CROYANCES RELIGIEUSES DE L'HVXANITÉ
§ I. Spiritualité, immortalité de Tàme.
En cherchant ce qu’il y a d’inimuabic et de permanent, dans la conscience universelle , nous nous sommes convaincus, qu’à tous les âges, de sa vie, le genre humain, a toujours eu les mêmes croyances fondamentales sur Dieu, sur la création, sur le monde angélique, sur l’homme, sur son état d’innocence primitive, sur sa chute et sa dégrada tion; sur la promesse et l’attente d’un restaurateur divin, de sa dignité première; nous avons retrouvé partout, les mêmes dogmes sociaux ; et le symbole de l’humanité nous a paru identiquement le même que le symbole catholique , avec celte seule différence, que celui-ci, est le développement complet et sans mélange d’erreurs, du symbole antique , qui n’en contenoit que le germe.
Recueillons encore, quelques autres traditions religieuses du genre humain , et nous nous convaincrons toujours davantage , de l’immuable unité de l’ordre de foi , envisagé dans son étendue la plus absolue.
La spiritualité et l’immortalité dé l’âme humaine , forment un des points fondamentaux de la foi de l’univers... et jusqu’à ce que , par l’imposante autorité des faits , ou ait établi , qu’il fut un lems oii le genre humain tout entier, crut au dogme brûlai de la matérialité absolue de
latUI'NS IIE rillLÜ.SOI’lIlF..
notre être, et îi la ruine totale de nos Immortelles espérances, le philosophe catholique, pourra soutenir fjne la spiritualité et l’immortalité de l’Ame, forment un article du symbole des intelligences.
Faisons l’homme, est-il dit au livre iminortcl : /iitsons L'homme à notre tma"e et à notre resscmblarice; et le i8' siècle, tout hébété de sa haine contre Dieu, a bien osé soutenir, que Moïse ne croyolt pas à la spiritualité et à l’Immortalité de nos âmes !
Il est inutile de reproduire sur ce point , les traditions de l’église catholique, consignées dans la Bible, dans tons les écrits des Pères , et des saints docteurs fi). Bornonsnous , à citer quelques témoignages , puisés dans les littératures anciennes.
Observons d’abord , que la spiritualité et l’immortalité de l’Ame humaine se retrouvent au fond de tous les systèmes de philosophie spiritualiste. Le panthéisme, identifiant le fini avec l’inflni, et déifiant le moi humain , est il l’opposé du matérialisme; et II en est ainsi de tous les systèmes de philosophie synthétique.
La uiatérialité do l’amc humaine , se retrouve au fond de tous les systèmes philosophiques qui reposent sur
(•) Qui ne counoil ces oractes tiibliqucs , expression sublime de nos iinmortcllcs deslinées ?
Fulgebunt jiisli quasi slettw, iii perpétuas (clernitales, Dan. la, 3. Saliabur cum opparueril ^toria tua, Psal. i6 >5. Torrente voluplatii potabiseos, Psat S.'i, g. Ihunl de virliilc in virlulem, Psal. 83, 8; deetarilalt in ciaritatem. Qui bibunt me adhuc sHienl, clqui eduiit mead/iucesurient, Eccli, a4|ii9- Jbuntin l'i’fom irtcniam, Mallli. a5, 46. Ælernam gloriœ pondus operalur in nobis, Corint.
Quettes pcnsiics?qnelles iiuages ?... Voilà la grande loi du progrès éternel de ritum.-inilé... V'oilà le terme de ses espér.mces...
ÉLÉMENS UE PHILOSOPHIE
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l’analyse, ou qui prennent la sensation pour point de départ.... Mais jamais l’antique Orient , jamais les siècles du paganisme , jamais les hordes barbares elles-mêmes , ne perdirent la notion de la spiritualité, et des destinées futures et immortelles de notre âme.
Écoutons Phocylide:
€ Les parties qui composent le corps humain, forment » une harmonie qu’il n’est pas permis de détruire. Nous » espérons que ceux qui ont abandonné leur dépouille, » en sortiront bientôt pour venir dans la lumière. Ils > seront un jour des dieux, car les âmes des morts sont » incorruptibles. L’esprit est l’image de Dieu; pourlecorps, I) il vient de la terre, cl s’en retourne en terre; nous ne » sommes que cendre, mais l’esprit remonte au ciel (i).»
