CROYAXCES GÉNÉRALES SL'H LA FAMILLE
Les traditions mosaïque$,d’accord avec les doctrines universelles , nous apprennent que le genre humain a commencé par une première famille, créée de Dieu dans on état d’innocence, et appelée, par ses immortelles destinées, à une félicité sans bornes (i).
(t) Dixit quoque Dominut : non est boniim hominem esse solam; faciamas £Î adjulorium simtlc sibi. Gin. 2, 18.
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Ellü rcçul, liés le commencement, la loi de vie en hèi iluge{i). DéiJOuilléc bientôt par sa chute, des magnifiques prérogatives qui embollissoicnl son berceau, elleenlraîna la race humaine toute entière, dans sa dégradation originelle, d’où elle n’a été tirée que par le Verbe fuit chair.
Mais quelles ont été les croyances de l’univers, sur l’élut de famille?
1 ” Le genre humain a toujours cru, et croit encore, que r homme ne peut se perpétuer, que selon les lois établies par le créateur pour la reproduction de la race humaine. Faciamvs ci adjutoriuni sitnile. sibi. Erunt duo in carne unâ. 11 n’a jamais regardé l’adultère, la promiscuité, la polygamie et le divorce comme l’étal normal de lu famille. Et en remontant h l’origine des traditions orientales, on retrouve la famille constituée comme elle l’est encore, chez toutes les nations civilisées par le christianisme. Uunité conjugale a été regardée partout comme son état légitime, son élal de progrès et de perfectibilité. 11 JS a plus; lu virginité elle-même, a conquis les hommages du mondeenticr; et aux jours de sa plus grande dépravation morale, il a environné de son admiration, l’héroïsme virginal, et la fidélité conjugale. Les littératures de tous les peuples, célèbrent avec un religieux transport, la lidé-
Dixil(|uc Adaiti : hoc mille, os ex ossibus iiieis, cl caro de carne iiieâ. Gen. 2, a 5 .
34 - Quamobrem , rclinquet homo palrcm suuui , et lualrcm , et adbærebit uxori suæ, et cruut dao in caruc unâ.
(i)Legem vilæ bærcditaxit illos... Eccli. 17,9.
Tcstainentum æleriuiin ronslituit cuin illis, cljustitiam et judicia sua ostendit illis. Eccli. 17, 10.
IILKMENS DE PUILOSOPIIIE.
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lilé de l’iiomme-époux ; les soucis, les soins de l’hoiniuejtèie; la chaslelé de la femme-épouse, les tendres inquiétudes de la feuune-inère; les larmes, le deuil, les tribulations de la femme-veuve; la ‘sainte fidélité à ses premiers sermens; et par-dessus tout, l’héroïsme divin de la virginité ; dont le genre humain, touten l’exaltant sans mesure, n’offre point de Type complet avant Jésus-Christ, et que la femme par excellence, que la divine Marie, type vivant, et immortel, de la femme régénérée, a rendu si facile, que sa réalisation inspire h peine de l’étounemeut aux nations civilisées par le Christ. Pour détruire le fait que nous constatons, sai^oir, que le genre humain a toujours cru, que runité conjugale, réalisée par le père, la mère et l’enfaul, dans la famille, étoit l’état normal de la société primitive, son état légitime, sa constitution naturelle et définitive; il faiidroit établir deux choses.
1° Qu’il y a eu un temps, dans la durée des siècles , où l’adultère, la promiscuité, la polygamie et le divorce ont été universellement répandus ; *° qu’en supposant funiversalité de cette déviation , de cette perturbation fondamentale dans l’état social; le genre humain tout entier, a cru réellement, que l’adultère, la promiscuité des brutes, que la polygamie , que le divorce , loin d’être des désordres moraux, étoient un progrès véritable dans la famille, son état de perfectibilité , sa légitime constitution.
Or , nous défions hardiment le saint-simonien le plus intrépide dans la logique des convoitises, d’établir par des faits authentiques, qu’il fut un temps, où l’univers entier, s’avisa de croire, qu’il avoit été le jouet d’une erreur capitale, en environnant de son estime, et de son admiration.
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ÉLLMEN8 DE PHlLOKOPillE.
riiomme>përe»rhommc-époux, la feanuc-épouse, la femmemère, la femme-veuve, et la femme-vierge.
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