‹ Ypriana. Notices, études, notes et documents sur Ypres (volume 2)Chapitre 51 sur 56 · Acte de soumission des Yprois, après la révolte de · texte numérisé non relu

Acte de soumission des Yprois, après la révolte de

Nous advoës, eschevins, consaux et toute la communalté de la ville d'Yppre, faisons savoir à touz, que, comme pour les très grans, orriblez et énormes malefachons et durtés fais et perpétrés par pluscurs fois en pluseurs manières et par diverses personnes de nostre ville d'Yppre contre le seignouiie, nobliche et hautèche de nostre très redoublé et naturel seigneur et prinche sans moyen mon-

seigneur le conte de Flandrez, nous fussieus par uostre notable désierte escheu en sa indignacion et roalvoellance dont il a convenu que par sa très grande poissance et par forrhe d'armes il soit entivs en sa dicte ville d*Yppre, |)our ycelle mettre on bon estât et obéissance en nous calaignant pour les très grands, horriblez et énormes malefachons el durtés dessus dis, et les désobéissances qui avoient esté en uouz de toutes nos franchisez et privilèges, tenant ycelles estre fourfaites ù lui |K>ur les causes dessus dictes; et ù Tliumble supplicaciou que no seigneur de son saiic et de son conseil, et les bonnes villez de (•and et de Bruges ont faite à nostrc dit très redoublé siMgneur et princlie, à nostre instant et diligente requesle, il ait esté meus de pité et de miséricorde sur sa dicte ville d'Yppre, et sur nous, comme sur ses huniblez subgés repentans de leurs dis meifais, et nous ait de sa bénigne grâce quitté de la dicte calaigne, en nous nieltaot et restituant ù nos dis privilèges et franchises que ooas avons de lui et de ses prédécesseui*s contes de Flandrez, sauve che que toutes singulères personnes qui pèvenl avoir mespris contre lui ou contre la pais de la ville et contre leurs voisins, en quelconquez manière que ce soit, qu'il en seront corrigée et puny par loy et par jugemeut eu sa dicte ville d'Yppre, si avant que li cas appartieoent a loy, sauve sa seignourie, dont humblement et de cuer lui regracions comme drois est, en promettant loyaumeal et en bonne foy pour nous, nos hoirs et successeurs, et le corps de la ville, a nostre dit très redoublé seigneur et prinche, ses hoirs et successeurs perpétuelment parfaite obéissance et tout service que bon et loyal subget doivent faire à leur droiturier et naturel seigneur et prinche. Et nous aions considéré que par la désierte, delfaute et désobéissance de nous, comme dit est, il lui a convenu très grandement frayer et despendre pour nous mettre en sa dicte obéissance et en bon estât de pais et transquillité ; eu regard aussi à la très grande grâce qu^il nous a faicte

es choses dessus dictez, Nous, par bonne et meure délibéracion, et de certaine science, eu sur ce conseil et bon avis, avons, de nostre franche et libérale volonté, donné et octroyé, donnons et octroions par le commun accord, consent et volonté de nous tous ù nostre dit très redonbté seigneur et princlie monseigneur le conte de Flandres en pur don, la somme de deux mille livres de gros de sa monnoye Flandres, pour lui aidier ù relever en partie des frais et missions dessus dictez, à payer ù lui ou à son receveur de Flandres, en la manière qui s'ensuit: Assavoir est les trois cens livres de gros tantosl présentement et sans delay, et les deux cens livres de gros an jour de la Toussains prochain venant, et les autres quinze cens livres de gros appayer à trois ans chascun an au jour de la Toussains cinq cens livres de gros, jusques h tant que la dicte somme de quinse cens livres de gros lui sera plainement et entirement parpayé, sans fraude et malengien, dont le premier payement des dis trois ans sera au jour de la Toussains qui sera en Tan de grâce mil trois cens soissante et deux. Et ad ce avons obligié et obligons par ces présentes lettres nous, nos hoirs et successeurs, la ville d'Yppre et tous les bourgois et manans d'icelle, en submettant nous, et tous noz biens moebles et non moebles, et les biens de nos hoii*s et successeurs et de la dicte ville d'Yppre présens et advenir, à tous seigneurs, juges et justiches pour les arrester, prendre, vendre et exploitier par toutes manières, pour nous constraindre ù payer la dicte somme as payemens dessus nommés, se nous en estièmes défaillans (que jà n'aviègne). Et encores, pour la grande seurté de bien et fermement tenir et accomplir les choses dessus dictez, et pour monstrer de fait et de bonne volonté que ycelli don et octroy avons fait ù notre dit très redonbté seigneur et prinche de bon cuer entir, nous, de commun accort et consentement de nous tous, pour ce appeliez et assamblez, avons ottroyé, consenti et volu, ottroions, consentons et volons, par ces présentes

ietIreSy et ad che obligons nous, nos hoirs et successeurs et la dicte ville dTppre par devers nostre dit très redoubté seignr^ur et prinche, ses hoirs et successeurs, ou cas que aucune deflaute fuist d'aucun des dits payemens as termes dessus nommos (que jà n'aviègne), que tantost après les quinse jours passés après le payement escheu dont la deffaule seroit, nous cognoissons, tesrooiguous et à che nous obligons que, dou dit jour en avant, uous ne ladiile ville ne porrous faire courre, lever ne avoir aucune maletote ne assise en la dicte ville d'Yppre, jusques à dont que dou dit |>ayenieut escheu, nostre dit très redoublé seigneur scroit plainement et entirement parpayés, et quant ad ce nous nous osions de toute poissance de lever ou faire courre ycelle assise par le temps dessus dit, s1l ne estoit par Texprès consentement et ottroy de nostre dit très redoubté seigueur et prinche, non contrestans toutez privilèges et franchises qui en ce ras nous porroient valoir ou aidier en aucune manière. En tesmoing desquellez choses, et pour ce que nous volons qu'elles demeurent fermes, estables et bien tenues, nous avons à nostre dit très redoublé seigneur et prinche bailliet ces présentes lettres scellées dou grant séel de la dicte ville d'Yppres, qui furent faites et données le derrain jour d'aoust Tan de gràce mil ccc soissante et un.

Grand sceau et oontre-scel de la YÎlle dTpres, pendant à une bande de parchemin. — Copie de la pièce originale reposant aux archives géDérales du Royaume à Bruxelles. — Trésorerie des chartes de la Chambre des comptes — Carton intitulé: Y près *

Paix imposée aux Tprois, après la révolte de 1359-1361.

Nous Loys contes de Flandres duc de Brabant, contes de Nevers, de Rhétel et sires de Malines faisons savoir à tous que comme pour les très grans, horribles et énormes malefachons et désobéissanches que par plusieurs fois et en plusieurs manières nostre ville d'Yppre avoit fais et perpétrées contre nostre hauteche et seignorie et par leur notable dessierte, ycelle nostre ville d'Yppre fuist escheue en nostre indignation et maelvoellance et enssiens calengié et tenu comme fourfaites toutes les franchises et privilèges d'ycelle, Nous meus de pifié et de miséricorde envers nostre dite ville dTppre al humble supplication des nobles de nostre sanc et de nostre conseil et de nos bonnes geus de Gand et de Bruges et de grâce especiale avons quité et quitons à nostre dite ville dTppre la dite calaigne» et à ycelle avons rendu et restitué, rendons et restituons tous leur dis privilèges et franchises quil ont de nous et de nos prédécesseurs contes de Flandres et quil avoient avant la dite calaigne faite. Sauve che que toutes singuleres persones qui peuent avoir mespris contre nous ou contre la pais dele ville et contre leur voisins en quelconques manières que ce soit, quil en seront corrigié et puni par loy et par jugement en nostre dile ville si avant que li cas appartiennent à loy sauve notre seignorie; et en ceste manière avons pris et prendons ycelle nostre ville d'Yppre en nostre grâce et bienvoellance meesmement comme nos gens d'ycelle nous ont promis et offert loyalement et en boine foy pour yauXy leurs hoirs et successeurs et pour tout le corps de le ville que à tous jours mais il demorront et seront vray obéissant et loyal subiect ù nous comme à leur droiturier et naturel seigneur et prinche, et à nos hoirs et successeurs contes de Flandres et nous suiront comme bon et loyal

subget doivent faire*. En U'Sinoiug desqueles choses et pour ce que nous volons que elles demeurent fermes et estables et bien tenues, nous avons ù noslre dite ville d'Yppre bailliet ces présentes lettres scellées de nostre grant scel. Donné à Yppi*e le darrain jour d'Aonst lan de grâce mil (*cc soissante et un.

{Sur le pli.)

Par Monseigneur, presens monseigneur Henry de Flandres, le cliastellain de Uiquemue, le seigueur de le Wostine, le seigneur de Reninghscure, le seigneur de Maldeghem, le seigneur de Coiscamp, messire Guillaume de Reninghscure, messire Gherard de Rasseghem, messire Roger Battelin, vous le trésorier de Cambrai, messire Jehan Blank, le receveur de Flandres, et plusieurs autres. (Signé) Lamb.