'L’immortalité de Tùmc humaine se retrouve au fond de tous les cultes superstitieux. Jamais le genre humain, n’eu perdit la mémoire....
Le culte des ancêtres, la prière pour les morts, les cérémonies funèbres, n’ont pas cessé un seul jour d’occuper la pensée de l’homme déchu.
L’idolâtrie étoit fondée en grande partie sur le dogme de l’immortalité de l’âme. Comment auroit-on fait l’apothéose de l’homme, si on avoit cru qu’il inouroil tout entier ? La métempsychosc, la nécromancie, la magic, si
(i) Antcquaiu revertatur puWis ia terram uadèei'at, vtspirilus rudeat ad Dcam qui dédit illam. Ecet, ij, 7.
Oa lit ces paroles dans le songe de Scipioii :
«Ce n’est pas toi, mais Ion corps, qoi est mortel... C’est l'âme qui i> est l'homme, et de même que le Dieu élcroel donne le mouvement • an monde, qui est périssable eu partie; ainsi l'àmo immortelle » meut le corps J'ragile,
Di- I. i by Googli
ELKMBRS DK POILOSOPniE.
répandues chez les nations idolâtres, se lient clairement au dogme de l’immortalité de Tâme.
«Tous les anciens peuples, dit l’abbé Foucher, (Mémoires de l'acad. des inscr.^ont reconnu l’immortalité de l’âme (i); non en vertu des raisonnemens philosophiques; » mais guidés par le sentiment interne, et par la tradition « générale, qui n’avoit point encore reçu d’atteinte. On » ne s’avise point de prouver ce que personne ne révoque
• en doute. »
Le culte des ancêtres est universel à la Chine. On suppose que les âmes résident dans des tablettes, devant lesquelles on brûle des morceaux de papier doré. Le même usage se retrouve à la Cochinchino et au Tonquin.
Le dogme de la résurrection des corps lui-méme,n’étoit pas inconnu au monde ancien.
« Sozios, est-il dit dans le Zend-à-Yesta,issud’uno vierge, » viendra le dernier; vainqueur de la mort, et juge des dé- » mons, il réveillera les morts; .. ils se relèveront dans leurs » corps, et désormais immortels, Sozios les jugera du haut » de l’empyrée (2).
(i) Cétoit le dogme de» Egyptiens et des Clinldéeus; do là, ccl oracle clialdaiquc ; o Hâlez-voiis de vous aclirmiiicr vers la splemlcnr
• du Pire, de qui vous avez reçu une .àmc pénétrée de la splendeur
• divine. •
(a) La croyance de la résurrection , dit Voltaire , est bcanronp plus ancienne que les temps liistoriques. Diet. phil.
Voyez JoB... Ezicuizi.... ch. Sy, 1 ;
Seminatur in corraptione, surget in incorruptionc.
Seminatur in ignobilitale, surget in glorii...
Seminatur in iiiGrmitatc, surget in virLute.
Seminatur corpus animale, surget corpus spiritale, lCorinlh.1^,^%, 4S, 44-
D’oü seroit venue à tontes les nations, cette vénération religieuse ponr la dépouille des' morts, et pour leurs cendres, si elles n’avoicnt eu une foi, au moins confuse, an dogme de la résurrection de la chair?
A mesure que l’antique Orient dévoile ses richesses littéraires, les croyances catholiques obtiennent une plus éclatante confirmation. Et le moment n’est pas éloigné, oü tous les souvenirs des traditions du genre humain, étant recueillis par la science, le symbole de l’église romaine recevra une justification, que l’incrédule ne soupçonne pas.
$11. t.i: jugemunl, particulier et universel.
Tontes les nations de la terre, ont cru également, que les âmes subissoient après la mort, un jugement irrévocable, suivi de récompenses ou de châlimens éternels {1).
Ecoutons Platon, que M. de Maistre appelle l’auteur de la préface humaine de l’Évangile.
