‹ ÿleméns de philosophie catholiqueChapitre 6 sur 77 · XI · texte numérisé non relu

XI

el universelle. Il y a plus, la prédication callioliquc, devra rejeter loin d’elle, tous les élcimens de la littérature idolâtre ; c’est-à-dire, tout ce qui constitue la personnalité de ces littératures abâtardies , et corrupUices des antiques traditions; parce que, bien que le 19“ siècle, ne se rende pas compte nettement encore , do ce qui doit remplacer une philosophie sceptique , et une littérature sensuelle , cla.ssiquc ou académique; il a cependant le pressentiment d’un progrès véritable , d’un progrès immense , qu’il appelle de tous ses vœux , et que le catholicisme pleinement compris, et pleinement développé , peut seul réaliser.

Ces considérations, que nous ne faisons qu’indiquer , nous révèlent l’une des causes profondes du peu d’ascendant que la prédication catholique exerce, sur celle portion de la société, que la science moderne, enfle et corrompt; et qui se persuade que le catholicisme n’est, comme ses opinions d’un jour, qu’un système de philosophie qui a fait son tems , et qui , désormais incapable de pousser le genre humain dans les voies d’un progi’ès sans bornes vers l’infini, ne sauroit rassasier par ses dogmes et par ses lois , par scs promesses cl par ses. espérances, celte soif de lumière et de vie, qui lourincnte et dévore l'humanité.

Nous ne saurions donc assez le redire : indépcndammeiil de l’action que le sacerdoce doit

pbéface.

exercer par son zèle , par ses vertus et par sa médiation ( et sous ces divers rapports , il a vaineu la haine et la calomnie ) ; il faut , que, par une philosophie complète , il ressaisisse, et promptement, le sceptre du monde moral ; et qu’il prouve à un siècle disposé à l’entendre , que hors du catholicisme et de ses lois , il n’y a ni vérité ni sagesse , ni progrès ni lumières , ni espérance ni vie pour les intelligences. If faut que ses discours cl ses enseignemens, portent la double empreinte d’une lumière pénétrante comme la vérité de Dieu , et d’une charité brûlante comme celle de son amour. Il faut, qu’en face de sa philosophie et de sa charité , disparoisse pour jamais, cette philosophie du scepticisme , véritable ver solitaire de l’entendement; qui ne réalisera jamais, qu’un bagne intellectuel , où ses malheureux esclaves , traîneront sans repos et sans lin , la longue chaîne du doute, et le pesant boulet du désespoir.

Enfin , le moment est venu , où le sacerdoce , àoxlcathoUciserlai science, la philosophie et la littérature; en montrant d’une part, l’identité radicale et complète du principe qui sort de base au catholicisme, avec la loi première, la loi fondamentale de l’esprit humain; et en cherchant de l’autre, dans le catholicisme seul , la source progi’essive et infinie du vrai y du juste , du saint, de V utile et du beau

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