Origioal, mani du graD<l sceau du comte, avec contre-sccl en cire bruDe, pendaut à des lacs en soie Yerte. Arch. Yp, Inc. 587.

Engagement pris par Ifargaerite de Maie de ne jamais se dessaisir des villes de Ulle, Douai et Orchies (1369).

Donné par copie soubs le scel de le ville de Bruges le vj'' jour dou mois doctobre lan de grâce mil trois cent/, soissante et douze. Nous Margriete de Flandres, ducesse de Bourgoingne et dame de Lens en Artois, faisons savoir à tous que par bon et meur advis et conseil considération eue comment les villes, chasteaux et chastelleniez de Lille, de Douay et d'Orchies, et leurs appartenances et appendances quelconques ont esté par long temps hors des mains de monseigneur de Flandres, nostre très chier seigneur et père, et de ses prédécesseurs comtes de Flandres, et que par

certain tretié les dictes villes, chasteaux et chatelleniez doivent estre adjoins et rerais a la comté de Flandres perpétuellement, nous avons promis, juré et créance en la main de nostre dit très chier seigneur et père, par le foy de nostre corps et par nostre serment, en présence de messire Loys de Namur, raessire Englebert d'Ainghien, nos cousins, dou seigneur de Ghistelle, dou chastellin de Dicquemue, dou seigneur d'Escornay, dou seigneur de Poukes, dou seigneur de Maldighem, dou seigneur de Cooiscamp, de messire Wulfart de Ghistelle, de messire Guillaume de Reinghersviiete, de messire Roegier Boelelin et de messire Goosin le Wilde, recheveur, chevaliers, dou prévost de Herlebeque, dou doyen de Saint Donas de Bruges, chancelier, dou prévost de S^ Pharahaut de Gand, et maistre Testard dele Wastine, clercs et conseillers de nostre très chier seigneur et père dessus dit, et dou tabellion publique chi desoubs nommé ad ce appelle, que les dictes villes, chasteaux et chastelleniez de Lille, de Douay et d'Orchies et leurs appartenances et appendances quelconques, nous tenrons adjoins à la dicte conté de Flandres selle nous par* vient et que pour constrainte ne pour doubte de mari que nous puissons avoir, ne pour homme qui vive, nous ne les deseverons ne lairons, ne ferons desevror de la comté de Flandres; et que jamais nous ne ferons renonciation, quitance ne transport au roy ne à autrui, et ne porterons en aucune manière consent ad ce secrètement ne en apparent ; et se nous euissiens mari qui le volsist faire, que nous le destourberons et destournerons de tout nostre pooir, et sainsi advenoit que par aucune condicion contentie ou dit traitié, ii roys ou ses successeurs les rachattassent, nous les terres et rentes, qui pour ce doivent estre assises et délivrés en franc demaine au conte ou à la contesse de Flandres qui seroit pour le temps, ne quitterons, renuncierons ne transporterons, ne soufferons estre quitté, t*enuncié ne transporté en aucune manière et jamais ny metterons ne ferons assent, ains est nostre entente et pro-

mettons par la manière dessus dicte, quil demouront perpéluelment as contes et contesses de Flandre, especialmanl les cinq mille livres de terre qui en doivent estre assises ou royaume entre le rivière de Somme et Flandres descendant jusques à la mer; et toutes ces choses ferons ausssi promettre et jurer nos enfans se par le grâce de Dieu nous en avons anruns. Et pour ce que nous désirons de lion cuer, que (outos les choses dessus dictes soient cogneutes ot bien tenues et gardées. Nous avons en |)erpétueile mémoire ches lettres sur ce fait sceller de nostre seel, et avons re(|uis le Uibellion publique chi après nommé, que pour la plus grant seurté et cognoissance des choses dessus dictes, il voelle ces présentes lettres roborer par son signe et sa subscription et mettre en fourme publique. Ce fu fait à Gand le xxvij*^ jour du mois de March lan de grâce mil trois ceut7. soissante et wyt. — Et ego Lambertus Vrouioud presbvlcr Tornacensis diocesis publicus a|)OStolica et im|)eriali anctoritate notarius, quia promissis promissi juramcnti ac aliis omnibus et singulis superscriplis vocatus ad hoc et rogatus pei'sonaliter inteifui, eaque fieri vidi et audivi anno die predictis indictionc septima pontiGcatus sanctissimi in Christo patris ac domini Urbani divinn providente clementia pape qninti anno septimo. Ideo ad requestam nietuendissime domine mee, domine ducisse de Bourgundia présentes litteras suo sigillo sigillatas in formam publicam redegi, et eas per alium scriptas signe meo solito signavi et subscripsi eidem preseutibus una cum aliis dominis in dictis litteris nominatis, discretis viris Johanne Brune, et l^mberto Waghenare, secretariis domini comitis Flandrie testibus ad premissa vocatis specialiter et rogatis.

Vidimus ori^wed, muni du sceau des échevins de Bruges, avec cootre-scdl en cire verte, pendant à double queue de parchemin [Arch, Yp> Inv, 617).

Voir aussi, mêmes archives. Inventaire N» 618. — VidimuSf donné sous le sceau des échevins d^Ypres, avec contre-scel en cire brune, le jour de S* Luc, 18 octobre, 137S.

Engagement pris par le roi de France de restituer les villes de Lille, Dooai et Orchies au comte de Flandre (13B9).

Charles» par la grâce de Dieu, Roy de France. Comme nostre très chier et féal cousyn, Loys, conte de Flandres, nous ait fait requérir par noz amez et feaulz conseilliers Pierre, evesque Dauceurre, Gauthier seigneur de Chastillon et maistre Arnault de Corbie, les quelx nous avions envoies par devers lui pour traittier du mariage de nostre très chier et amé frère, Philippe, duc de Bourgogne, et de nostre très chier cousine Marguerite, duchesse de Bourgoingne, fille de nostre dit cousin de Flandres, que nous li vousissions satisfier de dix mille livres de terre à héritaige qu'il nous demandoit par lettres de nostre très chier seigneur et père, que Dieux absoille, et de nous sur ce faictes en telle manière qu'il s'en deust tenir pour contens et neust cause de en faire plus poursuite devers nous et nostre court, savoir faisons à touz présens et avenir que de certaine science et par grant délibéracion de conseil sur ce eu avec plusieurs de nostre sanc et autres, nous veuillans faire raison à nostre dit cousin de sa dite demande et nous acquitter en ce, avons baillié et donné, baillons et donnons pour les dites dix mille livres de terre par la teneur de ces lettres en héritage perpétuel à nostre dit cousin et à ses hers et successeurs, contes et contesses de Flandres, les villes, chastelleries de Lille, de Douay, et Dorchies avec les baillies, patronnaiges, hommages, seignories, noblesses, toute justice, rentes et revenues, yssues, profBs, émolumens, droittures, explois et toutes leurs appartenences et appendances queizconques, ainsin comme ses prédéttesseurs contes de Flandres les tenoient ou temps quelles furent transportées es mains de noz prédécesseurs roys de France par la manière et condicioDS qui ensuivent: Cest assavoir que

ou ras que nostre dit cousin de Flandres n'anroit her maalo de son corps en loyal mariage, les dites villes, chasteaux, chastelleries, appartenances et appendences queizconques seront héritaige de nostre dite cousine, sa fille, de ses hers masies procréés du corps de nostre dit frère, et des hers maasles procréés en descendant en droitle ligne et en loyal mariage de leurs dits hers maasles. El ou cas que nostre dit cousin de Flandres en loyal mariaige nauroit hers maasles, ne notre cousine sa fille aussi nauroit hoir maasie procréé du corps de nostre dit frère, comme dessus est dit, et que la droitte ligne en descendant de hers maasles de nostre dit cousin de Flandres, et de nostre dite cousine, sa fille, procréé du corps de nostre dit frère, comme dit est, faudroit, par quoy en aucun temps avenir la conté de Flandres escheist à fille ou à autres hers masies ou femelles que dessus est dit, nous et nos successeurs rois de France pourrions en ce cas rachater et ravoir les dites villes, chasteaux, chas* telleries, appartenences et appendences, en baillant à héritaige dix mille livres de terre parisis, monnoie de Flandres qui estoit courant le sisiesme jonr du mois de Novembre Tan mil trois cenz cinquante et cinq, le marc d'argent au marc de Troies pesant huit onces pour cent dix et huit solz parisis, aux hoirs de nostre dit cousin de Flandres, contes ou contesses de Flandres, assises en franc demainne bien et sufiisant. C'est assavoir les cinq mille livres de terre dedans nostre reausme entre la rivière de Somme et Flandres en descendant jusques à la mer, et les autres cinq mille livres de terres près des contés de Nevers et de Réthel. Et ou cas qu'il plaira au conte ou contesse de Flandres qui sera ou temps du rachat, il aura pour les cinq mille livres de terre dessus dites qui se devront asseoir près des dites contés de Nevers ou de Réthel, comme dit est, argent, assavoir est, pour le denier de rente quinze deniers paiez à une fois, monnoie de France, ou vint deniers paiez à une fois de ladite monnoie de Flandres lequel qu'il plaira mielx au conte ou contesse de Flandres qui sera au temps

