IV
PBbPACF.
la vth'ilc rccomjiliso , cl quVpanclicnt dans une amc l’cspérancc cl l'arnuur.
C’est pour nous associer s’il est possible, à celte belle mission , que nous publions ces ÉIcmens de philosophie , qui ne seront tout au plus , qu’une humble et timide préface , du magnifique ouvrage que le génie prépare, loin des passions tumultueuses de la politique humaine , sous les inspirations de la foi. Et ceux qui les méditeront, comprendront aisément, tout ce que nous ilcvons aux leçons et aux lumières de celui dont l’amitié nous honore, et dont nous voudrions consoler toutes les douleurs et porter seul toutes les angoisses.
Jamais peut-être, à aucune époque de son exis- , tence, le sacerdoce catholique n’eut devant lui une mission plus riche d’espérance. Débarrassé par la divine providence, des tristes et inquiètes sollicitudes que donnent les richesses, et que nourrissent les pesantes faveurs du pouvoir, il ne peut, il ne doit plus ambitionner que deux choses -. la science et la charité i et ces deux choses que les révolutions ne sauroient lui ravir, lui assureront infailliblement la conquête pacifique du monde des intelligences; ,si loin, bien loin des intrigues de cour , des passions ou des espérances politiques, il n’oublie pas, qu’il n’y-apour lui, sur cette terre, qu’un intérêt, la gloire de son Dieu et le bonheur de ses frères , à
PREFACi:.
quciqu’opiniun qu’ils apparlioniicnl, cl en quelque région que les aient jetés les tempêtes de l’ciTcur ou les orages du vice (i).
(i) Nous n’avons pu que gémir profondément des tristes querelles survenues , il y a queUpies semaines , entre des hommes dont nous respectons les opinions personnelles ; mais qui, dans leur polémique de chaque jour, mêlent trnjt souvent la cause de Dieu et de l'église , à des intérêts ou à des espérances, qui ne sont pas purs, peut-être, de tout égoïsme.
Si ces déplorables démêlés n’étoient de nature à compromcUrc le clergé et le catholicisme eu France , nous ii’cii parlerions jamais ; mais comme ils sont gros de passions politiques ou d’amour-propre blessé, nous osons conjurer le clergé français, dont l’honneur et la gloire nous sont plus chers que la vie, de demeurer complètement étranger à des discussions, qui lonohcnt ti de trop petites intrigues, pour qu’on doive les confondre avec la cause de Dieu et celle de l’église.
Prêtres de Jésus-Christ, ^nous sommes, nous devons être les hommes de Dieu et de .la France, les* hommes de l’huinanité toute entière; et malheur à nous, si, en épousant des passions d'un jour, nous faisions blasphémer le nom de notre Dieu et sa lui sainte, iï ceux qui ne les connoi.sscnt pas; et si, par une connivence coupable, nous nous enlevions la po.ssihililé et l’espoir de ramener au catholicisme, ceux de nos frères qui n’ont peut-être besoin , pour croire a la^vérité dont nous sommes les gardiens, que de voir le sacerdoce de Jésus-Christ, placé au-dessus, bien au-dessus de ces nuages stériles, qui se forment dans les ba.sses régions de l’égoïsme. Nous avons besoin de popularité, sans aucun
PRÉriCE.
Mais, cominc une prodigieuse aelivité s’est manifestée dans le monde de la pensée, en dehors du catholicisme et de ses lois, et que les partisans d’une stérile science se sont imaginé, que le catholicisme étoil l’ennemi de tout progrès dans l’ordre scientifique ; de là, l’espèce d’excommunication intellectuelle dont le sacerdoce a été frappé à leurs yeux. Que faul-il, pour ramener à la vérité ces intelligences deux fois déchues, tourmentées de ce qu’elles croient savoir, bien plus que de ce qu’elles ignorent.^ Deux choses dans l’ordre des doctrines : premièrement, établir avec tout l’ascendant d’une irrésistible logique, que hors de la foi qui sert de ba.«e à la science de Dieu et de l’univers, il n’y a pour toute intelligence créée, que le triple tombeau du panthéisme , du sensualisme et du scepticisme , ces éternels ennemis de toute vérité comme de tout progrès.
Il faut prouver en second Heu , dans la chaire , dans renseignement , dans les livres et de mille
doute : il nous la faiu immense, il nous la l'aut grande cüinnie les besoins de l’homme déchu , étendue comme l’univers. Or, ilest un moyen infaillible de l’obtenir, c’est de nous placer par la science et par la philosophie, par la prédication et par l’enseignement, par le zèle et par la charité, à la hauteur des besoins de notre épot[i\c ; c’est d'ambilionrtrr de toutes nos forces, de devenir les /n-écepUars et les incnlora des peuples, en leS inondant de lumières, de bienfaits et d'amour;
l’RLPACE.