CHAPITRE XV
LE SYMBOLE CÀTHOLIQDE POSSEDE LB PLUS HAUT DEGRE DB CER- TITUDE QUI SE PUISSE IMAGINER, EN SORTE QUE, s’iL ETAIT POSSIBLE qu'il fut UNE ERREUR , LE SCEPTICISME SEROIT LA LOI DE l’univers.
Nb nous lassons pas d’environner la même thèse , de considérations nouvelles et de nouveaux aperçus. Il y a si loDg-tems qu’une raison superbe s’est accoutumée è mutiler la vérité éternelle et immuable comme Dieu , que quelque claires que soient les notions catholiques, que nous exposons , peut-être ne dissiperont-elles pas tous les préjugés que nourrissent des intelligences, qui s étoient accoutumées à considérer la vérité comme une découverte et une création de la raison particulière. Prouvons donc que le symbole catholique possède le plus haut degré de certitude qui se puisse concevoir , en sorte que rien ne sauroit être vrar, si lui-même n’est pas la vérité.
Qu’est-ce que le symbole romain ? Le résumé complet de toutes les croyances de l’humanité sur Dieu, et la cj'éation. • ■
Quelle est l’antiquité de cet impérissable symbole ? Son origine remonte an berceau du monde , et au delà ; puisque le premier article de sa foi , est la foi à l’existence
ÉI.ÉMENS DE PHILOSUrUIE.
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«5lernelle d’un Dieu toul-puissnnl, infini, qui a créél’univers. Quelle est son universalité ? Celle de l’humanité même , puisque là, où il y a un homme, là aussi, se retrouvent quelques unes de ses rroyanccs, quelques vestiges de sa foi.
Quelle doit être sa durée? Point d'autre que celle du genre humain , pareeque le jour où le genre humain cesseroit de croire aux vérités du symbole éternel , au moins au degré nécessaire à l’existence de tout être intelligent , seroit le jour de sa ruine , le jour où finiroit sa vie.
Mais si le symbole catholique embrasse l’universalité , "t h prrpétililér si toute vérité uniforinément jerue dans le monde des intelligences , est une portion inaliénable de sa foi, il est plus qu’évident , que cet immortel symbole implique le plus haut degré de certitude qui se paisse concevoir. Et d’ailleurs, nous connoissons toutes les formes réalisées de la pensée et des opinions individuelles. Toutes ces formes, dans la période qui s’écoule depuis la création de l'univers jusqu’à Jésus-Christ,* se résolvent invinciblement dans le panthéisme , le matérialisme , ou le scepticisme. Le paganisme n’est que le sensualisme déifié. Or, ni le panthéisme et ses formes diverses, ni le matérialisme, ni le paganisme ,ni le scepticisme , n’ont été à aucune époque de la période qui précède le christianisme, le tymbolede l’anivcrs. Aucune de ces productions individuelles du moi, ne fut permanente, uniforme, inaltérable, universelle. Le^enre humain est là pour l’attester. Il en est de même de tous les résultats individuels de la pensée philosophique ou hérétique , depuis l’établissement de l’église romaine. Tous," ils se réduisent au panthéisme, au sensualisme ou au
ÉLÉNENS UE PHILOSOPHIE.
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sceplicismc. .Mais celte de la cilé du mal, n’a
jamais été un article du symbole de l’église éternelle; et jusqu’à ce que l’on prouve que depuis dix-huit siècles , il y eut, un jour, oii l’univers entier fut panthéiste , motérialiste ou sceptique, il nous sera permis , de refuser à l’erreur , les indélébiles caractères de la vérité, qui sont, l'unité, l’universalité, et la perpétuité, ces formes finies, mais permanentes, de l’éternité, de l’immensité , de l’unité infinie.
Il est donc prouvé que le symbole catholique possède, et, possède seul, le plus haut degré do certitude qui se puisse concevoir, en sorte qu’en lui seul se trouve la vérité immuable cl absolue. '