« Quand donc les morts arrivent devant le.juge, ilexa- » mine l’âme de chacun, sans avoir égard au rang qu’il
• occupoit sur la terre. Mais bien souvent, considérant » l’âme du grand roi des Perses, ou d’un autre roi, ou de » qnelqu’homme puissant, il u’y découvre rien de sain ;
(1) Jadicabit orbeip lcrræ. Psal. 9, g.
Judicabit iu nationibus, impicbit ruinas. Id,, 109.
Tune videbnnt Glium hominis venicnlem in nube, cum potestatc et majcstalc magnS. Matth., 24, 3 o.
Boulanger avoue • que les anciens dogmes du grand juge , du
• jugement dernier, et de la vie fulnre, ni£mc en se. corrompant ne > s'C'tcignirent jamais . . Reck, sur te iie$potitme oriental.
ULbSIliKS UE PIIILUSÜPUIF..
» au contraire, les parjures cl les injustices dont elle s’est » rendue coupable, la couvrent comme d’autant de meur- » Irissurcs et de plaies; elle est tonte défigurée par l’or- » gueil et le mensonge; il n’y a rien de droit en elle, parce » qu’elle n’a point été nourrie de la vérité. Maîtresse de » suivre sespenchans, elle s’est plongée dans la mollesse, » la débauche, l’intempérance, dans des désordres de » toute espèce; de sorte qu’elle regorge d’infamies; ce que » voyant le juge, il l’envoie ignominieusement dans la pri- » son, où elle doit subir les supplices qu’elle a mérités; » car, il convient que celui qui est puni justement, le soit » afin d’en tirer de l’avantage en devenant meilleur, on • pour servir d’exemple aux autres, et les porter à se » corriger par la crainte que son châtiment leur in- » spire. Or, ceux que les dieux et les hommes punissent » afin que leur punition leur soit- utile, sont les malheu- » reux qui ont commis des péchés guérissables : la doua leur et les tourmens leur procurent un bien réel, car a on ne peut être autrement délivré de l’injustice. Mais a pour ceux, qui ayant atteint les limites du mal, sont a tout-à-fait incurables, ils servent d’exemple aux au a très, sans qu’il leur en revienne aucune utilité; parce a qu’ils ne sont pas susceptibles d’être guéris, iis souffri- I ront éternellement des supplices épouvantables. C’est a pourquoi, méprisant les vains honneurs, et ne regardant a que la vérité, je m’elTorce de vivre et de mourir en a homme de bien; et je vous y exhorte ainsi que tous les a autrès, autant que je puis. Je vous rappelle à la vertu,
B je vous anime h ce saint combat, le plus grand, croyez- » moi, que nous ayons h soutenir sur la terre. Combattez » donc sans relâche, car vous ne pourrez plus vous être.
KLEMENS DF. PniLUKOPIIlE.
> h vous même d’aucun secours, lorsque présent devant » le juge, vous attendrez votre sentence tout tremblant
> et saisi de terreur. Cette sentence rendue, le juge or-
> donne aux justes de pâsser à sa droite et de monter onx
> cieux; il commande aux médians de passer h sa gauche, » et de descendre aux enfers. •
Ce passage tiré du Gorgias de Platon, n’est que l’expression de la tradition universelle, sur le jugement final, sur l’enfer et sur le purgatoire.... Le dogme du jugement final, se retrouve au milieu de toutes les supertitions païennes.
§ III. Le Ciel.
L’univers entier, a cru au dogme des récompenses de l’autre vie, et h des récompenses immortelles.
Nous sommes dispensés, sans doute, de recueillir, sur ce point les traditions bibliques; car il faudroit, pour ainsi dire, transcrire la moitié des livres saints. Mais le dogme de la félicité éternelle ne périt jamais dans le monde. Des sombres régions du trépas, s’élèvera toujours un cri d’espérance «ut* que mon Rédempteur esl vivant, al que je le verrai dans ma chair: c’est le cri de l’humanité déchue
Ecoutons Platon, parlant avec son langage presque évangélique, des récompenses de l’autre vie:
« L’âme , qui par de continuels efforts de sa vo- » lonté , avance dans la vertu , se corrige du vice, est » transportée dans un séjour d’autant plus heureux et Il plus saint, qu’elle .s’est plus rapprochée de la perfection » divine » ....
