CHAPITRE VII
CIIOY.'WCES PSVCULOGIQCeS UIJ GENRE HIIMAI.N.
L’observation attentive des faits généraux, nous o convaincu, que la dégradation primitive de l’homme, et que la transmission de cette dégradation, à toute la race humaine, étoient deux articles du symbole universel. La régénération, ou la restauration de rhumanité, par un secours divin, par un rédempteur, par un envoyé céleste, par le f' erùe humanisé, en un mot; est un autre point fondamental des croyances générales.
Ces grands faits , incontestables , parce qu’ils reposent sur la base la plus large de certitude, sont indispensables pour pénétrer dans la science de l’homme.
Mais quelles sont les croyances psycologi<jues du genre humain sur l’homme? ou en d’autres termes, quelles sont les facultés intellectuelles et morales, que le genre humain
iy8 klémlks de putLOSOPniE.
apcrpéluelleivient el iiniverscllcmentreconnucs dans l’âme humaine?
Le genre humain a cru perpétuellement, qne l’homme étoit un être organisé, fait h l’image de Dieu , revêtu par conséquent, de certaines propriétés inhérentes à sa nature. Ainsi, il a ern, comme il croit encore, et croira toujours, que l’homme dans la simplicité et dans l’unité de sa nature intellectuelle, éloit un être pensant, aimant, et doué d’une puissance interne, en vertu de laquelle il pouvoit atteindre librement ses destinées. Intelligence, amour, liberté, voilh l’homme moral, et à cet égard, on ne trouve pas le plus léger dissentiment dans l’histoire du genre humain. Toutes les langues novnmcnlï' intelligence, Y entendement, la raison, la mémoire, Yimagination, etc.
Ces phénomènospsycologiques, qui ne sonlqucl’hommc considéré sous divers aspects, sont reconnus universellement.
Toutes les littératures reconnoissent encore , un double amour dans l’homme : L’amour du bien infini, sans bornes; et l’amour du bien créé, l’amour de soi. Fideo meliora proboque, détériora sequor; cet adage, est de toutes langues.
La liberté humaine, ou le pouvoir dans l’homme, de s’affranchir, sous l’influence de la grâce divine, de la tyrannie du mal, est un dogme universel. Les erreurs partielles sur le libre arbitre, que l’on aperçoit à certaines époques, dans le long cours des siècles, telles que, le quiétisme indien, le dualisme, le fatalisme , et le sensualisme; ne détruisent pas plus, dans la conscience humaine, la foi au libre arbitre, queles égaremens partiels, dans l’humanité, sur l’être infini, n’altèrent, fondamentalement
ïLÉMENS DE rUlLOüOPHIE.
la foi à son existence. Et sur l’anlorité des croyances générales, nous sommes aussi certains du l’existence de l’homme, comme être intelligent, commettre doué de volonté et d’amour , comme être libre enfin ; que nous sommes certains, de la réalité de l’être absolu , de Dieu en un mot.
Or, la pensée, Vamour , la liberté, qui'dans l’homme, donnent lieu aux phénomènes de la mémoire, de l'imagination, de l’entendement, de l’attention, de la perception, du jugement, du raisonnement, de la volonté et de l’action ; qui embrassent l’homme, tontes les propriétés et tous les développemens de son être; tous ces phénomènes psycologiques, disons-nous, reposentsur la foi de l’univers. La conscience du genre humain, les avoue tous, les certifie tous, et pour les nier , il faut renverser la base de toute certitude; s’enfoncer, et se perdre dans un doute éternel.