TOME SEPTIÈME DES
./Lvant-I^ropos i.
ILiOuis de Ne\^ei*s, comte de Fla^ndre*
NiiGociATiONS. — Mariage. 1309-13:20 1.
Après Tapprobation forcée du traité d'Athies, la Flandre se relève (1). — Nouvelle politique (dite matrimoniale) de la France ; le jeune Louis de Nevers est élevé ù la cour de France (2). — Philippe le Bel ménage les communes de Flandre (3). — Robert de Béthune, trompé, cède les villes de la Flandre gallicante au roi de France; irritation des flamands (4). — Colères séniles du comte Robert, négociations nouvelles, préparatifs de guerre, mort de Philippe le Bel (5). — Louis le Hutin^ son successeur, envahit la Flandre; il fuit et meurt après le désastre de Bondues (6). — Philippe V le Long^ régent, songe à unir sa fllle à Louis de Nevers (7). — Négociations de 1316, le testament de Robert de Béthune, fait en 1315, est confirmé par un traité; dispositions de cet acte (8). — Autres négociations matrimoniales, sans résultats (11). — Philippe le Long^ roi de France (12). — Nouvelle guerre, prise des châteaux de Cour-
Irai et de Cassel par les flamands, dévastation du pays de Cassel, médiation du pape. (13). — Intervention du roi d'Angleterre; la Flandre épuisée accepte la paix (14). — Détresse du comte Robert; les échevins d'Ypres lui font des prêts et des dons (15). — Le comte est mandé et se rend à Paris (16).
— Il refose de signer le nouveau traité, s'enfuit, est ramené à Paris (il). — Forcé et contraint, il signe le traité et et consent au mariage de son petit fils avec la fille de Philippe le Long (18). — Ce mariage est célébré à Paris (19).
— Dot de la jeune épouse, payée par la Flandre (iO).
AvÈlfEMENT DE LoUIS DE NbVBRS. 1325 21
Mort du roi, de Robert de Béthune et de son fils aîné, Louis, comte de Réthel ; Robert de Béthune est provisoinement enterré dans le chœur de Téglise de S^ llartin, à Ypres (21). — La validité du testament de Robert de Béthune est contestée (22). — Le jeune Louis de Nevers, durement traité par le nouveau roi, comme par ses prédécesseurs, s'enfuit en Flandre (23). — Il se réfugie à Ypres, prend, malgré la défense du roi, le titre de comte; il accorde divers privilèges aux yprois (24). — Les bonnes villes et des nobles seigneurs le soutiennent (25). — Il refuse de retourner en France, on Ty ramène, il est mis en prison (26).
— Un arrêt du parlement adjuge le comté de Flandre :^ Louis de Nevers; il en reçoit Tinvestiture et jure d'observer les traités imposés à la Flandre (27). — 11 est reçu avec joie dans le comté, avec enthousiasme à Ypres (28).
— Son entrée solennelle en cette ville, son portrait et celui de la comtesse; nobles et l)ourgeois se réunissent à Ypres (29).
— Les fêtes durent cinq jours, mesures prises par les échevins (31). — Présents (32). — Louis de Nevers fit-il alors sa joyeuse entrée à Ypres? (33). — Il se réconcilie avec sa jeune comtesse (34). — Naissance de Louis de Maie; la comtesse vient pour la première fois à Ypres, en 1329; fêtes et présents (35).
Le nouveau seigneur subit bientôt riufluence de la politique française (36). — Il amoindrit Tindépendance et la souveraineté judiciaire des lois de plusieurs communes, généralités et de d'assemblée de Flandre * (37). — L'échevinage d'Ypres cessa-t-il alors d'être une «justice souveraine B? (40). — La grande charte électorale de 1209 Tut-elle con6squée? (41). — Ces confiscations ne sont pas maintenues (44). — Jacques Van Artevelde est nommé Ruwaert^ il est massacré (45). — Sa popularité (46). — Consternation et craintes des Flamands, colère du roi d'Angleterre (47). — Députation envoyée à Westminster (48). — Excuses et explications, projet de mariage entre Louis de Maie et la fille du roi d'Angleterre (49). — L'alliance anglaise est maintenue; Louis de Nevers, rentré en Flandre, se fortifie à Termonde (50). — Les métiers d'Ypres et de Bruges assiègent cette ville, le comte fuit en France, Termonde se rend (51). — Conditions de la capitulation (52). — Louis de Nevers est tué à Crécy (53).
I^ouis de TMiole»
Son AVÈNEMENT. 1346 54.
Portrait de Louis de Haie (54). — État matériel et politique de la ville d'Ypres, en 1326 (56). — Avènement de Louis de Haie (58). — Défiances des communes et garanties qu'elles exigent pour le maintien de leurs privilèges ; conférences à Halluin (59). — Premiers serments prêtés par le jeune 'prince (60). — H refuse de « pactiser » avec le roi d'Angleterre (61). — Hostilités et siège de Calais, Edouard III à Ypres (62).
Joyeuse entrée de Louis de Hale a Ypres. 1346 . . 62.
Le nouveau seigneur passe la Lys; sa popularité; les échevins d'Ypres envoyent une députation à sa rencontre
ToMB 7. 32
(63). — Son entrée à Ypres, décorations des rues (6^. — Serments de joyeuse entrée (65). — Fêtes publiques, tournoi, présents (66). — Espérances bientôt déçues (67).
