OBSERVATIONS
En suivant par la pensée les opérations d’extraction des quatre qualités d’huile dont il vient d’être parlé, on remarque que plus elles s’éloignent de la première, plus elles sont élaborées pour être extraites, et qu’en même temps elles sont plus impropres à l’horlogerie.
Dans toutes les manipulations qui ont lieu, on voit figurer comme agents principaux l’eau et la chaleur, et l'on remarque que le temps pendant lequel l’huile est en contact avec ces agents, est de plus en plus grand. Pour nous, il est bien constant que l’huile de rescenee, la plus mauvaise de toutes, serait aussi bonne que la première si elle était extraite immédiatement après le pressurage, par une opération purement mécanique exécutée avec rapidité. Des expériences de laboratoire ne nous laissent aucun doute à cet égard, mais les moyens d’agir, dans la grande exploitation, manqueront probablement encore longtemps.
Nous avons montré plus haut que la grande exploitation ne pouvait fournir une huile propre à l’horlogerie, en raison des fruits verts et de ceux qui sont avariés après leur maturité ; c’est là une première et très-grande cause qui s’oppose à la qualité quelle doit avoir. On peut remarquer, par ce qui vient d’être dit, que l’huile d'infer est identiquement la même que la seconde, dont elle ne diffère que par un long séjour en contact avec l’air et l’eau; qu’elle est de beaucoup inférieure à la seconde ; que l’huile de rescenee, qui reste plus longtemps encore en contact avec l’air et différents corps, est plus mauvaise. Il faut en conclure, nécessairement, que ce sont toutes ces manipulations de la grande exploitation qui vicient l’huile.
Ce sont ces observations qui m’ont guidé pour opérer l'extraction de mes huiles dans des conditions bien différentes de celles de la grande exploitation, et obtenir ainsi un produit qui se prête, plus tard, aux opérations ultérieures auxquelles je le soumets pour obtenir une huile très-propre à l’horlogerie et rendre tout le service qu’on peut en attendre.
iii CONSIDÉRATIONS PRATIQUES
En effet, lorsqu’une huile se conserve assez fluide pendant trois ans et plus, pour n’être point un obstacle à la marche de la montre, il n’y a pas lieu de s’en plaindre.
Dans les pendules qui ne sont pas exposées aux mêmes changements de température et autres inconvénients, l’huile se conserve mieux, toutes choses égales d’ailleurs.