — Le peuple est entretenu quand la bonté occupe le pouvoir et que grands et petits s’y accommodent entre eux. Avec bonté ferme chez les uns et soumission chez les autres, la puissance atteint son but, les desseins utiles s’exécutent. La figure du premier texte représente la prospérité, comme le nuage avançant, mais non encore répandu largement.

Texte II L — 1. Restaurer sa nature 1 2 est la loi de la raison; elle est sans erreur, c’est une source de bonheur. (App.)

2. Exhorter, amener à cette correction est une œuvre excellente; cela est le juste milieu qui ne peut faillir de soi-même.

3. Comme un char dont les roues sont détachées (ne peut marcher), ainsi le mari et l’épouse qui, détournant leurs regards l’un de l’autre ne vivent pas en concorde, ne pourront affermir leur maison. (3e sens.) Cp. Com. IL

4. Chez l’homme sincère le sang jaillit (les bons sentiments se font jour). Le respect se manifeste. Les supérieurs s’unissent à lui de sentiments. (App.)

1 Ici tchu est pris dans le sens d’éducation, correction.

2 La nature est originairement bonne; les désirs auxquels on cède la pervertissent. Il faut se corriger et revenir à l’état originaire. Voir p. 30 c. fin.

o. L’homme droit et sincère s’attache les autres et communique ses biens à ses voisins. — Com. II. Il n’est pas riche pour lui seul.

6. Comme après une pluie tout est remis en bon état, ainsi la vertu encouragée se parfait. Une femme, même accomplie, peut être surexcitée et difficile, comme la lune sur le point d’être pleine. Le sage doit corriger les défauts et les fautes, quand il y a quelque vice. (Effets du Tchu.) Com. IL (App.)

Symbolisme. — Le vent soufflant au-dessus du ciel. Ainsi le grand et sage élève et fait briller la vertu.

Noie. — Cette section, comprise ainsi et selon les commentaires, a pour objet unique la correction des fautes, la restauration de la nature. La femme la meilleure a des défauts qui demandent correction.

Koua X.

IJ : Marcher sur, se conduire, agir, suivre un chemin.

Texte I. — L’homme qui sait marcher sur la queue d’un tigre sans le faire crier *, réussira. (Comp. la fig. 19, p. 4, 1. pa lui seü.)

Com. I. Symbolisme. — Ciel au-dessus d’une eau stagnante. C’est la faiblesse, la douceur soumise marchant sur la force; la joie répondant à la force. C’est le fort juste et modéré occupant la dignité souveraine; exempt de faute, il est glorieux et brillant. Le grand et sage distingue le haut et le bas et donne satisfaction assurée aux désirs du peuple.

Texte IL — 1. Quand on se conduit avec droiture, on va sans commettre de faute. — Une conduite droite et pure est seule approuvable. Com.

2. Quand on suit la voie de la morale, on marche sur un terrain égal et facile; l’homme paisible et retiré s’affermit heureusement. — Gardant le milieu, il ne tombe pas dans le désordre. Com. II.

1 Figure d’une habileté, d’une adresse extrême. Exemple de l’emploi du mot li.

3. L’homme privé d’un œil peut encore voir; boiteux, il peut encore marcher, quoique mal Si dans cet état d’imperfection corporelle on marche sur la queue d’un tigre 1 2 (on fait un faux pas), on sera mordu, il en arrivera malheur. L’homme de guerre même peut faire un grand prince, s’il suit la bonne voie. — Il réussira si sa volonté est énergique. Com. II. (App.)

4-. Si même on est exposé à marcher sur la queue d’un tigre 2 (à de grandes difficultés) et que l’on agisse avec une crainte prudente, l’issue finale de l’entreprise sera heureuse. — On atteindra le but. Com. IL (App.)