« Prison courtoise • ; ruses et fuite de Louis de Malb. 1547 68-
Les communes se défient de leur jeune comte» leurs motifs de défiance; Talliance anglaise menacée et projets de mariage (69). — Louis de Maie est retenu à Gand en < prison courtoise • (71). — Son astuce: il déclare consentir à épouser une princesse anglaise (72). — Entrevue de Bergues, fiançailles (73). — Joie des flamands, situation diflicile du comte (74). — Il s'enfuit de la Flandre, colère du roi d'Angleterre et des flamands (7S).
Guerres, victoires, déceptions des Yprois. 1347-1348. 76.
Nouvelle waepenynghe en Flandre ; Edouard III est reconna comme seigneur du comté (76). — Les flamands sont excommuniés (77). — Attitude patriotique du clergé inférieur (78). — Guerre dans le WesUand, négociations stériles (79). — Siège de Cassel, dévastation du Westland (80). — Promesses des yprois à Steenbrugghe (81). — Les français sont mis en fuite ù Cassel; mariage de Louis de Maie et de Marguerite de Brabant (82). — Nouvelles hostilités : le roi de France se retire, TArtois est dévasté par les flamands; médiation du pape (83). — Armistice, manœuvres astucieuses des français, nouvelle guerre (84). — Défection du roi d'Angleterre, déception des communes flamandes (85).
Situation niFFiciLE. Paix de Dunkerque. 1348 . • . 86.
Double et déloyale attaque de la Flandre par Louis de Maie (86). — Promesses fallacieuses (87). — Défection de diverses villes (88). — La paix est conclue entre Edouard III et Louis de Maie; conditions (89). — Ypres et Gand refusent de se soumettre (90). — Ces deux villes sont assiégées (91).
— Elles sont forcées de faire la paix (92). — Les plébéiens yprois interviennent dans les négociations (93). — Paix de Diinkerque, conditions de cette paix (95).
Nouvelles agitations et révoltes à Gand, puis à Ypres (96).
— Mesures prises par le comte pour maintenir l'ordre (97).
— La commune d'Ypres accorde à Louis de Maie deux mille écus d'or, comme contribution de guerre ou comme don volontaire (99). — Elle jure solennellement d'observer le traité conclu entre Edouard III et Louis de Maie (100). — La peste et la famine ù Ypres (101). — Excommunications (i02). — Situation matérielle et politique de la commune dTpres au milieu du \l\^ siècle (103). — Sa population, et sa draperie (104). — Son énergie politique, incident qui en témoigne (105).
Rivalités et négocutions entre l'Angleterre et la France. — Leur influence sur les affaires de la Flandre. 1351- 1387 109.
Considérations générales (109). — Edouard III ouvre des Dégociations avec les flamands, et demande pour son fils la main de Marguerite de Maie (112). — Politique ù t double face» du comte Louis; le mariage est ajourné (113). — Louis de Maie trahit ses serments; nombreuses exécutions à Bruges; la charte de 1309 est violée à Ypres (114). — Troubles en cette ville (115). — Inertie des bourgeois et ses causes; anecdote légendaire (116). — Négociations diverses (117). — Union de Marguerite de Maie et du petit duc Philippe de Bourgogne (118). — Nouvelle guerre entre la France et l'Angleterre; les yprois à la bataille de Scheut (119).
Causes de nouvelles agitations a Ypres. — Relations entre les communes françaises et les communes flamandes. 1358- 1359 120.
Louis de Maie intervient dans la nomination des éclievins
dTpres (120). — Conséquences de cette violation des privilèges de la commune (i21). — L'esprit communal se réveille en Flandre comme en France; situation de ce royaume (f â2).
— Influence du mouvement communal en Flandre sur cette situation (134). — Etienne Marcel, prévôt des marchands de Paris, ses l'elations avec les villes de la Flandre (lâ6). — Une lettre (inédite) de Marcel adressée aux communes de Flandre (127). — Nouvelles lettres de Marcel (429). — Agitations populaires ù Ypres (131). — Causes de ces agitations, puis de la grande émeute de 1339. (132). — Nouvelles violations des keures politiques des métiers (153). — La révolte de 1359 à 1361 est peu connue; son importance historique (133).
La grandk révolte de 1339 ù 1361 128.
Ce drame populaire eut trois actes (138). — Noms des échevins de 1337 et 1338 (139). — Premières agitations, Louis de Maie se rend a Ypres avec sa fille Marguerite (141).
— Il reçoit lesémeutiers et leur fait des concessions (142).
— Les portes de la ville sont brisées ; élections de nouveaux chefs des métiers (143). — Premiers troubles, le comte et sa fille sont obligés de fuir (144). — Nouvelle émeute, la chambre des échevins est envahie et le Beffroi est an pouvoir des révoltés (143). — Les métiers se mettent en waepenyngke (146). — Ils arrêtent des magistrats (147). — Après avoir reçu des renforts de Courtrai, ils mettent leurs prisonniers à rançon (148). — Puis en massacrent plusieurs (ISO). — Nouvelles exactions et massacres (151). — Un nouveau bailli du comte est envoyé à Ypres; mesures qu'il prend (152). — Il est chassé de la ville par les émeutiers qui restent, peu* dant dix-huit mois, maîtres de la commune (132). — Jean le Prinsenare, nouveau bailli, arrive à Ypres (154). — Il est arrêté, torturé et cruellement massacré par les révoltés, malgré les efforts du comte et des villes de Gand et de Bruges (134). — Prise d' Ypres par les hommes du comte.