La pauvreté, féconde en hommes
Lucain.
ÉTUDES
Le poëte fait raconter par l’esclave Carion à Myrrhine, femme de Chrémyle, comment Plutus a recouvré la vue, et saisit cette occasion de montrer au doigt les fraudes des prêtres avides, le charlatanisme des médecins. Myrrhine répond à ces révélations de Carion, en bonne dévote un peu scandalisée.
Plutus guéri revient avec Chrémyle, et l’enrichit de tous les biens. Chrémyle aussitôt se voit obsédé des innombrables courtisans de toute fortune nouvelle 1 . Il a peine à se dégager de cet encombrement d’amis. « Allez vous faire pendre ! Ah ! que d’amis se montrent tout à coup, quand on est heureux! Ils me percent de leurs coudes, ils me meurtrissent les jambes, pour me témoigner leur tendresse ! »
La dernière partie de la pièce nous présente le contraste assez plaisant (c’est un des procédés d’Aristophane) de fripons subitement ruinés et d’honnêtes gens subitement enrichis par la guérison de Plutus : une révolution sociale sous forme comique.
UN SYCOPHANTE
Ah! quel coup! je suis ruiné parce misérable Plutus ! II. faut le rendre aveugle de nouveau, s’il y a encore une justice ! »