‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 18 sur 77 · DE LA SY.XTUÈSE · texte numérisé non relu

DE LA SY.XTUÈSE

Opposée h l’analyse, la synthèse part de l’absolu, de 1 immuable. Les systèmes synthétiques individuels, se présentent dans quatre états généraux : i" dans la philo-

KLkMEÜS DE FHII.OSUPHIE.

Sophie indienne; 2 ° dans l’école pythagoricienne ; 5° dans les tcms modernes chez Spinosa; 4° dans la philosophie de Kant.

Les plus anciens philosophes de l’iude, sont partis de l’idée de l’étrc, conçue dans sa plus grande simplicité. Ne pouvant y découvrir rien de distinct, ils ne virent dans le monde, aucun individu séparé de l’être absolu. Le panthéisme sort de cette méthode. La philosophie indienne, n’a vu dans l’univers, qu’une émanation de l’être, sans limite, sans distinction, sans réalité individuelle. Delà, son panthéisme colossal.

D’autres philosophes , partant de l’idée de l’être, ont admis deux choses essentiellement distinctes, et coéternelles dans l’être : la substance et la forme ; ainsi, ils distinguoient l’âme du monde, de la matière. Ce système a dominé dans la philosophie pythagoricienne.

Spinosa, identifiant la forme avec la matière, arrive par cette voie, au panthéisme matérialiste,

Kant s’est demandé si l’idée de l’être étoit extérieure au moi, ou n’étoit qu’une modification du moi, et il n’a pu résoudre cette questiou. Sa philosophie, n’est qu’une immense abstraction de tout ce qui n’est pas le moi. La synthèse individuelle, a donc produit le panthéisme idéaliste, dualiste, matérialiste et logique, qui n’est que l’affirmation du moi. On retrouve au reste, dans l’Inde, ces quatre sortes de panthéisme.

tLÉMCNS DE PIlli.Ü.SOPniK.

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