dudit rachat, lequel rachat, se raedit frère de Bourgoîngne alast de vie à trespasseoient, cenz laissier hoir maasle procréé de son corps et du corps de nostre dite cousine, que Dieux ne veuille, nous ne nos successeurs ne pourrons fere durant la vie de nostre dite cousine de Bourgoîngne tant qu'elle se tenra de remarier ou se elle se marie de la volenté et assentement de nouz ou de noz ditz sucesseurs roys de France. Et tenront les successeurs de nostre dit cousin de Flandres, contes ou contesses de Flandres, les dites cinq mille livres de terre qui seront assises entre la rivière de Somme, la conté de Flandres et la mer comme dessus est dit, en un hommaige avec la conté de Flandres et en parrie aussi noblement comme la dite conté de Flandres est et doit estre tenue de la coronne de France et avec il tenront les autres cinq mille livres de terre qui seront assises, comme dit est, près des dites contés de Nevers ou de Réthel, à une foy et à un hommaige i^ par luy, aussi noblement comme celle des dites contés dont elles seront plus près assises et tenue de la coronne de France, et les dites villes, chastaux, chastelleries de Lille, de Douay et Dorchies et toutes les appartenences et appendences dicelle tenront nostre dit cousin, ses hers et successeurs, contes et contesses de Flandres, en un hommaige et en parrie avec la conté de Flandres, et aussi noblement que nostre dit cousin tient et doit tenir ladite conté de Flandres. Réservé avons et nos diz succès^ seurs, roys de France, le fief, ressort et souveraineté des dictes villes, chasteaux, chastelleries de Lille, de Douay, et Dorchies et des appertenences et appendences dicelles et les droitz reaulz que noz prédécesseurs, roys de France, y avoient ou temps quelles estoient es mains des contes de Flandres, prédécesseurs de nostre dit cousin et aussi réservé à nous et à nos diz successeurs, roys de France, le rachat des dites villes, chasteaux, chastelleries, appertenences et appendences ou cas et par la manière et condicions dessusdiz, et ne seront tenuz les hers de nostre dit cousin de Flandres, contes ou contesses de Flandres, de bailler et rendre

yceuk cliasleaax, villes, chastelleries, appertenences etappendeiices es mains de nous ou de noz successeurs, roys de France, jusques ad ce que les dites x"* livres de terre au parisis, monnoîe de Flandres dessusdite, leur seront assises plainement en franc demaine et délivrées par la manière dessus déclaii'ée, et qu*il en aient la paisible possession réaniment et de fait, lesquelles villes, cliasteaux et chastelleries, appertenences et appendences quelconques de Lille, de Douay et Dorcliies, nous et nos tiers et successeurs, roys de France, sommes tenuz et avons promis et promettons ieaument et eu bonne foy de deschargier de toutes charges et assignacions faictes sur ycelles à héritaige, à vie, à termes ou autrement depuis quelles furent bailliées à noz diz prédécesseurs, roys de France, et en prenons dès maintenant la charge sur nous et en acquittons et acquitterons plainement et en sommes garent à nostre dit cousin de Flandres, ses hers et succcsseui*s vers touz ceulz qui aucune chose Feu pourroient ou voudroient demander, sauf que saucunes rentes en sont aliénées ù héritaige à églises depuis le dit 4emps, nous sommes tenuz et promettons en bonne foy de en faire reeompensacion ù nostre dit cousin de Flandres en autre terre assise bien et suffisamment entre la dite rivière de Somme et la dite conté de Flandres en franc demaine près des dites villes, chasieaux, chastelleries, à tenir avec ycelles villes, chasteaux, chastelleries, apperteueuces et appendences quelconques tout en un hommage avec la dite conté de Flandres, ou nous paierons à notre dit cousin pour mille livres de terre au parisis, se tant y a, vint mille fninz d'or de France pour une foiz et se plus ou moins y a ù Tavenant. Laquelle assiette ou paiement nous li devons parfaire et accomplir comme dit est, dedans le jour de la Saint Rémi, premier jour d'Octobre prochainement venant au plus tari, et de ce bien avons asseuré par bons et suOisaus pleiges qui seu ont fait principal dcbteur pour nous et pour ce que depuis que les dites villes, chasteaux, chastelleries, appertcnances et appcndances vindrcnt es mains de noz prédé-

cesseurs, roys de Franrc, ycculz noz prédécesseurs oui acquis le cliastel et la terre de Lescluse eraprès Douay qui meuvent et sont d'ancienneté du fief et ressort du cliastel de Douay, nous volons, consentons expressément que nostre dit cousin de Flandres et ses hers par la manière dessusdite en aient Tommaige et li en promettons à donner un homme héritier pour y avoir tout ou tel droit, ressort et souveraineté sur les diz chaste! et terre de Lescluse, comme ses prédécesseurs, contes de Flandres, y avoient quant les dites villes, chasteaux, chaslellenies et appendances de Lille, de Douay et Dorchies estoient en leurs mains, non obstant que noz diz prédécesseurs aient acquis le demaine. Et nous fera de rescbief nostre dit cousin de Flandres hommage de la conté de Flandres à dites villes, chastaux, chasteileries de Lille, de Douay et Dorchies et des appertenences et appendances d'icelle adjoutés à ycelle conté, a tenir en un hommage et en parrie comme dit est, en la manière que darrenierement il nous Gst hommaige de la dite conté de Flandres et nostre dit cousin de Flandre nous a asseuré et obligié lui, ses hers et successeurs et tous les biens, terres et possesions prcsens et avenir de lui et de ses diz hers et successeurs quelque part quil soient dedans nostre reauroe, de rendre et bailler ù nous et à noz diz successeurs, roys de France, les diz chasteaux, villes, chastelleries, appertenences et appendences de Lille, de Douay, et Dorchies, ou cas que les condicions dessus dites avenroient, que Dieux ne veuille, et qu'on les rachateroit par la manière dessus dite. Et quant ù ce a soubmis soy, ses diz hers et successeurs et les diz biens et terres de lui et deux à la juridiction et contrainte de nous et de noz hers et successeurs, roys de France, et de nostre court par lesquelx ses dix hers et successeurs seront à ce contrains et non autrement, le dit rachat premièrement fait par la manière que dessus est dit, et les hers et successeurs de nostre dit cousin de Flandres aiens premièrement réaniment et de fait la possession pasible de la dite recompensation deument faite et senz fraude ;

Tomb7. 29

et par espéciai se les hers de nostre dit cousin de Flandres estoient défailians de rendre et baillier les dites villes, chasteaux, chastellerios et appertenences de Lille, de Donay, et Dorchies et des appendences quelconques que adonc nous ou noz successeurs, roys de France, pourrions, s'il noas plaisoit, saisir et arrester toutes leurs terres, biens et possessions dessus dites et contraindre les diz hers de nostre dit cousin de Flandres par toutes voies raisonnables par nostre juridiction temporelle et non autrement afin que les dites villes, chasteaux, chastelleries, appertenences et appendences dessusdites, nous fussent rendues, et ycelles rendues, nous et noz diz successeurs, roys de France, serons tennz en bonne fov de tantost oster et mettre au niant les diz

arrez et saisines et touz autres empeschemens mis aux terres, biens et possessions dessus diz senz nul contredit et par la manière et sur les condicions, réservacions, dessus déclairées, nous avons transporté et transportons en la main de nostre dit cousin de Flandre, et de ses hers et successeurs, contes et contesses de Flandres, pour les dessusdites dix mille livres de terre, les villes, chasteaux, chastelleries de Lille, de Douay et Dorchies et toutes leurs appertenences et appendences quelxconques, ainsin que ses prédécesseurs, contes de Flandres, les tenoient ou temps quelles furent transportées es mains de noz prédécesseurs, roysr de France, et ii en baillons la possession par la condicion de ces présentes et avec ce volons et consentons expressément pour nous, nos hers et successeurs, roys de France, que toutes lettres et munimens que nous avons ou povons avoir en autres par nous de nostre dit cousin de Flandres, ou de ses prédécesseurs ou dit pais de Flandres touchans en quelconque manière que se puist estre le transport fait à noz diz prédécesseurs, roys de France, par ses diz prédécesseurs, contes de Flandres, des diz chasteaux, villes, chastelleries de Lille, de Douay, et Dorchies, et des appertenences et appendences diceulx quelxconques, soient nulles et de nulle value, et dès maintenant les anuUous et cassons et volons estre de

