‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 38 sur 77 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

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§ 1. La prière.

La prière est un dogme social; c’est ce qu’allestcnt la voix du genre humain , et les monumens écrits de tous les peuples. L’univers, ce pèlerin du teins, n’a pas cessé un seul jour , depuis soixante siècles , de faire’ monter vers l’éternel, le cri de ses besoins, l’accent du repentir et celui de l’espérance. Quoi de plus touchant, quoi de plus pur et de plus sublime, que la prière catholique ! Quelle sourced’espérance elle ouvre dans l’ame h quelle hauteur elle élève cet être d’un jour, l’homme , fait pour conquérir l’éternité !

La prière, forme un des plus beaux et des plus magnifiques chapitres de la littérature sacrée ; et rien , sons ce rapport, no sauroit être comparé aux formules priantes de nos saints livres.

Quelle prière en effet, que celle du père des croyans, implorant la clémence divine en faveur de ces villes infâmes, que sa justice alloit frapper ! Quel ravissant tableau que

KI,i';MKÎ<S IlF PHItOSOPHlE.

celui de ce vénérable palriarclic, sollicîlonl aux pieds de son Dieu le pardon d’une race perverse (i)!

Quoi de plus pénétranl que la prière de Moïse deniandaiil gi âcc pour les enfnns d’Israèl («)! Où trouver des lorauiles de prières comparables h celles de Job, de Judilb, d’Esllier, de Tobie, du Psalmislc, de Salomon, cl des aulrcs |)roplièles?

Quel livre pria jamais comme le Nouveau-Teslament?

El ([lie nianque-t -il h l’homme de foi, s’il lui esl permis el possible, de placer dans son cœur cl sur scs lèvres, celle prière par excellence, que le Verbe divin fait homme, daigna enseigner Ini-mème à ses premiers disciples, et qui répond à Ions les besoins, comme à lous les désirs de riiommc voyageur?

La prière esl le cri de toutes les ualions; tontes les litléralnres connues ratleslcnl.

Les livres de l’Inde, les Védas, el leurs commenlaires, sont remplis de prières, étonnantes d’élévation, riches de poésie cl pleines de vie. -

Les littératures chinoises, persanes, arabes, sont enrichies de forninlcs de prières, où se retrouve le cri de riiumanilé déchue, calamiteuse; mais point déshéritée de l’cspérancc, parce que le désespoir n’a jamais prié.

(i) Ciitfi. i8, 25 rt Mliv.

(a) Exod., 5a, y., lo.. ii el suiv.

Voy. Job,, ch. lo, v. a cl suit...

Voy. les Psaumes. Voyez-lcs loos.

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