‹ Ypriana. Notices, études, notes et documents sur Ypres (volume 2)Chapitre 26 sur 56 · SIS · texte numérisé non relu

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registre* ce pour ce quil avoient, avoec plusieurs aultres, fait ordenanches et proposé et aultres requis de faire meute et conspiracion pour venir au point du jour, a le porte de le ville, tuer les esceretuets, venir à le marehiet et waigner (i) le besarU et emprisonner le loy » (a).

Le 19 novembre suivant, sont aussi «justiciet du gybel » deux condamnés « de requerre meule et conspiracion et promeches faire à le contraire du seigneur et de 1« loy » (a); — enfin quelques jours plus tard (3 décembre 1371) sont encore « bannit à tous jours hors lepaysde Flandres sur le hart », quatorze autres individus contumaces pour tentative de complots, « meutes » et conspirations (4).

Voilà donc quarante-trois condamnations, prononcées « selonc le loy et coustume de le ville » en près de traizé mois, pour crimes ou tentatives de crimes contre le seigneur ou la loi, c'est-à-dire contre l'ordre publie.

Ces sentences, si nombreuses et si sévères, décèlent évidemment une situation anormale, agitée et troublée; peut-on Tatlribuer exclusivement à la fièvre révolutionnaire — intermittente — qui aurait encore agité alors le commun et les métiers! ces troubles ne révèlentils pas un malaise social ou politique? des empiétements sur les keures et franchises des plébéiens, tentés sans cesse par le seigneur du pays et par des magistrats Léliaerts^ n'auraient-ils pas aussi provoqué ces fréquentes agitations populaires?

(1) ïVaigneri gagner, prendre.

(2j Aooexe K, N« 3.

13) Annexe K, N* 4.

;4] Annexe K, N« 5.

A dater de 1372, après la conclusion du traité et le rétablissement des relations amicales avec TAngleterre (20 mars de cette année), Tordre fut plus rarement troublé en notre ville. Bientôt, Tindustrie drapière s*y raviva de nouveau ; le nombre considérable de « plombs pour la draperie » que nos magistrats firent frapper alors, témoigne de cette prospérité renaissante. D'après les keures, chaque pièce de drap, avant d*étre mise en vente, devait, on le sait, recevoir une (( ensengne de plonc », constatant sa bonne et loyale qualité; le nombre des plombs frappés était donc tous les ans en rapport avec celui des pièces de draps ou autres étoffes de laine fabriquées chaque année.

De 1350 à 1355, on avait utilisé en moyenne par an, 68,000 plombs de toute espèce; on en frappa 124,000 en 1374 — 140,000 en 1375 et même encore 128,000 en 1377 (i), bien qu'à dater de cette année les métierâ d'Ypres se mirent de nouveau en grève et tentèrent parfois de faire « meute et conspiracions, » contre leur seigneur, comme nous le verrons bientôt. La draperie Yproise eut donc, de 1373 à 1377, un regain de prospérité. Les chiffres cités le prouvent.

La paix et Tordre que nos magistrats maintenaient à Ypres, des rapports assurés avec les marchands de l'Angleterre et d'autres pays plus éloignés, l'étape des laines rétablie à Calais, c'est-à-dire non loin de notre ville, avaient sans doute exercé une influence heureuse sur ce mouvement industriel et commercial, mais d'autres faits qui méritent d'être rappelés, contribuèrent

(1) Comptes de la ville. ^ Voye2 notre Bstai de numismatique Tproisef p. 327 et chap. PUmbt de la draperie^ paesim*

alors aussi à son développement. Après la grande révolte de 1359 à 1361, on avait amélioré les voies navigables dTpres vers la mer et Tintérieur du pays; CD même temps, on avait neutralisé la concurrence des petites draperies du Westland; des mesures de même nature furent encore prises de 1370 à 1374.

Une convention du 23 décembre 1370 règle la manœuvre de certaines écluses construites par la ville d'Ypres, ainsi que la nomination et les traitements dt»s cclusiers (i). — Une sentence (19 mai 1371) tranche un conflit concernant Tentretien du canal d*Ypres à la mer; elle condamne les yprois et gens des waleringhes à terminer Tapprofondissement de ce canal, dans un bref délai, et confirme les décisions arbitrales (2) prises, en 1367, au sujet des écluses par le sire de Maldeghem et frère Daniel,, le moermeester de Ter Does (3). — Enfin une ordonnance rendre a Gand, par Louis de Maie (le 9 juillet 1374), réglemente la navigation sur « le canal d'Ypres à la mer »; ce règlement très détaillé contient un grand nombre de dispositions curieuses; il permet de connaître à quel régime les voies navigables étaient soumises à cette époque et quelles étaient alors les obligations imposées aux bateliers (4).