5. Si l’on marche avec fermeté, le progrès sera fort et solide (sera poussé en avant). — Si la position est gardée convenablement. Com. IL

6. Si l’on a les yeux ouverts sur sa propre conduite et que l’on fasse attention aux pronostics, tout l’ensemble des actes sera spécialement heureux. — Quant aux chefs, il y aura lieu de les louer hautement. Com. IL

Note. — Tout ceci se compose de maximes relatives aux règles de conduite. — Aux paragraphes 1, 2, 3, 4-, 5 et 6 il y a aussi des cas d’application des divers sens de li.

Koua XI.

- M T’ai : union, pcnéliation; libéralité, générosité.

Texte I. — Le petit va au grand; le grand va au petit; de là heureux développement des choses. (La matière va à la force; la terre au ciel; les petits vont vers les grands.) (App.) Cp. 30, 1. 7, ss.

Com. I. — 1. Quand cette pénétration réciproque s’opère, le ciel et la terre s’harmonisent et tous les êtres se produisent. Le haut et le bas s’harmonisent et leurs intentions et fins sont identiques.

1 On ne peut marcher avec lui. Com. II.

2 Expression consacrée, signifiant rencontrer de grandes difficultés, se trouver dans une situation délicate, pleine de périls.

2. Le trigramme inférieur représente le principe actif et le trigramme supérieur, le principe passif. Le premier figure la puissance constitutive et le grand; le second représente la soumission, la réceptivité, et le petit, l’homme vulgaire.

La voie du grand s’élève; celle du petit est pleine de tristesse et silencieuse.

Texte II. — 1. (Image de l’union.) Les plantes dont les racines s’entremêlent ne peuvent être arrachées l’une sans l’autre (ainsi l’union multiplie les forces). (App.)

2. Si l’on supporte la rudesse des autres (pour rester unis) et que, s’étant éloigné i, on n’oublie pas ceux qui sont restés en arrière, que l’on traite amicalement ses égaux ( pih ); grâce à cette union, on se maintiendra glorieusement dans la voie du milieu. (App.)

3. Sans surface plane, point de déclivité; sans allée, point de retour2. Les difficultés dont on se garde 3 n’ont point d’effet funeste et ne donnent point lieu de regretter une conduite droite; la félicité s’ensuivra. — Com. II. La première phrase représente les rapports du ciel et de la terre.

b. Celui qui est flottant et peu ferme dans sa droiture ne gagnera pas ses voisins par ses richesses et ne deviendra pas digne de confiance, par cela seul qu’il aura été averti (union empêchée par des défauts). (App.)

5. Ti-Y, mariant sa jeune sœur 4, assura la prospérité, un succès supérieur (l’union des époux). — Com. II. II assure la réalisation de ses désirs, en restant juste.

6. Les murs d’une ville tomberont dans la boue, si elle n’a pas un chef (qui maintienne l’union); elle se fait alors elle-même son sort et n’aura que la honte à attendre. — Com. II. Ainsi l’ordre qui doit y régner, se trouble.

1 Litt. ayant passé le fleuve, ho.

2 Expression de rapports réciproques, d’alliance, union nécessaise.

3 Com. ==i'i . Ou : dans lesquels on reste droit et juste, pur.

4 Ti-Y est donné comme l’avant-dernier souverain des Shang-Yin (1191). Il prescrivit que les princesses impériales (mariées à des grands de rang moindre) perdraient leur qualité princière. Il assura ainsi leur soumission à leurs époux et la bonne harmonie du ménage. (Voy. T’ong tao tang Yih-king, f° 37.)

Symbolisme. — T’ai exprime les rapports, la perméation réciproque du ciel et de la terre. Le prince, par sa puissance, complète les actes réguliers du ciel et de la terre ; aidant, assistant leurs convenances, il soutient en même temps le peuple.

Note. — Cette section développe par des exemples l’idée de perméation, rapports, assistance mutuelle, union.

Koua XII.

— — P’t : 1. Opposition, fermé; 2. Nuisance, méchanceté; 3. Blâmer;

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