J30 ÉLÉUENS DE PHILOSOPHIE.
c Les Ames, dil Socrate, qui demeurant chastes et pures,
• se sont préscrvées^ de la contagion du vice, et ont eu
> dans un corps mortel, une vie toute divine, retournent 1 vers les dieux d’où elles viennent.»
Dans son livre de la consolation^ adressé à Marcia ; «Ce
> n’esl pas votre fils que la mort a frappé, dit Senèque,
» mais seulement son image. Délivrédu fardeau du corps, » et immortel maintenant, il jouit d’un état meilleur. Son » âme est retournée aux lieux d’où elle étoit descendue;
> là, un repos éternel l’attend: élevée dans les hauteurs » des deux, elle habite avec les âmes heureuses, elle est
> reçue dans leur société sainte. Delà, elle aime encore à
> abaisser ses regards ici-bas, et à contempler ceux qu’elle
> a laissés sur la terre. >
< Ils ont, dit Cicéron, dans le ciel, une demeure à part, t où ils jouissent d’un bonheur sans fin. »
• Père très-saint et très-bon, dit Scipion à Paul-Emile,
• qui se présentoit à lui en songe, pourquoi m’arrêter iciibasî pourquoi ne pas me hâter d’aller à vous, qui êtes »en possession de la véritable vie? Et sou père lui répond : » Jusqu’à ce que le Dieu , dont tout ce que tu vois est le
• temple, te délivre lui-méme, des liens du corps; l’entrée » de ces lieux t’est fermée ( i ) . »
Les poètes grecs et latins ont laissé des descriptions brillantes des champs Elysées; ou du séjour des âmes justes.
{i) Songe de Seipion, chap. 5.
ÉLÉMEN5 DE PHILOSOPHIE.
aa I
§ IV L’enfer , rélcruité dee aapplices, le purgatoire.
Le dogme des peines de l’aulre vie, et des peines éternelles, se retrouve dans les croyances de l’humanité. Les livres saints proclament cette vérité fondamentale , avec une grandeur accablante (i).
«Ceux qui ont atteint les limites du mul dit Platon (Gor- » gias), sont toul-h-fait incurables; ils soufiriront Üernelletment des supplices épouvantables. »
«Lésâmes qui ont commis des crimes plus grands, dit- »il ailleurs (livre des Lois), sont précipités dans l’abyme a qu’on appelle l’enfer, on d’un nom semblable; lieu re- > douté des vivons et des morts, et dont la pensée trouble
• encore l’homme pendant son sommeil. •
«Jeune homme, tel est le jugement des dieux qui habitent
• le ciel; des dieux, que tu t’imagines ne pas s’occuper de » toi. Les bons seront réunis aux bons, et les méchans aux a âmes des méchans.
» Quand tu pénètrerois dans les profondeurs de la terre; » quand prenant ton vol, tu t’élèverois dans les hauteurs 9 des deux, le supplice que tu as mérité t’atteindra, soit ici-
(i) Dabit igiiem et vernies iu carnes eorum, ut uranlur et sontiant, osque m sempiternum. Judith, cantic., i 6 , 3 1 .
. .Quis babitabil de vobis, cam ardoi'ibus iempiternii? Isaïe, 33 , 14. ignem snccendisli, et ardebit nsque ïn œlirnam.. Jereh., 17, 4. Ibuntin suppliciuui æternum.. .Mettii., q 5 , 46.
Ignis alerni pœnam sustinent. Jitdee, 7.
Uabunt pœnas iii interitu alternas. II. T/iessal., 1 , 9. Cruciabuntnr die ac iioctc, in sxcalorum sœcula.,, Apjc 3o,io.
3’ia
1>E eiIlLO^OPlllE.
• bas, soit dans les enfers; soit dans un lieu plus terrible
• encore. »
• Socrolc, au rapport de Cicéron, enseignoit qu’il y a
• deux chemins dilTérens, pour les âmes, lorsqu’elles seraient du corps. Celles qui, entraînées et aveuglées par les
• passions, se sont souillées de vices cachés, ou de crimes
• publics, prennent un chemin détourné qui les conduit
• loin de l’assemblée des dieux.»
