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CHAPITRE XVI

LE Catholicisme s'établit par tous les genres de pbecves. ‘

FoncEn le sectaire et l’incrédule, à reculer jusqu’au doute absolu, ou h revenir nu catholicisme, tel est le dernier effort de la logique humaine; et c’est à cetle question fondamentale, ne l’oublions jamais , qu’il faut rame lier toute controverse anti-catholique , sous peine de se perdre inévitablement dans le dédale ténébreux des opinions que la raison enfante.

Le dix-neuvième siècle voit déjà avec une espèce d’in-

ihémnê de pbilusophie.

tuition i qüe la dernière conséquence de toute philosophie individuelle, est le do ute absolu; et que le catholicisme romain , est la conséquence dernière , extrême , la conséquence logique du principe d’autorité. Mais comme le scepticisme ne sauroit jamais devenir l’état permanent d’une intelligence ; et qu’il viole fondamentalement la loi première , U loi immuable de la raison ; il est aisé de prévoir , que le triomphe du symbole catholique sur celui du néant, est plus près qu’on ne pense; il est facile de comprendre que le moment vient , où les nations civilisées, redemanderont au catholicisme et au catholicisme seul , la loi du progrès qu’elles avoient perdue , sous l’influence délétère d’une homicide raison. Lassée d’un labeur trop semblable h celui des Danaïdes , la science sceptique, redemande aü catholicisme pleinement connu, et pleinement développé ; l’espérance , le progrès et la vie.

La mission du prêtre, en ces jours pleins d’avenii' pour la foi , est de travailler de toute sa force , è hâter ce mouvement vers les doctrines éternelles dont il est le gardien qt l’apôtre. Certes, s’il est vrai, que le catholicisme soit la loi de l’humanité , l’alpha et l’oméga de toute science ; le premier et le dernier mot de la création , nous pouvons afllrmer sans crainte , que les preuves de sa céleste origine sont écrites en caractères inclTacables sur tous les points de l’univers, et qu’il est aussi impossible au défenseur de son immortel symbole de les énoncer toutes, qu’il l’est, de reposer l’œil de sa pensée sur l’œuvre entière de là création ; ou de mesurer au compas de la science , tous les points de l’espace et du tems. Chose admirable I mais qui n'étonnera que l’homme de peu de foi ; à mesure que

ÉLiMEHS DE PHILOSOPHIE. a^l

les siècles grandissent, le symbole de la foi éternelle brille d’an éclat plus resplendissant. Déjè , le siècle du doute pâlit devant le siècle de la science , qui deviendra bientôt celui de la foi. Les nations de la terre commencent à blanchir: albœ sunt ad messem ( i ) , et les jours d'une riche moisson s’avancent , pour la foi qui doit con quérirTuniters.

Entrons dans un ordre de preuves nouvelles , que réclament les besoins des intelligences ; et peut-être comprendrons nous, le secret de cette merveilleuse sagesse, qui, dans la multitude des preuves qui établissent la divinité du symbole catholique, a ménagé è chaque intelligence, pendant le voyage de cette vie, celle que sa douce providence sembloit tenir en réserve, pour conquérir sa foi, pour devenir maîtresse de son cœur, et reine de ses espérances. Et alors aussi, l’intelligence de ces paroles du livre des révélations nous sera donnée :

■ Clara est, et quæ numquam marcessit sapientia ; et facile videtur ab iis qui diligunt eam, et invenitur ab ii» qui quœrant eam{i). »

(i) Joan. , 4> 35.

(a) Sapient., 6, i5.

lùLKMEMS DE PHIDOSOPHIE.

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