La lutte contre les petites draperies rurales se poursuivit. Le 11 janvier 1373 (n. s.), des députés d'Ypres (5) se présentent à Gand devant le conseil du comte, —

(î) Arch. Vp, Inv. 6?5.

(2) Arch. Yp, Inv. 627.

(3) Arch, Tp. Inv. 613.

(4) Ardi, Yp. Inv, 632.

(5) Michel Paeldinc» avoué >- Nicolas Belle* Jean de Joengy, échevios -- et Jean Alkio, conseiller. [Arch, Yp» Inv. 629.)

composé du seigneur de Dixmude, de Golard de le dite, chevalier, et d'autres grands personnages; — Hs prient cette cour de sommer les habitants de Poperinghe d'observer strictement {0 toutes les dispositions des sentences prononcées, en 1343, par les bonnes villes (i) puis. Tannée suivante, par les échevins d*Ypres contre ceux de Poperinghe(3)^ sentences qui, en Imposant aux drapiers de cette ville les conditions les plus dures, restreignaient notablement la liberté industrielle de CCS fabricaufs. La même année, par lettres du 20 décembre (1373), le comte consentit aussi à modifier la keure des drapiers de Wervicq ; ces lettres contiennent une prescription singulière; elles exigent que les lisières des draps fabriqués par ces tisserands aient une largeur de deux pouces au moins, afin qu'on ne puisse les confondre avec « les draps dTpres ». Pour prévenir* tout conflit concernant la largeur de ces deux pouces^ le comte ajouta au sceau pendant à se^ lettres, une petite barre de fer indi(|uant exactement cette largeur (4).

De telles dispositions sembleraient aujourd'hui puériles et même ridicules; elles étaient en 1373 considérées comme importantes et prouvent à quels petits moyens la grande draperie d'Ypres devait alors déjà

(1) Àrck. Tp. Inv, 629.

(2; Ârch. Yp. Inv. 518.

(3) ilfvA. Yp. Inv. 528.

(4) Arch. 1^. Inv. 631. Aux lacs de soie verte de ce document, conservé dans les archives d^Ypres, est encore attachée cette petite barre de fer, servant d'étalon ; elle est poinçonnée de deux petits lions. L'espace entre ces deux petits lions — deux pouces — est de 0",Ofô. Le pied d'Ypres (de onze pouces) mesurait donc en 1373 0n,231 et non, comme plus tard, d'après des évaluations modernes, 0»,2738.

avoir recours pour combattre la concurrence des petites draperies, ses rivales!

Ces mesures, ees travaux, ces ordonnances et règlements contribuèrent, nous venons de le dire, en même temps que le rétablissement de la paix et des relations sûres avec TAugleterre, à relever Tindustrie et le commerce à Ypres. Gomme, — ainsi que le constataient encore en 1485 nos échevins, — « la ville d'Ypres était par especial fondée sur la draperie (i) », source féconde de la prospérité locale, cette renaissance industrielle, bien qu'elle ne fût que passagère, eut bientôt la plus salutaire influence sur la situation de la cité et de tous ses habitants. Cette situation saméliora encore de jour en jour; d*après nos chroniqueurs et des historiens, elle aurait été bientôt splendide. Bien qu'elle fût plus apparente que réelle, et, en tous cas, momentanée, cette splendeur ne tarda pas à fasciner nos échevins et leur bourgeois.

Alors que la commune était à Fapogée de sa grandeur et de sa puissance, les magistrats d'Yprcs s'étaient contentés de « la cambre deschevins sur la Halle » et de quelques modestes locaux, pour assurer la marche régulière de tous les servicesde leur vaste administration. Leurs successeurs, bien qu'ils ne fussent plus, comme jadis, les « puissants seigneurs de la loi ;>, résolurent, dès 1372, de se donner une a maison » pour ne pas dire un palais. « La petite Halle dorée » {GuMen HaUeken) était achevée, depuis i363; on construisit en i372, à l'orient de la halle aux draps, diverses chambres, nommées dès alors «le noviel ouvraige»

(1) Àrch. rp, Int. Iie2.

et remplacées, au XVH* siècle, par le Nieuwerck actuel ; puis on bâtit (1375), au nord-est, le vaste Stedehuus qui, sauf sa façade primitive, existe encore. L*immense quadrilatère monumental, formant « les Halles d'Ypres », fut ainsi achevé (i). Nos échevins occupèrent dès lors un palais communal, d*une magnificence sans égale; ils prirent aussi des habitudes de luxe jusqu*alors inconnues; nos trésoriers eurent donc à enregistrer des dépenses dont on ne trouve aucune trace dans les comptes communaux, avant cette époque.