nul effet, force el vertu sur quelconque teneur qu'elles soient faites, en tant comme elles peuent ou pourroient estre ou temps avenire, contraires ou préjudiciables aux choses dessus dites ou à aucune dicelles, et que dicelles nous ne noz diz hers successeurs ne autres pour nous ne pour noz diz bers et successeurs ne nous en puissions aidier par quelque manière que ce soit à rencontre des choses dessusdites ou aucune d'iceiies. Et parmi le bail dou transport que nous avons fait en notre dit cousin de Flandres des dites villes, chasieaux, chastelleries de Lille, de Douay, et Dorchies et des appertenences et appendences quelconques, si comme dessus est dit, et parmi aussi la possession dicelles que nous li en avons baillié et baillons par ces présentes, et ferons bailler réaniment et de fait, nous et noz dis successeurs, roys de France, et touz autres pour ce obligiez, sommes et serons quittes et paisibles envers nostre dit cousin de Flandres et ses dis hers et successeurs des dessus dites dix mille livres de terre ù nous par lui demandées comme dit est, et nen porront notre dit cousin de Flandres, ses hers et successeurs jamais faire demande ne poursuite, à nous ne à noz hers et successeurs, roys de France. Toutes lesquelz choses dessus dites et chascune d'icelles, ainsin comme dessus sont déclairées de point en point, nous pour nous et pour noz diz hers et successeurs, roys de France, avons promis et promettons en bonne foy et en léauté et parole de roy, tenir, garder et accomplir de point en point senz enfraindre, et que nous, noz diz hers et successeurs ne veinrons par nous ne par autrui en aucun temps avenir à iencontre et à ce obligons léalment et eu bonne foy nous et noz diz hers et successeurs roys de France, senz fraude non obstant que les diz chasteaux, villes, chastelleries de Lille, de Douny et Dorchies et les appertenences et appenden(*es quclxconques dicelles fussent appliquées au demaine de la coronne de France, et en et dicellui demaine aient esié et dcmouré par long temps quelconques privilèges, grâces, revocations generaix ou especials que nous ou noz

prédécesseurs avons donné ou fait, et que nous ou noz dit hers et successeurs faisons ou puissons faire au temps avenir par droit real ou autrement, des dons ou nliénacions fait ou ù faire du demaine de nostre dite coronne, quelxconques autres grâces ou dons faiz à nostre dit cousin de Flandre ou à ses diz prédécesseurs par uous ou noz diz prédécesseurs, roys de France, comme yceulz autres dons on grâces ne soient spécifiez et esclarcitz en ces présentes et queixconques constitucions, ediz, ordennences, cousiuroes, stiles ou usages de nostre court de France, ou autres choses queli* conques à ce contraires, lesquelx révocacions, constitutions, édiz, ordennance, coustumes, stiles, grâces et toutes autres choses en tant comme elles sont ou pourroient estre contraires ou préjudiciables aux choses dessus dites ou à aucune d'icelles, nous de nostre autorité et puissance rayai, cassons, rapellons et mettons du tout au niant pour noz diz hers et successeurs, et affin que ce soit ferme et estable à toujours, nous avons en tesmoing de ce, fait mettre nostre seel à ces lettres. Donné à Paris le xtv* jour du mois davril lan de gtace mil CGC soixante et nuef et de nostre règne le sisiesme.

Original, sceau do roi de France, avec contrescel, en cire verte, pendant à des lacs de soie rouge et verte. {Arch. Y p. Inr. n» 619.) F2t vidimuSy muni du sceau des échevins dT. près, le jour de S^ Luc au mois d'octobre 1372. [Arch, Yp. Inv. N» 620.1

Ordre donné par le roi de France à, ses officiers de remettre les villes de Lille, Douai et Orchies au comte de Flandre (1369J.

Charles, par la grâce de Dieu, roy de France. A tous abbés, prévos, doiens, prieus et personnes déglises et barons, lionimes de fief, chevaliers, capitaines, chastellains, gouverneurs et autres noblez, lez bailliz, maires, prevoz, justiciers, officiers, eschevins, bourgois, communez et habitans, et tous noz autres vassaux et subgés, clers et lays, des villes, chasteaux, chastelleries, baillies, appertenences et appendences quelconques de Lille, de Douay et Dorchies, et touz lez autres qui noz présentez lettres verront, salut. Comme pour satisfier nostre très chier et féal cousin, Loys, conte de Flandres, de dix milles livrées de terre à héritaige quil nous demandoit par lettrez de nostre très chier seigneur et père, que Dieux absoille, de nous, Nous, pour faire raison à nostre dit cousin de sa dite demande et nous acquitter en ce, avons donné et baillié à nostre dit très chier cousin le conte de Flandres et a ses iiers et successeurs, contes et contesses de Flandres, pour les ditez dix mille livrées de terre en héritaige perpétuel lez villes, chasteaux et chastelleries de Lille, de Douay et Dorchies avec les baillies, patronaiges, hommaiges, seignouries, noblesses, toute justice, rentes, revenues, yssues, proOSs, érao-' menz, droictures, explois, et toutes autres appertenences et appendences quelconques que ses prédécesseurs, contes de Flandres, y avoient ou temps quellez furent transportées, es mains de noz prédécesseurs, roys de France; à tenir en un hommaige avec la conté de Flandres sur certaines condtcions et forme de rachat, et réservé à nous et à noz successeurs, roys de France, les tiefz, ressort et

souveraineté des dites villes, chastenux, chastelieries de Lille, de Douay et Dorchies et de appertenances et appendences quelconques dicelles, et les drois royaulx que noz prédécesseurs, roys de France, y avoient ou temps quellez estoient es mains des contes de Flandres, prédécesseurs de nostre dit cousin, si comme en noz autres lettres sur ce faictes est plus plainement contenu. Nous, par ces présentes lettrez vous mandons, commandons et estroittement enjoingnons et à chascun de vous que tantost et senz delay à nostre dit cousin Loys, conte de Flandres, ou ù ses commis et députes, vous faites et bailliez doresenavant lez hommaiges, foiz, sermens, services, révérences, obéissances et tous autres devoirs quelconques que vous nous avez faiz, ou devez faire jusques à ores, à cause des dites villes, chasteaux, chastelieries et appertenances quelconques dicellez, et li paiez toutes lez rentes, revenues, droittures et émolumens quelconques qui y appartiennent et doivent appartenir, et que à nostre dit cousin, à ses hers et successeurs, contes et contesses de Flandres, et à ses commis, vous obéissiés doresenavant en tous cas comme à vostre droit seigneur sens moien. Mandons aussi par espécial à vous capitaines, chastellains, gouverneurs, bailliz, prévoz, receveur, et à tous autres officiers des diz lieux et des appertenances et appeadences de quelconque office, estât ou auctoritc que vous soiez, que tantost et senz delay vous vuidiez et faites vuidier voz gens de tous lez chasteaux, villes et forteresses dez dis lieux, et lez ovrez et délivrez ù nostre dit cousin ou ù ses commis, comme à droit seigneur senx moien comme dit est; et dès ores eu avant ne vous meslez de par nous de exploit de recepte ne d'office nul appertenant à voz diz offices, mais en laissiés nostre dit cousin ou ses commis ordener et faire tout en la manière (|ue bon et expédient li sambiera, comme seigneur des villez, chasteaux, chastelieries, appertenances et appendences quelconques dessus dites senz y mettre excusance ou empeschemcnt aucun ou autre mandement attendre de nous

ou (l^autre, car parmi ce nous vous quittons ci mettons hors des hommaî^es, foiz, sermens et services, ostons et délaissons de voz offices et cascun de vous et vous quittons et absolvons de tous sermens, foiz, hommaiges et promesses que faites nous avez, et es quelx vous nous povez estre tenu pour cause dicellez villes, chasteaux, chastelleries, appertenances et appendances, non obstant mandemens que de bouche, par lettres ou autrement vous aions fait ou fait faire au contraire. Donné à Paris le xxv« jour dayril lan de grâce mil ccc. soixante nuef, et de nostre règne le sizieme.

DoDoé sous le vidimus des échevins d'Ypres, le jour de St. Luc, 18 octobre 1372. {Àrch. Vp. ln*>. 22(J8;. Original sur parchemin, sceau du roi de Frauce avec contre-scel en pâte blanche, pendant à double queue de parchemin. Voir aussi N" 621, même inventaire.

Engagement pris par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, de ne Jamais disjoindre du comté de Flandre les villes de Lille, Douai et Orchies (1369).

