CHAPITRE XllI
corvcLCSiosr de la quatbièihe partie.
En cherchant è établir l’ordre de foi, nous nous sommes convaincus que le genre humain, a toujours eu les mêmes croyances fondamentales sur l’infini et le fini , sur Dieu et la création. Nous avons reconnu è l’éclatante lumière des faits généraux, quels étoient les articles du symbole des êtres intelligens; nous les avons discernés h travers les opinions fugitives et insaisissables do la raison privée; à ces immortels, h ces imposans caractères d’unité,d’ universalité
KIÆMEN» DE PHILOSOPHIE. ï3g
cl de pcrpéliiilé, comme on recoiinoll l’être infini, par ses allribuls d’unité , d’immensité et d’éternité.
D’un autre côté, nous avons établi invinciblement, qu’il falloit .admettre comme vrai, comme infailliblement certain, tout ce qui porte le grand, l’indélébile caractère de permanence et d’universalité ; et cela , sous peine de tomber dans le sce|)licisme le plus complet, ou d’arriver îi l’idiotisme le plus absolu.
Or, tout ce que nous avons dit, guidés par la tradition, sur Dieu et l’univers , porte celte empreinte; et nous défions qui que ce soit , de prouver, que les croyances que nous attribuons à l’humanité , ne se retrouvent pas dans la littérature et dans la tradition universelles.
.Mais la logique humaine, en forçant la raison individuelle, h adhérer h ce qu’il y a d’immuable et de permanent dans la conscience du genre humain, ou 5 se plonger avec rage , dans les ténèbres du scepticisme , ne saiiroit porter plus loin , la puissance du raisonneiqpnt : force est donc, à la raison de l'homme, de se soumettre à l’imposante autorité des croyances universelles, ou de se suicider, ou de s’anéantir elle- même.
Et la vérité étant, comme nous l’avons démontré, ce à quoi adhère la raison générale; les points de cette foi universelle étant constatés, nous avons donc maintenant, une basi: inébranlable de certitude ; nous connoissons donc maintenant, le fait, qui peut seul, engendrer une théorie générale de l'esprit humain; nous possédons, en un mot, les éléinens d’une véritable philosophie.
Le coup d’reil trop rapide , sans doute, et trop superficiel que nous avons jeté sur les croyances sociales , ne nous a permis, ni d’apercevoir, ni de révéler tons les lé-
ÉI.ÉMENS DE PniLOSOPUie.
moignages , qui établissent invinciblement chaque article du symbole de l’univers ; mais peut-être, comprendrn-lon qu’un ouvrage de philosophie élémentaire , cesseroit de l’être , s’il élendoit ses limites au-delà de celles que lui imposent , et son titre , et les besoins de ceux que nous avons spécialement en vue.
L’Inde , cet immense foyer de philosophie , et de traditions catholiques , n’a pas encore été explorée par la science.
Nous sommes heureux de pouvoir annoncer à la jeunesse studieuse, queM.lebaron d’Eck.stein,l’un deshommes les plus érudits de l’Europe, fouille depuis plusieurs années, avec une infatigable patience , dans la littérature sanskrite , et se prépare à populariser dans le monde savant , les spéculations étonnantes de la philosophie de l’antique Orient (1).
Un jour, et ce jour n’est pas éloigné, tons les matériaux seront préparés, pour la démonstration la plus catholique du catholicisme. Les langues sanskristes, chinoises et sémitiques, commencent à être étudiées par des hommes, qui cherchent dans cette effrayante étude, autre chose qu’un passe-temps, qu’une vaine pâture à l’orgueil, ou qu’un aliment à la cupidité. Quand la pensée catholique aura plongé dans les profondeurs de ces littératures trop long-temps oubliées, et en aura fait jaillir des torrens de
(1) De son côté, M. Bumoaf, jeune et savant orienlalislc , réunit autour de sa chaire une jeunesse uombrense; et tout semble annon* cer, que la France, ne sera pas la dernicreà puiser, dans les trésors încontios de la littérature sanskritc, des richesses, que rAllcmagnc savante a déjà entrevues..*
ÉLÉMENS DR PUlLOgOPmE.
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lumière, pour éclairer la grande thèse du catholicisme primitif, prouvé par les traditions générales, et les plus générales; alors, de nouvelles destinées commenceront pour l’église éternelle. Replacée dans la conscience par la philosophie catholique, la Coi développée à son tour par la véritable science, consommera cette grande révolution que la civilisation européenne pressent, dont elle a un immense besoin, et qui, embrassant dans son immortelle unité, tontes les nations de la terre, réalisera cet oracle du livre où tout est écrit: « Elle rassemblera les peuples et les » rois dans son unité, afin qu’ils adorent le Seigneur.» In conveniendo populos tn unum et reges ut serviant Domino (i).
(i) Psal. loi, a3.
ÉLLMENM DE MIILaSOEkllK.
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GINQUnUlE PARTIE.
VPPUCATIO:* DK LA METHODE DR PHILOROPHIK QUK CO^X^EKT CKT ECRIT, AU r.ATllOLICISME ENVISAGÉ COMME ETANT IDENTIQUE A LA BASE MÊME DE LA RAISON, ET COMME ETANT LE PRINCIPE GENERATEUR DK TOI TE SCIÇXCK ET DE TOUT PROGRES.