CHAPITRE PREMIER
CUXSIDÉnATIOXS GÉXÉn.ALES SIB LES LOIS DE L'INTELLIGEXCE.
La théologie comprend l’ordre de foi , on l’ensemble des croyances uniTerselles do l’humanité : la philosophie correspond h l’ordre de conception. La théologie ou l’ordre de foi, est donc la base de toute philosophie.
Il y a dans l'esprit de cha(|ue homme, une série de croyances innombrables, qui lui sont communes avec le genre humain; qui donnent la vie à son esprit, et qui en forment la substance, •substance individualisée en lui, par le langage qui en est la forme limitée.
Sans cet ordre de foi, point de société, point de vie entre les hommes. D’un autre côté, il y a dans chaque homme uirpriucipc d'activité, qui le pousse à tirer selon la force qui lui est propre, de ce fond commun, des conséquences plus ou moins justes, plus ou moins éloignées; c’est Ih ce qni constitue l’ordre d’activité ou de cqncep tion.
En général, l’homme est actif, dans l’ordre de conception, et passif dans l’ordre de foi. Cependant, par rapport
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h ces deux ordres, il y a en lui une double pdssh'ité el une double activité. Dans l’ordre de foi, son inlelligencc est passive, mais sa voloiilé est active. Dans l’ordre de con ception, son intelligence est active, et sa volonté est passive. En effet, dans l’ordre de foi , l’intelligence reçoit ce que la volonté lu: commande de croire : La volonté, dans cet ordre, est active. Dans l’ordre de conception, la volonté ne fait qu’accéder et accède nécessairement aux vérités perçues par l’intelligence. De la distinction et des rapports de l’ordre de foi et de conception, ( nous les avons constatés au commencement de ce traité } , liait la loi de l’intelligence, qu’on peut énoncer ainsi : « Un dé- » veloppement varié dans Cuniié. » II doit y avoir développement, puisque l’esprit est essentiellement actif, et développement dans l’unité, sans quoi, il anéantirpil la base qui le soutient.
Yoilà 1.1 loi: on en dévie de deux manières, i" en refusant d’admettre les croyances universelles, a* quand une opposition a lieu entre deux individus, sur un point quelconque de l’ordre de conception.
Cette seconde déviation, ne fuit qu’arrêter le développement dans l’un ou dans l’autre de ces individus.
La déviation dans l’ordre de conception, sc répare par une loi à'abstinence, en trempant, si on peut ainsi parler, l’fime dans l’ordre de foi; et en la faisan! s’abstenir de s’élancer dans l’ordre de conception. Par là, elle acquiert les forces qui l’empêchent de s’égarer.
Lctléveloppement suppose deux choses. i° que la con ception tende h défendre l’ordre de foi, 2° qu’elle tende .à revêtir le caractère de l’ordre de foi, ou l’universalité.
- La loi donne la certitude, mais non la vue ; la concep-
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lion est lu rve, niais sans la certitude; la perfection so trouve dans l’iinion de la conception et de la foi.