Nous Phelippes, filz de roy de France, duc de Bourgogne, faisons savoir à tous, comme pour cert;iiaes demandes que nostre très cliier cousin le conte de Flandrez fist à monseigneur le roy de dys mille livres de terre à lui piocha deues et d'autres choses, le dit monseigneur le roy pour luy acquîter en ce, par devers nostre dit cousin et li faire raison at donné à lui, ses hoirs et successeurs, contes et contesses de Flandres, en hiretaige perpétuel lez villes, cbasteaux et chastelleniez quelconques de Lille, de Douay et Dorchies adjoustés a le conte de Flandrez, à tenir en

parrie hirelablemeiit et en une foy et hommaîge de la roronne de France par certaines condicions et fourme de rachat, si comme par lettres du dit monseigneur le roy sur ce faites, peut pins plainement apparoir. Nous ad fin que le dit pays de Flandrez ne aucun membre appartenant »(l ce ne soit deseuré pur nous ne nostre très chière cousine la ducesse de Bourgoigne, 611e de nostre dit coosio de Flandres, de la quelle mariaige est traitiés avec nous, avons

. dit, juré et créance es mains de nostre dit cousin de Flandres en la présence de plusieurs de sou conseil que nous n'avons fait ne ferons aucunes promesses ù nionseigueur le roy ne à antre de par lui de quitter on faire quitter a nostre dite cousine ne as enfans de nous et de elle, ou cas que nous Taions par mariage, présentement ne en aucun temps avenir, les ditez villes, chasteaux, chastelleries e(

* appertenauce% de Lille, de Douay et Dorchies, ne aucune partie dycelles, ne aussi le rachat et la reconipensacion des dys mille livres de terre, se la condition contenue es lettrez monseigneur le roy avenist, et aussy que nous ne les quitterons, ne ferons, ne tairons quiler ne faire à noslre dite cousine, ne as enfans de nous et de elle tant que nous viverons, promesse, obligacion ou quittance aucnue par lesquels les dites villes, c:hasteaux, chastelleries, ap- |)ertenances et appendences de Lille, de Douay et Dorchies porroient estre estraigniés ou deseurés de Indite conté de Flandres, se nest par le condicion contenue es lettres de monseigneur le roy, selle uveuist, que Dieux ne veuille, et parmi le recompensncion deuement faite avant tout oevre selon le contenue dez dites letti*ez monseigneur le roy. Et avec ce avons promis, juré et cré«incé par le mauière dessus dite que nous ne mettrons ne souffrons estre mis par nostre dite cousine, ne noz enfans, ou cas que la conté de Flandres parviegne à nous ou ù elle ou à noz enfans, aucun chastellain ou cliastel de Lille, sil nest flamens flamengans nés de Flandres et aiaut la gregueure partie de sa chevauché en ycelli, habile et souffissant ad ce. Et ainsi

le promettons à tenir et faire tenir en bonne foy tant comme nous vivrons comme dit est. En tesmoin de ce nous avons fait' mettre nostre seel à ces présentez. Donné à Gand ie xviii® jour de juing lan de grâce mil trois centz soixante et noef.

Donné sous le vidimus des échevins d*Ypre«, le jour de St. Luc, 18 octobre 1372. — {Arch. Yp. Inv. N" 622). Voir, aux mêmes archive», un autre vidimus (7 octobre 1372), muni du sceau des échevins de Bruges.

Ejctraits des registres aux sentences criminelles de la ville

dTpres (1370-1371;.

1** Cil sont poiirtreyt, jugié en amende et bannit sour le halle d'Ypre le merkedy, jour de ie XX"^ jour du moy de Novembre lan de grâce m. ccc. \\\ à xi échevins.

Jehans de le Beerst.

Nisin de Oom.

Coppin Adaem.

Canin Vander Vuulrestrate.

Jehans le Vylre, le jouene.

Hanin le Zelopere» tisserand.

Coppin Foike.

Hannin de le DoHele.

Hannia de Hcule.

Hannin Lamnierchen le jouene.

Thomas Scotaert.

Hachis de Cassele.

Martin de Cassele.

Lambert Seroot.

Hanniii le Visch.

Hannin de Meniiine.

Casin LoUn.

Pierre de Rosebeike.

Cil sont bannit à tous jours hors ie pays de Flandres sour le liart de faire et quere promeches et alloianches de meule et conspiracion contre le seigneur et le loy. Dont il forent adjourné ens à loy selon le presunipcion que eschevin y avoient et fu convaincu à loy par contumace selon le lov et costume de la ville.

xviii Décembre 1370.

â** Jehan le Meulenare Sconeliard.

Hannin de Rosebeike, f* Willem.

Jehan le Prouvera.

Nisin Lotin, f^ Braeni.

Pierre de le Borne.

Coppin de Bruges.

Cil sont bannît a tous jours hors le pays de Flandres sonr le hart de faire et quere promeches et alleanches de meute et conspiracion contre le segneur et le loy.

XXV Juin 1371.

Z** Chrtstians Tremereel.

Henri le Smit.

Leurekin Lam.

Cil furent jnsticiet de le gybet pour ce quil avoient avorc plusieurs aultres fait ordenanches et proposé et aultres requis de faire meute et conspiracion pour venir au point de jour à le marchiet et waigner le bcsant et emprisonner le loy.

XIX Novembre 1371.

4*' Lamins de Scacbterweighe.

Michiels de le Couve.

Son! josticîet du gybet, de reqiierre meute et coospiracion et promeches faire à le contraire du seigneur et de le loy.

III Décembre 1371.

!^ Willames Waute.

Franebois de Scachterweigfae.

Clays Daens.

Coppîn Daens.

Pîeres Montin dit de Rosebeke.

Winoocs Willays.

Jehans le Ingheische.

Jebans Obiin.

Moenins de Sainct Aumer.

France le Meulnare.

Clays Passin.

Michiels li Smit, tisserand.

Bauduinus Maes.

Fierin, frère Jehan Harinc, ou eussy quil soit appelez de nom et surnom.

Hannin li Kersseghietere.

Cil sont bannit à tous jours hors le pays de Flandres sur le bart de faire et queire promeches et alleancbes de meute et conspiracion contre le seigneur et le loy, dont il furent adjoumé ens à loy selonc le présumpcion que eschevïns y avoient et furent convaincu à loy par contumace selonc le loy et coustume de la ville.

Archives d'Ypre^, registre de benteaces criminelles, 1370-1371.

lu.

Lettres |iar lesquelles Louis de Maie approuve et ratifie le traité de Tournai, conclu par Philippe le Hardi avec la commune de Gtand 1 décembre 1879).

Wy LodewYc jçrave vao Vlaendren, lieiiogbe vao Bi-abaiil, grave van Nevers, van Rethcl cnde hère van Marbeline doen te weilene tallen lieden dnt als vanden ghesi^lle (*nde discoorde dat gheweist heift tiisschen ons of rené zîde ende onsen drien steiden Ghend, Brugghe ende Ypre eode den commune van onsen lande ^-an Vlaendren of ander zide bt Iraytiete van onsen lieven zone den hertoghe van Borghoingen pais aroni ghemaecl ende gheordinerd es in der manieren hier naer voigheode. Teerste dat heralîeden vergheven werde al tghond dat ghevallen es tote den daghe van heideu van dies wy of yemene diere an cleîfl onl« pait weisen moghen of zyn op tcommuoe up hare beleed of haren beleide toe behooreade metten commune ghealyerd. item dat de gœde lieden voorseid zullen l>ehoudeu ende ghebruken hai*e privelegc, costumen, usage ende vryheiden, ghelyc dat wise an hemlieden vondeu ende ghezworeu hebben. Item dat aile verbinde eode bezeghelten die ghemaect zyn in coutrarien de prevelegen ende vryheiden eist van steiden, casteirien o( neringhe zyt bi willen, constrainte of andersins van al tal zyn quite ende te nieuten ende van ghene werde ende de bezeghelte over ghegheven danen sy quamen ende te nieuten ghedaen eode specialike tverbind ende bezeghelte dat de goede lieden van der weverieu van Ghend up hem zelven ghemaect hebbeu in coutrarye hare ouder kuereu ende vryheiden te nieuten ghedaen zynde ende l)ehouden hare oude prevelegeo ende vryheiden staende ende zynde vrye lieden also wise vonden ende diêrghelike al tcommunc van Vlaendren cnde dat wy zyn een

