Les tribunaux
3. Les six derniers archontes présidaient les tribunaux civils, sous le nom de Thesmothètes.
4. Magistrats qui instruisaient les affaires criminelles et qui veillaient à la garde des condamnés. Socrate, en prison depuis son jugement jusqu’au jour où il but la ciguë, resta sous la surveillance des Onze.
5. Amphithéâtre construit par Périclès. On y donnait des con-
cours de musique : de là le nom Odéon, a lieu où l’on chante. • On y faisait aussi les distributions de farine au peuple; et la présence de juges était sans doute nécessaire pour mettre fin aux contestations qui s’élevaient. «
géant à peine, comme les chrysalides dans leurs alvéoles Notre industrie fournit abondamment à tous les besoins de la vie : nous piquons tout le monde, et cela nous fait vivre. Nous avons aussi parmi nous des frôlons paresseux, dépourvus de cette arme, et qui, sans partager nos labeurs, en dévorent les fruits. Certes, il est dur devoir piller notre richesse par ceux qui n’attrapent jamais d’ampoules à manier la lance ou la rame pour la défense du pays! Mon avis est qu'à l’avenir quiconque n’aura pas d’aiguillon ne touche point le triobole. »
J’ai voulu rapprocher de l’exposition de la pièce ce morceau qui se trouve vers le deuxième tiers, afin de mettre tout d’abord en lumière l’idée-mère de la comédie, les guêpes dans leur double aspect.
Philocléon, hélé par ses collègues, paraît à la fenêtre et leur apprend qu’il est retenu prisonnier. Dans son désespoir, il prie Jupiter de le changer « en comptoir aux suffrages! »
LE CHŒUR
Mais qui te retient et t’enferme? Dis; tu parles à des amis.
PHILOCLÉON
C’est mon fils, pas de cris! Il est là-devant, qui dort : baissez la voix.
Mon pauvre ami ! Et quelles sont ses raisons? où veut-il en venir par cette conduite?
1. * Ceci regarde les magistrats préposés à l’entretien des murs. Du reste, cet office n’était pas une magistrature proprement dite, mais seulement une commission temporaire, selon les besoins. C'est ainsi que Démosthènes fut élu par la tribu Pandionide; ce qui nous a valu les deux célébrés discours de Démosthènes et d’Eschine pour et contre Ctésiphon. »
Artaüd. '
ÉTUDES
PHILOCLÉON
Il ne veut plus, citoyens, que je juge, ni que je condamne personne ! Il prétend que jë fasse bonne chère, et moi je ne veux point 1 !
Le chœur des Guêpes le console et l’encourage à s’évader. Philocléon se met à ronger le filet. Voilà qui est fait! Il ne s’agit plus que de descendre par une corde. — Mais, si ses gardiens allaient s’en apercevoir, retirer la corde et le repêcher!
— « Ne crains rien , nous nous pendrons tous après toi pour te retenir ! — Je me fie à vous, je me hasarde; s’il m’arrive malheur, emportez mon corps, baignez-le de vos larmes, et enterrez-le sous le tribunal! »
Tout cela n’est-il pas joli, bien mené et bien soutenu? et d'une mise en scène très-amusante, et d’une verve intarissable ?
Philocléon descend donc par la corde; mais, lorsqu’il est à mi-chemin, voilà que Bdélycléon se réveille et appelle les deux esclaves, qui, par les fenêtres du rez-dechaussée, piquent avec leurs broches ce vieillard cerfvolant, pour le forcer de remonter.
Les Guêpes , selon leur promesse , s’élancent au secours de Philocléon : avec un bourdonnement terrible, elles dardent leurs aiguillons, fondent sur Bdélycléon et sur les deux esclaves, leur piquent le visage, les
1. Racine semble s’être rappelé ces vers d'Aristophane dans le trait suivant du dialogue de Chicaneau avec la comtesse de Pimbesche :