Les magistrats d*Ypres suivaient du reste ainsi l'exemple donné par les seigneurs du pays. Louis de Maie déployait un luxe parfois scandaleux et toujours ruineux; sa cour était plus somptueuse que celle du roi de France et le faste étalé par Philippe le Hardi, surtout depuis son mariage avec la riche héritière du comté, n'avait plus de bornes; les barons, les chevaliers et autres nobles gens, même de petite noblesse, imitaient leur seigneur; puis Texemple venu d*en haut gagna jusqu'aux couches bourgeoises et même villageoises.

Los docun.ents et les annalistes du temps (s) dont M. Léon Vander Kindere a si bien résumé les textes et les écrits (a), tracent le tableau du luxe, à peine croyable, qui avait envahi et corrompu les villes et les campagnes flamandes.

C'est à Toccasion surtout des mariages, des relevai lies et des baptêmes que les bourgeois et les ma-

(l ) Voyez Tpriana^ t. I et II. Pastim.

(2) Voyez entr*autres J. Van Dixmudb (p. 253 a« 1379) dont Pancieg archiviste d*Ypres, J. J. Lambin, a publié la chroDiqae*

(3) Lt siècle des Ârievelde, p. 370 et spécialement pages 391 et aeqq.

nants d'Ypres organisaient des fêtes ruineuses. Le grand conseil de la ville voulut prévenir ces abus; en 1371, il fit publier une « keure sur les dons de mariage, les relevailles et les baptêmes »; les dispositions prohibitives de cette ordonnance, curieuse et instructive, révèlent les folles dépenses alors en usage à Toccasion de ces fêles de famille (i).

Mais cette keure inspirée à nos magistrats par une sage prévoyance, pouvait-elle arrêter le courant qui entraînait les bourgeois et les manants d'Ypres comme les autres populations flamandes? on se figurait que la prospérité générale — si éphémère cependant — irait sans cesse en croissant et que lage d'or allait renaître! Durant ces quelques années de calme et de fvaix, après une longue période de troubles et de guerres, on se croyait tout permis, sans penser au lendemain. Seuls quelques prud'hommes songeaient, non sans inquiétude, à l'avenir! Le Glay(â) rappelle cette situation et ces sages appréhensions: ce tout, dit-il, prospérait en Flandre: le peuple n'y avait jamais vécu dans une telle abondance, au point que les gens sensés allaient jusqu'à se plaindre d'un excès de bienêtre et d'opulence qui ne devait, selon eux, manquer de produire un jour beaucoup de mal; car le luxe, disaient-ils, engendre l'orgueil et l'insolence. »

Mais le luxe énerva toujours aussi les populations ; les membres de corps ou sociétés politiques qui s'administrent eux-mêmes, amollis par l'excès des jouissances et des plaisirs matériels, perdent alors de vue les intérêts généraux et cet indifférentisme amène sou-

(1) Areh, 7p. Inv 626.

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vent les conséquences les plus fatales pour les institutions publiques. 11 en fut ainsi durant quelques années, en Flandre, sous le règne de Louis de Maie.

Tandis que les grands étalaient un faste, chaque jour de plus en plus éblouissant, et que les petits — bourgeois et manants — festoyaient sans cesse, le comte Louis, conseillé par le duc de Bourgogne, suivait sournoisement la voie de politique intérieure qu*à Texemple de son père, il s*était tracée dès le début de son règne; il chercha donc à étendre son autorité seigneuriale, au détriment des droits, franchises et prérogatives des communes.

Déjà c< les constitutions et ordenanches » données par « le sage homme de Gand » aux fraternités plébéiennes dTpres, avaient été dénaturées ; les classes ouvrières étaient, à vrai dire, représentées encore dans le grand conseil de la commune, par trois collèges, mais d^une manière plus nominale que réelle. Les gens des métiers avaient, en effet, perdu le droit d*élire les doyens et les « capitaines » qui siégaient en leur nom, dans ces trois collèges; la direction de ces corporations était alors confiée à des « bourgeois notables », même à des patricrens, nommés par Téchevinage; leur mandat n*émanait donc plus ainsi de Télection populaire. Les réclamations unanimes adressées, en 1359, au comte Louis, par les tisserands et foulons d*Ypres, pour obtenir la restitution de leurs anciennes kouros, caractérisent les modifications restrictives faites avant cette époque à ces keures. Nos lecteurs se rappelleront qu^avant de se mettre en waepenynglie, les gens des métiers, reçus par Louis de Mate, réclamèrent le droit de faire eux-mêmes « vingres, decres et capitaines de leurs mestiers » et « cryerent à vifie voix » qa'ils

voulaient avoir encore c< toutes teles constitutions et ordeoanches, com il avoient eu dou temps. Jacques de Hartevelle » (i). Mais à Tépoque qui nous occupe, loin de revendiquer de « teles constitutions », nos plébéiens, festoyant sans cesse, ne songeaient plus à leurs anciens droits ; ils se contentaient d'exercer une influence nominale sur la direction des affaires locales et, comme avant i280, les grands — patriciens et notables — régentaient la communauté.