vry beer eude onse liedeu vrye lieden. Item dat aile de ghone die gheruumt ende ghevioen zyu van liare ieghenode ute stedeii, casteirien, of waer dat sy binnen oosen lande van Vlaendren in coniraryen van de commune ende die glienieten willen wet ende vonnesse ende denquesie also soe gheordineerd es, dat die in comen suUen moghen elc in sine ieghenode omme de redene dat niemen zegghen moghe dat men bi wiilen voortgaen wille maer bi wetten ende vonnesse. Item dat aile de liaillis ende cnapen vanghers zynde ter tyd van nu verla* ten znllen zyn ende die ghenieten durven ende wiilen wet ende vonnesse bi der enqueste ende niet mesdadicli bevonden werden, sullen moghen slaen ghelic haren ghebueren ende die mesdadich bevonden werden, sullen bliven verlaten ende nemmermeer in oOScen ghestelt up dat den ghonen die over denqueste zil&en sullen redenlic dunct ende zyt wisen omme dat niemen sal moghen zegghen dat men bi wiilen voorgaen wille, maer bi wette ende vonnesse. Item dat de proost van sinte Donaes zal buten lande van Vlaendren bliven zonder enich middel ende verlatene van onsen rade ende nemmermeer tonsen rade te zine. Item dat men enqueste doen zal al Vlaendren dner van aile den ghonen die hem misdraghen hebben in contraryen den prevelegen ende vryheiden vanden commune ende die men mesdadich bevond, dat menne naer verdienten correngieren sal en dase enqueste ghedaen en cori^exie ghedaeu ende bezeten te sine bi den ghonen diere de driee steden over gheliefd te hebbene, ende daer over weisen zullen bi onsen bailliu eed derof doende ende niemen daer iu te spaernc ende waert dat in ons of in onsen bailliu ghebreck ware, dat de wet vanden drien steiden elken die zoo ghekoren liadde haren eed sal moghen slaven, omme lie enqueste ghehoudeu te sine ghelyc dat tpoinct verclaerl. Ende omme ons ende onse gocde liedeu te verwaeriie voordan, ende elken es gheordinerd dat elcs jaers ewelike (ghedaen sal weisen eene enqueste bi \\v personeu enimer de xiii eude niet min der over zynde ghekoren

ulen ghemeenen lande vao Vlaendren bi der wet vanden drieen steiden, ende de voorseide xxv personen ek jaers te veraiewene bi den weiten vanden drien sleiden die dane wesen sullen vanden welken xxv personen die vaD Ghend sullen kiesen de ix ende die van Brugghe viii eode die van Ypre de viii ende ghemelt dat enich vanden xxv personen storve dat de wet dièse gbekoren hadde» andre sullen àioghen kiesen in hare steide, aiso voorseid es omme up de ghone die hem voordan mesuseren zuilen correxie te gbesciene v^ie sy zyn naer verdienten omme de goede lieden gbemeenlike te blivene in hare prevelegen ende vryheiden ende dat aile de proffiten diere of commen, ons toebehoren sullen, behouden der steiden hare recht le hebbende der in aIso verre aist syt sculdich zyn te hebbene naer costnmen ende usagen van ouden tiden. Item dat al Vlaendren duere sal syn ghesteit nieuwe v^et na costamen, previlegen ende rechten vanden lande. Item dat men van allen de duutschen ende aile andre die ons syn commeD te dienste goede beloften ende bezeghelde brieven nemen zal dat sy nemmermeer den vlaminghen of haren goede mesdaen zuilen of laten mesdoen uit occoisen van hemlieden binnen Vlaenderen of der buten omme enich stic sprutende ute deisen ghescille ende beroerte. Wy ter eeren van Gode ende van onsen lieven zone voorseid ende omme te scuv^ene de destruxie van onsen lande ende mids ooc dat onse goede lieden ghemeenlike beloofd hebben tonswaerd te wesene ende tonsen nacommers goed ende getrauwe ende al le doene dat goede lieden syn sculdich te doene te haren gherechte vryen heere, hebben vergheven aile mesdaden aisoost voorseid os, ende aile pointen voorscre- V(Mi gliolooftl (Ml gheloven te houdonn in (1er manioren voorseid ovor ons eude onze nacommers gravon vnn Vlaendren ; hi der orcoiidscepe van deise letlreii ghesoghell met odspii zeghele. Glieghcven to Maclielinc den eerslen dach vnn DeoenilxM' int jaor m. ccc. Iseventich ende neghene.

Copie sur parchemio, écriture du temps. {Arck. rp, Int. N« 633). — Voir Kbrvtn, III. 439.

IML.

Extraits des comptes de la ville d*Ypres (1380 et 1381).

Voyage.

Ce sont les cous faits en chevauchier mess, (messagers) et en ce quy affiert pour le temps Mich. de Dickemue et Jeh. Belle furent trésoriers de le ville dTpres depuys le premier jour davril en l'an m. ccc. Ixxx,

{Commencement du compte: la date est effacée par rhumidite; avant le 15 juin, 4fmc du i' avril au i' juin ou 2* trimestre de 1380).

A Pier. de Loo de ij jours ù Cortray, de i jour à Warneston, de ii jours ù Wervicq, de iij jours à Deunzen (Deynze sur la Lys) et de ix jours et ij nuits en lost. . xix (?.

Denys del Ackere de ij jours à Cortray, item à luy de j jour et j nuyt à Cortray, item a luy de ij jours à Cortray, item à luy de j jour à Cortray, item à luy de j jour à Cortray, à luy de ij jours en lost, à luy de ij jours à Deunzen» item à luy de iiij jours en lost, item à luy de j jour à Cortrai. xvtj fi^.

A {nom illisible par Vhumidilé ainsi que les trois premières lignes de Varticle).,,. de ij jours et iiij nuyts à Rollers, de j jour et j nuit ù Rollers, de iiij jours à Cortray, item de j jour et j nuyt à Cortray, de j jour pour kars, de v jours en lost, item de iiij jours et j nuyt en lost, de ij jours à Bruges, item de j jour et j nuyt ù Bruges, xl ff.

Le Samedi xv jour de juin de vi semaines {jusguau W

juillet mif>ant).

A Fr. Belle à iij kevaux, H. Riigghinvoet, Jehan de Detinzen, Jeh. le Pelseboutere, Jeh. Bouervoet, Jake le Vroede, Pier. de Geneven, Mich. Hazebard, Hich. de Calone, Jeh. Yeaynote, et Jeh. Woonuond à cascun de iîj jours à Bruges et Nicole le Backere de ij jours à Bruges. v\ Qt. xviij s.

A Jak. Belle à iij kavals et Jeh. de Scotes .à ij kavals pour leurs despens de xiij jours en Brabant iiij" iiij iji ^. Item pour liwage de leur kavals xix 1/2 flS. monte à c Illj ff.

A Pierre de Loo de iiij jours en lost i^ Artevelde, de j jour à Bruges, item de ij jours à Bruges, ilem de j jour et j nuyt à Hoedelem. de ij jours à Novteil Dam, de iij jour ù Calays hors Flandre et xij sols de convoier, de j jour et j nuyt à Cortray, de j jour à Stadeu, pour j kar, de V jours et j auyt à Gheraordsberghe en lost, de ix jours à Termonde et en lost, de ij jours à Bruges xxxv ft. iiij s.

A Denys del Ackere de vj jours en lost. vi ff.

A H. Hoornekin de v jours ù Cortray, item à hiy de xvij jours et iiij nuyts à Cortray, pour ix Toys de ij jours à Menyn, de vj jours à Arras pour ij fois, de vj jours en lost à Artevelde, de ij jours à Bruges, de j jour et j nuyt à. Cortray, de v jours en Franche pour cause de la rente a vie lequelie on a vendu (*) et de v jours en lost a Gheraudtsberghe Ixxv ft. iiij .s.

A Jeh. Palge de j jour à Rollers, de j jour et j nuyt à Stavele, de vj jours à Artevelde en lost, de iiij jours et j nuyt à Deunzen, de iij joui's et j nuyt à Courtray, de iiij jours a Bruges et de iij jours à Gheroudtsberghe xxv (g.

A Jeh. Belle et Jeh. le Huertere de vj jours en los! à le Nnnnebussrhe enlour Garni xxwj CT.

(I) Cet article prouve qu'on a vendu des rentes à vie sur la ville pour subvenir aux frais de la guerre.

Item le semmedi xx« jour de julie de v semaines.

Au clerc de H. de Spire rowart de le ville de v jours qu'il fut envoyé en Tost à Gheroutsberghe, donné par command d'eschevîns x 9«

A Denis del Ackere de iiij jours à Bruges et vj jours en lost, par ij fois de j jour à Roedsbrugghe, de vij jours ù Bruges, par ij fois, de iij jours à Duenzen etc. xxviij ft.

A Jeh. Palge de viij jours en losl par ij fois, de vj jours et j nuyt à Poucken par iiij foys etc. xxx ft. viij s.

A Jeh. de Loo advoé, de iiij jours à Bruges, à iiij kevaulx xxiiij ft. viij s., à . j messager du roi de Franche en courtoisie viij t£. xvj s. et pour les despens en son hosteil

IIJ ff . VJ s.

It, le semmedi xx« jour de septembre de ix semaines.