« Les chrétiens, dit Cslse, ont raison de penser que ceux » qui vivent saintement, seront récompensés après la mort,
• et que les méchans subiront des supplices éternéls. Du
• reste, ajoute-t-il, ce sentiment leur est commun avec
• tout le monde. •
Le 6* livre de l’Enéide, n’est que la tradition poétique des dogmes de l’immortalité de l’amc; du bonheur qui attend les âmes justes, et des supplices réservés aux méchans.
Le théâtre lui-même retentissoit de ces vérités terriblc.s; les tourmens des réprouvés étoient représentés sur la scène.
Le supplice d’ixion et de Prométhée, celui de Tantale et des Danaïdes, ne sont que de sombres images, ou fond desquelles SC retrouve la foi de l'éternité des peines.
La foi h un état intermédiaire entre le ciel cl l’enfer, est encore un des points des croyances de l’humanité.
Les anciens reconnoissoient trois états düTércns de l’âme après la mort. Le premier, étoit l’état de bonheur, dont les âmes saintes jouissoient éternellement dans le ciel ; le second, l'état de soulTrance auquel les âmes des méchans, les absolument incurables, dit Platon, étoient con-
damnées éternellement dans les enfers. Le troisième état.
ÉtÉMENs un niiiLo.supHin. aaÔ
miloyeii entre les deux autres, étoit celui des âmes, qui sans avoir mérité des châlimens éternels , étoient encore redevables à la justice divine.
« Ceux que les dieux punissent, dit Platon, afin que leur
• punition leur soit utile, sont les malheureux , qui ont
• commis des péchés guérissables. »
Selon la théologie païenne, pleine encore de la mémoire des antiques traditions, le plus grand nombre des âmes des morts, snbissolent dans les enfers, des supplices proportionnés à leurs fautes, ou errant çà et Ih, sur la terre, elles attendoient en souffrant ainsi, que la justice divine fiït satisfaite.
De là, les prières, les rites expiatoires, les sacrifices offerts universellement pour les morts.
Les Romains appcioient ces rites J usia et les Grecs rtltri), c’est à- dire expiation.
Platon parle des sacrifices qu’on faisoit pour les âmes des morts:
«Musée, Orphée, Limis, et les fils des Muses, dit-il, re- » commandent non seulement aux simples particuliers, » mais aux villes mêmes, de ne pas négliger ces saintes pra- » tiques, qui sont d’une grande efficacité, pour délivrer les
• morts des tourmens qu’ils endurent. »
De là l’exhortation si fréquente chez les anciens, d’apaiser les tn ânes, P lacar é manes. Ily avoitune liturgie, des formules de prières pour les morts; diverses inscriptions trouvées sur d’antiques tombeaux en font foi.
« Ames célestes, venez à son aide.
« Que les dieux te soient propice».
• Mânes 1res -saints, je vous recommande mon époux,
• Daignez lui être indulgents. •
ÉLÉMENT DE Ptll LOSOrUIE.
Lafoi^ un état intermédiaire, se retrouve chez les Scandinaves. Selon les livres Zends, les hommes qui meurent avant d’avoir été entièrement purifiés, souQrcnt des lourmens dans l’autre vie , dont la durée est plus ou moins longue, suivant la gravité des crimes qu’ils sont destinés 5 punir.
On retrouve dans le Zend-a-Vesta les trois états, dans l’un desquels, sont nécessairement placées les âmes, après leur sortie de cette vie. Le Behercht (le ciel) ou les âmes occupent des demeures pins ou moins proches d’Ormuzd, selon que leurs œuvres ont été plus ou moins parfaites.
Le Douzakh, (l’enfer) où sont reçus les méchans, par les damnés et par Arimane. Enfin, le Hameslan, où vont ceux dont les bonnes et mauvaises actions, sont à peu près égales, où ils doivent rester jusqu’à la résurrection, et qui est entre le ciel et l’enfer.
Ainsi, tous les siècles comme toutes les générations répètent: «C’est une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés(i). »
(i) Sancta ergo et salubris est cogitalio pro defunclia exorare, ut a pcccatis eolvaiitur. Macu., lib. a, cap.ia,46.
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