Ces magistrats, choisis dans les castes privil^iées, étaient omnipotents; cependant bien qu'ils fussent presque tous inféodés au parti des Léliaerls^ ils défendaient même contre le seigneur du pays, leurs prérogatives et, par conséquent, les antiques franchises de la commune, car celles-ci étaient les sources essentielles et historiques de l'autorité scabinale si grande encore. Ces libertés communales — que Louis de Maie voulait détruire pour asseoir sur leurs ruines son gouvernement absolu et centralisé — étaient ainsi sauvegardées et toujours éoergiquement défendues par les échevins, déterminés à maintenir leurs droits et privilèges scabinaux. Le comte comprit bientôt que pour atteindre ces libertés, il devait d*abord amoindrir les prérogatives des échevinages; dont Tomnipotence lui portait ombrage et faisait obstacle à la réalisation de ses tendances centralisatrices. Le marasme politique des bourgeoisies et des classes populaires, amollies par les excès de constantes jouissances matérielles, semblait au prince créer une situation favorable pour mettre en pratique sa politique absolutiste et le régime autoritaire dont l'énergie patriotique des populations urbaines avait jusqu'alors

(1) Voyez plus haut et Arch. Tp, Inv. 588.

toujours entravé, même par la violence, Tapplication si couvent en vain tentée par lui. Louis de Malc chercha donc à limiter les pouvoirs et les prérogatives des échevins communaux, en restreignant leurs attributions, puis en s*arrogeant le droit de nommer lui-même ces magistrats, afin de les placer sous sa dépendance directe et absolue.

D*ancienre(é, les échevins d*Ypres, comme ceux des autres grandes communes flamandes, formaient, on le sait, des justices souveraines; ils jugeaient par arrêt, donc sans appel : « ces loys, dit d'Oudegherst(i), n'étoient subjectes à aucun ressort ». Cette souveraineté en matière judiciaire était une des prérogatives les plus essentielles de nos échevins communaux (i). Philippe le Bel, roi de France, puis Louis de Nevers, on Fa vu, avaient tenté de confisquer ce privilège important (3). Louis de Maie renouvela cette tentative; dès i369 (4) ou i370 (5), il avail créé en Flandre, une cour supérieure de justice, nommée: l'audience du comte LouiSy ou selon d*Oudegherst, le petit conseil^ parce que celui-ci se composait seulement de quelques membres du grand conseil ou court du comte (e).

Ce ce petit conseil » fut chargé de juger, en degré d^appel, les causes portées devant les lois de Flandre; il avait à vrai dire d'autres attributions encore (7), mais il fut institué surtout dans le but d'onlever aux lois

(1) II. p. 517.

(2) Voyeï nos Cours de justice etc. — La vérité des échevins, p. 14.

(3) VoyoE noft Cows de justice, p. 33.

(4) D^OUOKOHSIIBT.

(5) WlELANT.

(6) Pour L'audience du comte, voyez nos Cours de justice, p. 51. ^7J Voyez Gaillard: L'audience du comte.

locales leur pouvoir souverain en matière judiciaire.

Les écbevins des grandes communes ne purent se résigner à perdre ainsi une de leurs plus imj)ortantes prérogatives; ils avaient protesté contre Tinstitution nouvelle et refusé d^abord de se soumettre à sa juridiction, mais bientôt ils reconnurent la compétence de T audience, sinon pour juger, en degré d^appel, les causes portées d*abord devant les justices scabiiiales, du moins pour régler certains conflits de juridiction. Un acte de 1372 le prouve : des Yprois s'étaient battus sur les terres du seigneur de Wartenbeke; celui-ci les avait fait arrêter et voulait les faire juger par ses hommes de fief. Nos magistrats prétendirent que, d'après les privilèges de leur commune, ces bourgeois n'étaient justiciables que de leurs propres écbevins; de là conflit; Taflaire fut soumise à V audience vé\m\ii alors à Âudenarde ; nos écbevins reconnurent ainsi la juridiction de ce « petit conseil ». Par sentence du 25 octobre (1372), Vaudience débouta le sire de Wartenbeke et lui ordonna de remettre les prévenus à la juslice d'Ypres (i); cette cour respecta donc les privilèges de la ville et se borna à trancber une question de compétence, bien que, d'après sa charte d'institution, elle eut le droit de juger l'aflaire au fond. Il faut croire qu'en cette circonstance, les conseillers du comte, composant cette cour supérieure n'osèrent pas encore porter directement atteinte à la juridiction souveraine de la a vérité des écbevins d'Ypres. »

Malgré les protestations unanimes des grandes communes, Louis de Maie maintint son audience et celle-

(I) Arth. Yp. Inv, 628.

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