‹ Ystrophie Congénitale multipleChapitre 21 sur 34 · Scuwarrz, Mouveau dicl. de méd, et de chirurgie · texte numérisé non relu

Scuwarrz, Mouveau dicl. de méd, et de chirurgie

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Hernies musculaires.

C’estau mémoire de M. Farabeuf, en 1881, que l’on doit la connaissance exacte de cette question.

Jusque-là, malgré les travaux anciens de Dupuy ten en 1829, de Richet en 1855, de Mourlon en 1861, on confondait généralement les no musculaires vraies et les pseudo-hernies dues à une rupture musculaire.

Voici les signes qu'indiqua M. Farabeuf, comme distinctifs d’une hernie musculaire vraie :

1° La tumeur est au maximum quand le musele est au repos et que ses points d’attache opposés sont les plus rapprochés possible.

2° Elle disparait quand le muscle est allongé mécaniquement.

3° Elle disparaît quand on s'oppose à la contraction active du muscle. |

4° Elle diminue et durcit, quand le muscle se contracte librement pour rapprocher ses extrémités.

Malgré la précision de ces symptômes, la distinction entre les myocèles vraies et les fausses paraît encore entachée d’imprécision. Jeannel (1) a défini la hernie

vraie «une portion de muscle intaét, c’est-à-dire non

rompu, engagé à travers une boutonnière accidentelle

de dimension variable.» La pseudo-hernie au contraire, est constituée par un muscle rompu partiellement ou

totalement.

Jeaxxez, Encyclopédie de Chirurgie. Art. Museles.

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Les différents auteurs (1) qui se sont occupés de cette question sont d'accord là-dessus, mais des divergences se montrent quand il s’agit d'interpréter les observations. C’est ainsi que, dans un récent travail e’itique, un médecin militaire, M. Cahier (2), fait remarquer que de nombreux cas considérés par les uns comme des types de hernies vraies représentent pour d’autres des exemples de pseudo-hernies.

Les chirurgiens, généralement, considèrent comme très rare la hernie musculaire vraie, s'appuyant sur ce fait que tous les jours ils font des ouvertures aux aponévroses, sans jamais noter de myocèle. Dans la plupart des cas, il s'agirait de pseudo-myocèle, conséquence d’un traumatisme plus ou moins éloigné, ayant engendré une lésion musculaire en même temps qu'une déchirure aponévrotique.

Cependant, on connaît des cas de myocèle vraie, consécutive à une plaie opératoire. Dans une observation de M. Delorme (3), elle se produisit dès que l’aponévrose fut sectionnée, le muscle lui-même restant absolument intact:

De plus, un traumatisme, ainsi qu'il résulte des expériences cadavériques de M. Morestin (4), peut très bien rompre une aponévrose, sans altérer le corps

charnu sous-jacent.

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