LI.ÉUEKS DE 1-HILÜSOPnlE
agression du pouvoir, entendue en ce sens, c|n’une nation n’a nul besoin d’une décision, ou d'une direction de conscience, dtins ce cas terrible et qu’elle peut décider
elle inênic, si le cas de la résistance a lieu.
Ainsi, quand saint Thomas, avec une foule de docteurs catholiques, enseigne qu’une nation pont opposer In force à un tyran notoirement reconnu pour tel ; il faut entendre, que la conscience de la nation , est toujours dirigée par l'autorité spirituelle , régulatrice suprême du pouvoir et de l’obéissance. Elle n toujours enseigné aussi , que le droit du souverain, deincnre inaltérable, inainissible par conséquent, aussi long-lems , qu’il est soumis lui-mcnie h la loi de justice. Et nous le répétons , le peuple , n’est pas juge, des cas où la loi divine de justice est violée fou • damcntalcnient, par le pouvoir un ou collectif. Ainsi les croyances catholiques , ofl’rcnt une théorie parfaite sur la société. Le pouvoiret l’obéissance ont des garanties impérissables , et la loi divine , devient une loi de vie et de liberté. L’arbitraire disparnit; et l’homme sujet , l’homme citoyen , en obéissant h l’homme prêtre ou h l’homme roi , n'obéissent qu’à Dieu , seul souverain légitime, pareeque seul, il est la justice immuable, infinie. Ces croyances clairement enseignées par l’église, flottoient dans la conscience du genre humain ; on en retrouve des vestiges inciraçables chez tous les peuples. Jamais chez aucune nation de la terre,
la force brutale ne passa pour un droit sacré Toujours
l'homme eut horreur du joug de l’homme , commandant en son nom seul; alors même, qu’esclave avili , il obéissait à ses cruels caprices, et traînait honteusement des fers.
« Selon Confucius, tous les devoirs de l’hominc, dé-
SI 3 ÉLÉMENS DE PniLOSOPBIE.
> coulent de la loi divine , qu’il appelle le grand Ly, • C’est sur le grand Ly , ajoute ce philosophe célèbre , » que la société est fondée. C’est le grand Ly qui lie les » hommes entre eux : ôtez le Ly , tout sur la terre , n’est
> plus que trouble et confusion ; il n’y a plus ni rois , ni » grands , ni supérieurs , ni inférieurs. »
Dans la société , telle que Platon la conçevoit , il n’y a ni despotes , ni esclaves ; elle est fondée sur l’obéissance de tous , è la loi divine. Les magistrats ou philosophes, ne sont que les premiers sujets delà loi souveraine. L’homme n’obéit donc point h l’homme, dans celte société; et Platon ne craint pas d’avancer que Ih , où l’homme seul , commande , la société sera en proie à des déchiremens sans fin. t Quiconque, ajoute Platon , ébranle le loi divine , » arrache le fondement même de la société, (i) >
Donc , partout et toujours , la religion , ou la loi divine, a été regardée comme la base de toute société; comme la source de la justice et du droit.
(i) Si qais rcligionem cODVcIlit, societalis fuadamentum cobvcU lil. Plat., dt Bepubt.
Jamaia Élal ne fut fondé , que la religion ne lui servît de base.
Kodssead...
On bâliroit plutôt une ville dans les .lira, que de fonder un Etat sans religion... Plütabque.
ÈLÉMENS DE PUlLOSOPlllB.
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