Pour les despens de Mich. de Dickeniude à iiij kevaulx, Lam. de Sconevelde à iij kevaulx et Jeh. de le Mote à ij kevaulx de ix jours qu'ils furent par devers Abbeville, Doulens et Arras, avec le conseil de Mons»'' de Flandre iiij" vj ». viij s. Item pour lowage de leurs kevauls xxiiij S, vj s. Item il donnèrent au clerc dee commissaires del roy de Franche ij fr. iij fi?. XV s. monte cxiiij 8. ix s.

It. à Jeh. de le Mote en courtoysie pour son travail par command del advoe et eschevins xviij £?.

De despens fait par Jehan de Loo advoe à iiij kevauls, H. Rugghinvoet à iij kev. Nicole le Backere, Gill. de Loo, Jehan le Huertere, Jehan le Stier, Jack, le Vroede, Eloy de Dickemue, Andrieu le Medem, Jack le Scot, Jehan Boddaert et Fr. de Thoroud sergent, cascun à ij kevaux, Jeh. de Ypre et Lem. Berclau cascun à j keval et Franc. Bootsard et Lams. de Sconevelde de v jours à Bruges, ij<» viij ft. XV s. De bilechiere cortoysie à le mesine en les hosteils et autres petys cous xx {^. xiij s. de lowage de xxx kevauls

ToMS 7. 30

de vj jours et les ij kev. Lams de Sconevelde de v jours vi (T. îij s., pour iorroerie et cbe quy affiert vj ff. îij s., à Fr. de Thoroud en cortoysie xlviij s., à Fran. Boolsard en cortoysie xxiiij s. Somme iij<^ j Ë^. iiij i/â s.

A Fr. Belle à iij kev. Andrieu Paidînc, Jacob Fagheel, Jehan de Srotes, Jehan le Huertere, Jeh. le Stîer, Alard Struevin, Ph. Rev6n. Mich. Damman, Jeh. le Gavelare, Mich. Hazebut, Jeh. Binnervoet et Piètre de Geneven de vj jours à Bruges ij ^. xxxv ffi. xvj s.

A Jeh. de Loo advoé à luy iiij ft. le jour par command d*eschevins, Fr. Belle à iiij kev. Jacob Belle h iij kev. et Jeh. le Hurtere de vj jours à Bruges iiij'^ iij 8. viij s.

It. de ij scavotz lowet les ij jours pour les joustes xiij ff. v s. It. de mener malade Willekin le Barbier ou mesme voiage et moruyt xlviij s.

It à Jeh. de Loo advoé pour j laye despiches quant il fu en j voiage à Bruges xxxvj s.

h, h Semedi darrain jour de novembre de x semaines.

Des despens fais par Mich. de Dickemue à iiij kev. el Lams. de Sconevelde à iij kev. de xxxij jours quil furent par deviers Paris \y^ Ixv 9. x 1/â s. Item despens fait en le vile de S^ Denys pour cause que les gentz du roy dînèrent avec eaux par plusieurs foys xxij i/i tP, Item pour les cotts ardies (?) pour le commun pays dont il en avoyent vij pour eaux xlviij ft. Item pour les lettres empctreysdu roy au scel xv fr. valent xxviij pr. ij 1/2 s., de iij vidimns du Chastelet i fr. vaut xxvij 1/2 s. Item as messagers du roi en courtoysie 1 fr. vaut xxxvij 1/2 s. It. à un messager envoyet de Paris à Ypres 1 fr. vaut xxxvij 1/2 s. Item à j keu. en courtoysie xliij s. It. donné as Ghiselen et pauperames en amone iij fr. valent v ft. Item pour lowage de leurs vij kavalz de xxxij jours Ixvij r . iiij s. monte iiij ^. xliiij 8. xvj s.

It. le Semmedi le premier jour de février de ix semaines,

It. de despens fait par Andr. Palding advoé à iiij kev. Jeli. de Loo à Hj kev, Henr. Foikier à ij kev. André le Medem à ij kev. Jakem. de Dickemue à iij kev. Jeh. le Huertere à ij kev. Fr. de Thoroud sergent à ij kev. et Denys del Ackere à i kev. de v jours à Bruges clxxv |?. XV s. It. de lowage de xx leurs kevaux de v jours xxx ff . It. à Jehan le Huertere de j kev. lowet à Bruges pour cause que j son kev. fu mésange (blessé) xij s. — As buisier Monsg' de Flandre en cortoysie vi fr. xi ft. v s. — As fauconlers Honsg' de Flandre en cortoysie Iij s. It. as vall. de séjour Mons. de Flandre en cortoysie xlviij s. It. au page Mons. de Flandre en cortoysie xx s. It. au portier Mons. de Flandre en cortoysie xxiiijs. It. au roy des ribautz en la court, en cortoysie xx s. It. donné pour le conduit de le foire d'Ypre vj 9. — It. as vallets de lécurie de Mons. de Flandre xij s. somme ij ^. xxxij ft. viij s.

Item de j livre de tragie (dragées) al advoe en le voiage cxvj s.

liem le dainrain jour de Mariz de viij semaines et ij jours.

A Jakem. Belle et Jackem. de Dickemude cascun à iij kev. pour les despens deaux de xviij jours en Brabant cxxxvj K, It. pour lowage de leur kev. xxxiv ft. viij s. It. de conduchiet xl s. It. donné as messagiers Mons. le duc de Brabant xl s. — It. à Jack, de Dickemude damendement de i son keval raesangiet au mesme voiage et de tenir i moys et pour estouffe pour vrarir xviij W> — ciiij ^^ x Wviij s.

It. de i vallet envoyet del Escluze pour cause de dunrebussen (canons) iij ff.

Diversche perchelen.

Dit es tghoond dat Franchoys van Jongy ende Mich. De de Wulf als trésoriers van der stede van Ypre ebben betaeld

teu verscbeiden stODden ende diversche sedert aller S^ daghe int jaer m. ccc. ende tachtentich tote den cerste daghe van aprille naest volgbende.

Alvoren xl serganten ten poorten als theere cam van voor Gend, van den porters, iiij neringhen ende ghemeene neringhen, van den welcken iiij cons. de ij cons. viij s^ sdaeghs ende elc van de serganten vj s' sdaeghs van iiij daghen

xlix ft. xij s.

Messagers te parde int hoof van minen beere van Viaenderen over hare medewyntere {chiffre effacé^

Item den valkeniers int hoof van den selven ( » )

Item den cnapen van den sejoure van den selven ( » )

Item den messagiers te voet int hof van den selven. xlviij s.

Den dnerewarders van minen heere van den selven.

xiij ^, iiij s.

Den rode caproenen volgbende den roward iiij^^ xiij daghen elcken ij s^ sdaeghs bi bevel van voocbt ende soepenen Iv 0. xvj s.

Omme de costen in de herberghe van H. Joos van Halewine, minen heere de borchgrave van Yper, h' Jban van Moorseleide ende b' Van Spieren commissarisen als omme de wet te vermaken cxxxvj 0. v s.

Item verterd op scepene camere als die wet vermact was, omme wyn, brood, spiseende ij pond tragie xiij W^ xix i/2 s.

Van j stope wyns ghedronken omme assay omme te presentere de heeren. vij s.

Guill. Baeyer (?) ygheiven bi bevelen van.... (parlie déchirée) ende gbedeputeirde ten rade van sceipene omme dier reidene dat hie vriend soude zyn der steide int bebouden van haren privilegien xij^ 6(.

Jban van Dixmude van dat bi leinde ten ydelvene van den niewen veslen, binnen der voogbdie van Jban de Stier, int jaer verleiden; ghegheven bi den beveilne van vooghd ende scepenen xxxvj ff.

De trompers die (eipçhen ghinghen there dat van Brugge cam, ygheven \xiiij s.

Verteerd int huus van Lauwers den Bruil bi den vooghd, sceipenen ende andere in vij maeltiden ende avond niaeltiden als there incooimen wus van Brugge, te brode iiij K, iij s., te wine xl 6^., xj s. iiij d., te garnache ende malvoseye xvîij s., te aringhe iiij ^. i\ s., te zeevische xxiiij W» iij s., te sooucke ende paeldinghen x fi^. viij s., te walspecken, willoes ende spieringhen iij K, ix s., te frute iiij ft. ij s., te kerfe, peitersine, potten, pannen xxiij s., te meide xv s., j keucht (?) xij s., van meiké, sukre, sanse, soffraen, specie viij 0^. xviij Sm ter kueken, potage, sont, mesnieden, bout etc. viij fi^. X s. somme cxij f^. iij s. iiij d.

On paie aux roode caproenen:

i* Au chef hoofdman 40 f?. 16 s. en à compte sur sa solde.

i° Au!^constables et rouges chaperons 88 ff*. 2 1/2 s.

5<' Aux mêmes 103 fi?. 16 s.

4^ Aux mêmes 9i ffi. 3 s.

S® Aux mêmes 87 ff . 9 s.

6" Aux mêmes 75 9« 15 s.

7^ Aux mêmes 91 ft. 11 s.

