CHAPITRE VIII
I.A AÉG.ATIOX D IX SEIX POIXT DES CROVAXCES C.\TII««.I(}i:r.S, MÈXR TOl'T ESPRIT COXSÉQEEXT .AE SCEPTICISME.
Noos avons établi que le critérium de la vérité, ne se trouve nulle part, et que le scepticisme par conséquent est la loi même des êtres intelligens: ou qu’il faut admettre comme infailliblement vrai, ce qui est certifié, par le témoignage du genre humnin, cc qu’il y a on un mot, de permanent et d’inaltérable dans la conscience de l’univers. Ce principe posé, il est évident, que la négation du témoignage du genre humain, sur un seul point de sa croyance, implique la négation de Son témoignage universel; on en d’autres termes, si on admet la faillibilité de la raison humaine sur un seul point de sa foi, le privilège de l’infaillibilité ne lui appartient sur aucun: et le scepticisme couvre le monde des intelligences, d’uue nuit éternelle.
Mais croyaucqs du catholicisme ombrassent toutes les croyances de l’humanité: elles n’en sont que la complète manifestation. Lo.syavbolo de l’église romaine comprend en cflet, tout ce que l’nniver.s a uniformément et
perpétuellement cru, sur Dieu et la création, surrhomnio et ses destinées. . .
Mais si la foi de l’église romaine est identique aux croyances permanentes de l’humanité; si le symbole catholique n’est que le symbole universel , élevé à sa plus haute puissance', nier un seul article de ce symbole, c’est l’anéantir tout entier, c’est ébranler, c’est détruire le témoignage infaillible de l’église, sur tous les points de sa croyance. Car, si son témoignage est faillible en un point, et si ce qu’elle a cru perpétuellement être la vérité, n’a été cependant, qu’une perpétuelle erreur, son symbole perd tout empire sur ma foi, je dois le rejeter comme un instrument d’erreur, comme la tyrannie de mes espérances.
Il y a plus .quiconque regarde comme inutile, puérile, ou absurde, une pratique religieuse, consacrée par le suffrage de l’église romaine, et catholiquement reconnue comme favorable à la piété, tant qu’elle ne dégénère pasen superstition; doit, s’il est conséquent, nier le symbole entier de sa foi, et de négation en négation, aller jusqu’au silencieux tombeau du scepticisme. Et rien n’est plus évident; car, le mépris du chapelet par exemple, qui est une dévotion catholique, implique le mépris de l’autorité de l’église qui l’a consacrée. L’autorité de l’église méconnue sur un point, par une raison qui se constitue son juge, n’est plus Infaillible pour celte raison superbe. Elle ne l’est pas, par rapport au point de sa croyance que cette raison abjure; elle ne peut pas, elle ne doit pas l’être sur les autres vérités qu’elle impose à sa foi. Faillible, trompeuse en lui parlent du chapelet, elle peut, elle doit lui parottro telle, en lui parlant des impénétrables mystères
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de la Trinité , do la création , de la chute de l'homnic , de l’incarnation du Verbe, de la nature et des propriétés éternelles de i’4treinfini,etc...,donc, la négation d’un seul point des croyances catholiques, mène tout esprit conséquent, au fond du scepticisme.