‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 51 sur 77 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

L1 MÉTHODE o'aCTOBITÉ EST LA SELLE VOIE PODB ABBIVEB IXTAIL- LIBLEMENT AD CATHOLICISME, TODTE METHODE IKDIVIDCELLE ABODTlSkAÜlT IBÉVITABlISMEST AV SCEPTICISME.

Nons avons prouvé que l’individualisme sous ses deux formes, qui sont la synthèse et l’analyse Individnelles, n’aboutissoit, et ’nc pou voit nhotilir qu’au scepticisme... point donc, de certitude possible pour la seule raison. Prenant pour point de départ, l’ordre invariable, ou les croyances une et permanentes de l’humanité, nous avons montré comment le témoignage universel, ou la parole humaine dans ce qu’elle a d’inalterable, engendre lo certitude définitive, complète, absolue.

Ce criCerium indélébile de tonte raison faillible, une fois reconnu, nous avons compris comment l'homme, sans passer par l’état du doute, parvient, dons sa condition présente, à la certitude complète et définitive.

Mais le témoignage universel, ou' la raison de l’humanité, étant pris pour base immuable de l’esprit humain^ l'homme qui suit les conséquences logiques de ce critérium de toute certitude, est inévitablement conduit jusqu’au catholicisme; pourquoi ?

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Parce (|iic la foi iimnuable, permanente et universelle de l’hunianilé, loin de répugner h un seul article du symbole romain, proclame universellement, perpétuellement et à jamais, les mêmes vérités; proscrit, abjure et repousse les mêmes erreurs fondamentales; en sorte que, quiconque admet le témoignage universel comme la loi '■ de son esprit, de sa raison et de son être; admet le prin- cipe qui renferme implicitement le symbole entier de l’église catholique. Car, en quelque point de l’espace et dn temps, qu’une intelligence ait été jetée; si, cédant librement à la loi de son être, elle obéit aux traditions primitives, et universelles; si du moins, elle obéit, h tout ce qu’elle en a pu connoitre ; cette intelligence (ïit-elle reléguée parmi les bordes souvages, croit implicitement au symbole catholique. Rcmurquons-lc bien ; en prenant l’homme il son état le plus voisin de l’abrutissement, c’est-àdire, à l’état sauvage : là, encore, nous trouvons sur son front, un rayon de vie, et dans sa conscience, la lumière des antiques traditions, que le langage humain y a déposées; que les habitudes et les mœurs de la tribu y conservent.

Or, que fait le missionnaire catholique envoyé par la divine providence, à ces robustes enfants de la grande famille? fera-t-il le vide dans l'intelligence du Samoledc ou du Hottentot ? non. Il prend sa foi au degré de développement où la conservoit le reflet de la parole sociale; et à l’aide des notions grossières , qu’il trouve dans cette intelligence dégénérée, il réveille la foi complète des traditions primitives , sur Dieu et la création ; puis , par un développement naturel , il greffe le symbole catholique , sur ce sauvageon , qui ne vivoit plus , que d’une sèvu altérée ; mais qui , dans cet état , ponvoit, par une loi

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(lo progrès cl de simple développement, parvenir à l’âge viril en Jésus-Christ , ou à la foi du symbole catholique.

Donc, la méthode d'autorité que nous donnons pour base à la raison, mène infailliblement et par un développement naturel, au catholicisme romain, sans jamais passer par le doute. — Ce que ne fait pas, ce que ne fera jamais, toute méthode individuelle.

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