‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 50 sur 77 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

QCICOKQDB ADMET EN UN SEl'L POINT, LE TéMOICNAGE DE LA HAISON BCMAINE, DOIT ÊTRE CATHOirQCE ROMAIN, OV DEVENIR SCRPT'iqDG.

Ces propositions se déduisent logiquement , et avec une sorte d’intuition, du grand principe que nous avons donné pour base à la philosophie. Toutefois, on nous saura gré, peut-être, de les avoir dégagées du principe qui les contient, en les appliquant au catholicisme.

Achncttre le témoignage de la raison humaine sur nn seul point, c’est déférer è l’autorité du genre hnmain, c’est soumettre sa raison à la sienne.

Mais, ou la raison individuelle en sc captivant sous le joug de l’autorité générale, la croit infaillible ou faillible. Si elle ne lui reconnoU qu’une autorité faillible, le doute, mais le doute absolu est la loi de son être; et la vérité demeure pour elle un problème à jamais insoluble. Si en admettant un seul point des croyances de l’humanité, elle

u58 ÉLÉMEKS DE EBILOSOrBlB.

défère à l’antorité de la raison hamaine, comme à l’antorilé la plus haute, ou comme à une autorité infaillible; il faut, de toute nécessité, qu’elle se soumette au témoignage de la raison du genre humaine, sur tout ce qui est immuable et permanent dans ses convictions ou dans scs croyances.

Or, les croyances immuables et permanentes de l’humanité, sur Dieu et l’univers, ne diffèrent des croyances immuables et permanentes de l’église catholique, sur Dieu et l’univers , que par voie de développement; et nous défions qui que ce soit , de découvrir une différence radicale et substantielle, entre le symbole primitif, et le symbole catholique. Si donc, la raison conséquente est conduite logiquement, à reconnoUre comme vrai, comme infailliblement vrai, tout ce qu’il y a de permanent et d’inaltérable dans la conscience humaine; il faut nécessairement, que l’homme intelligent, qui est raisonnable par cela seul qu’il défère au témoignage de l’humanité, soit catholique romain comme il est raisonnable; puisque le catholicisme, n’est que la forme vivante , divine , inaltérable , et éternellement progressive , des croyances générales sur Dieu et l’univers. Donc , quiconque admet un seul point des croyances de la raison humaine, doit être catholique, sous peine d’abjurer la raison générale et sa propre raison, c’est-à-dire, sous peine de tomber dans le scepticisme.

ELÉMBV.S DE PHUOSOPHIB.

Page 1