8"* Aux mêmes. 95 f?. 19 s.

9* Aux mêmes 62 tt. 17 s.

Vient enfin à la suite:

Van iij™ c xlj yseren omme voelboghe yscot te v ff , viij s. de duusl, xvj 1t. xix s. ij d. — Van iij " vj <= xliij yseren, omme handboghe yscot te iij ft. xij s. de duust, xiij ^. ij s. — Van iiijc Ix caudetrapen xlviij s.; monte xxxij ffi. ix s. ij d.

Van v hellen lynwaets omme pingoenen ten scolers xx s., van xxxij hellen iyuv^aets omme pingoenen ende aandeelederen ten besante, de xix ellen te iiij s. d'elne ende de xiij hellen te iiij 1/2 s., vj œ. xiiij s. vj d. — Somme vij |g. xiiij 1/2 s.

Jos. van Jongeville van iiij^* iij ponden donderbus poeder xxij s. tpond iiij^* xj (j^. vj s. van clenen costen oinc zaken xxxij s.

Van ooen peerde schmit omme tangen, vao iij zaken colen len dunderbussen xxvij s., van yserinnen plaelcn xiiij s., van xviij dousinnen peisen iij fg, xij s., van xij loketten xlviij s., xij blazcbalghen xlij s., iij hamers xj s., van xviij diervelart (?) xl s., van xij paletten xJiij s., van xiiij scbachten te vij s. tstic iiij ff . xviiij s., van pannepertchen xlv i/i s., van fringhe ende baniereu te navne xxv s., van makene bezadsen ende andcleederen xl s. somme: xxv n . v i/'i s.

Ygheven Nicolas den Bere, Hich. de Smid, Jacob de Vos, ende Bartelmeus Diman in de uame van de gboneu die leenden int jaer verleiden (1379) omme cause van de Bellevaerd de welcke waeren beset op de ij d. up elken stoop wps de welcke gliegbement waren der gliemeener poort, ende mids diesen zyn zy vul betaeld dien leenden omme cause der Bellevaerd voorseid, vîj<^ iiij»* j ffi. viij s. xj d.

(Suit un article dans le m<}me genre pour une expédition à Audenarde, montant: v^ iiij" xiiij ff. xvs. i d. — Un autre de m4me espèce pour une ex()édilion & Cassel, montant: xiijc xliiij ^ . ix s. iiij d. — Enfin un dernier article paye à divers une somme de 949 ,i . t4 s.8 d. en acompte d^uue somme de 3360 livres prêtée au profit de la ville et garantie sur le m(^me impôt de ij d. par stoop de vin).

Arch, Yp. — Compte.^, 1380-1381.)

Conditions imposées par Louis de Maie aux Tprois, après

la prise de leur ville en 1380.

Wy Lodewyc, grave van Vlaendreu, hertoghe van Brabant, grave vun Nevers, van Rethel ende heer van Machline doen te wetene allen lieden dat dit is onsc zegglien ende ordeoance up tovergheven ende bliven, dat die van Ypre tonswaert daden

in presentien van onsen goeden lieden van Brugghe, vanden Vryen ende van onsen ghemeenen lande die bi ons waren doe wy quamen van Dixmude voor Ypre, ende onse stede van Ypre te ghenaden ontBnghen alsoot claerliker blyct bi den lettren van onser stede van Ypre, daerof de teneur hiernaer volcht van woorde te woorde : ■ Wy vooghd, scepenen, raed ende al tghemeene vandcr stede van Ypre, doen te wetene aiien lieden dat als de goede lieden ghemeenlike van der stede van Ypre, metomoedicheil te ghenaden quamen onsen gheduchten hère ende prinche myn heere van Vlaenderen ende ons ende de stede van Ypre hein overghaven doe hi quam van Dixmude voor Ypre ende hem doe gheliefde de stede ende de goede lieden van Ypre te ghenaden tontfane voor oghen wesende de goede lieden vander stede van Brugghe, van den lande vanden Vryen ende andre van zinen ghemeenen lande doe bi hem wesende mids den welken de stede van Ypre ende de goede lieden ghemeenlike besceremt waren ende vorhoed bi hem van met aile ghedestrueert te wesene dies hem God loven moete, Wy begherende te ziere vrienscepe te commene also goede lieden ende onderzaten die hem mesdadich kennen sculdich zyn te doene raed ende avys derup ghehad metten goeden lieden ghemeenlike van der stede van Ypre derup vergadert, hebben over ons, onse hoir ende naercommers ghelooft ende gheloven bi desen lettren te houdene ende te vulcommene voordane teeweliken daghen al tgoend dat onsen gheduchten hère voorseid ghelieft heift derof tordeneerne up onse overgheven ende bliven vorseid ende daerin verbinden wy ons, onse hoir ende naercommers ofghaende van allen bescudde dat wy derieghen zouken zouden moghen, ende om dat wy begheren ende onse meenen es dat aile de vorseide dinghen bliven goed vast ende gestade teeweliken daghen, so hebben wy dese lettren beseghelt metten grooten zeghele van der stede. Ghegheven den achtiensten dach van laumaend int jaer ons heren m. ccc. ende tachtentich. » Teerst om dat die van Ypre ons over brochten up tiden verleden zeker previlegen als van onse wct van Ypre te vermakene, ende die in presentien van onsen

aiidren steden, Ghend ende Brugghc ende van onsen laade vaa den Vryen ghecasseert ende te nieuten. ghedaen waren, bi groten avy$<> ende deliberaliea derup ghehad om de groote onruste die dickent deromme geschiede binder stede, so zegghen wy ende ordeneren dat wy onse hoir ende naercommers, graven ende gravinnen van Vlaendren voordane teewe- Uken daghen de wct van Ypre veroaaken zullen. Ueio om dat bi ghemeenen rechte niemene assyse noch zettinghe mach doen gbaen bin onsen lande van Vlaendren, ten zy bi onsen consente alser onsen rechte ende berlicheyt toebelioort, so wysen wy dat die van Ypre voordane gheene assise zullen moglien doen ghaen, zonder consent van ons, of van onsen naercommers vorseid. Item dat aile mordadighe Faite die sculdich zyn berecbt te wesene bi scepene van Ypre, berecht zullen wesen naer costuraen ende usaigen van ouden tiden ende naer rechte zonder enighe nieuwe te zoukene die wesen moghen in frauden van ons of van partien. Item dat wy aile bailinglie van morden zullen moghen wedergheven onse land ende stede van Ypre als zy pais hebben iegben partien bebouden dien dat zulke ballinghe wetteloos bliven zullen, ende aldus waest gheordeneerl ende gheaccordeert up tiden verleden tusschen ons ende onse stede van Ypre. Item dat wy trait van Willem Bellekine met datter ancleift, dwelk ons ontleet was up tiden verleden bi den nieuwen costumen ende eneghen cautelen die derup vondeu waren, zo dat ons noch partien noyt betringhe derof gheschîen niochte, tonswaert nemen, om derof te ordeneeme in tiden ende in wilen als ons goed zul dinken. Item dat onse stede van Ypre ons gheven zal over onse costen ende in recbter betringhen van haren mcsdaden, daerof wy se te ghenadon ontfaen hebljen, aiso voorseyd os, do somme van vîchtich duust pouden parisis vlnemsche munto, ende mits doson gheven wy weder onser stode van Ypre previlogen ende vrylieden onde bare goede oude costumen ende usagen, niet contrarie wesende onsen presenten zegghenc ende ordenanco; want onse meenen es dat ghebouden ende vulcommen zal zyn aIso vorscreven es.

eiide zo wannecr die van Ypre onse présente letleren ootTaen zullen bebben ende bdooft met haren beseghelte ons over-» ghevende die te houdene ende te vulcommene alser behoort, so zulien wy de ghisele van Ypre doen ontsiaen ende teiivreren elken staende aiso he sculdich es te stane. Ende ware hierin enegbe donkerbeit, daerof behouden wy de verclaersinghe ende kennesse tonswaert, tonsen boire ende naercommers vorseid; hierover waren van onsen rade Wouter van Edinghe, onse neve, de proost van Brugghe, M'' Roeger van Ghisteie, de bere van Poake, de borebgraeve van Yppre, de deken van Zinte Donaes van Bruggbe, M'' Gossin de Wilde, onse souverain baillia van Vlaendren, meester Pieter van der Zipen, Heinric Lippin, on$e ontfangbere van Vlaenderen ende van onsen lieden van Bruggbe, ende van den Vryen. Dit was ghedaen te Bruggbe den negbene ende twinticbsten dach van December int jaer ons beren dusenticb drie bondert ende tacbteuticb.

{Sur le pli:) Bi minen bere in sinen raed boven gbenoemt.

(Signé:) Josse.

Original, muni du petit sceau du comte en cire jaune pendant à double queue de parchemin. {Arch. Tp. Inv. N« 636.) '

Page 1