CHAPITRE Vlll
I»E l.’AXALYSE.
L’analyse opérant sur le variable, a pour objet une philosophie, exclusivement occupée de la sensation ; mais comme l'esprit humain, est logiquement conduit h cher"
KLÉMEIN.S DE PIÜLÜSUPIIIE. I KJ
cher la dernière raison des choses, l’analyse s’est jeté dans un monde imaginaire, hors de la sensation.
Le développement de l’analyse, peut être représenlé, par les quatre principales philosophies, qui en ont l’ail usage. Il commence h Canada dans l’Inde, et continué par Épicure dans la Grèce; par Bacon dans les temps modernes; il aboutit h M. Comte, qui a été plus loin que Cabanis et M. Broussais.
L’analyse indienne, employa le procédé de déduction, Épicure celui d’induction, et c’est ce qu’a fait particulièrement Bacon, qui l’oppose à celui de déduction.
Uinduction cherche encore quelque cause : mais depuis que toute idée de cause a été bannie de la science moderne, il n’est resté que le procédé X équation, qui réduit l’analyse b sa plus pure essence. C’est ce qu’a fait M. Comte. Son but est d’appliquer b tout, les lois mathématiques. Disons un inol de sa philosophie.
11 distingue trois états successifs dans le genre humain et dans l’individu. L’étal théologique, l’étal mélhaphysique, et l’étal positif. Il prétend que l’homme, comme le genre humain, passe successivement par ces trois étals. Selon lui, l’état positif a conquis les sciences, il lui reste b conquérir la société. Et cet état, sera l’état définitif de la société. Dans son opinion, il viendra un temps, où tous les phénomènes moraux, seront réduits b des formules aussi rigoureuses, que les phénomènes matériels. C’est le dernier terme de l’analyse, ou de la philosophie de la sensation; comme la théorie de Kant, est le dernier Içrme de la synthèse individuelle.
ÉLKMEH8 DE PaiLOSUPHlE.
Elle exclut la vie morale, parce que toute idée de loi , de devoir, se lie à des notions qui ne tombent pas dans la sphère de l’expérience. Aussi en suivant ce principe , on est conduit à la souveraineté primitive et absolue du peuple , entendue en ce sens, que le peuple est h luimême sa règle; qu’il fait la justice et le droit.
Dans la méthode analytique, les notions abstraites ou collectives, ne sont que des étiquettes, une facilité fournie à l’esprit , et rien de plus. Ainsi Tanalyse détruit l’idée à' être, de spiritualité, de cause, d'ordre, de vie, d'abstraction, tout par conséquent, hormis la sensation.
De plus, l’analyse détruit les procédés pour combiner les phénomèraes de la sensation; car ces phénomènes supposent la foi au témoignage ; la foi au témoignage se lie è celle de cause, de motif, d’ordre, d’unité, de socia bilité, etc. Notions qui toutes, disparoissent dans le creuset de l’analyse ; donc, par elle seule, point de combinaison, point de science possible. Ainsi il ne reste plus que la sensation pure, ou l’état de l’animal. Voilà le résultat de l’analyse; résultat qui dérive, nécessairement, de la destruction de l’idée d'étre.
Il faut ici remarquer, que la réfutation d’une erreur , n’est complète, que lorsqu’on l’a conduite à la destruction de toute vérité.
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